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Full text of "Histoire naturelle des perroquets /par Franc?ois Levaillant ; [planches grave?es par Barraband et imprime?es en coul. sous la direction de Bouquet]."

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HISTOIRE NATURELLE 
DES 


PERROQUETS. 


Les figures de cet ouvrage ont été dessinées d’apres nature, gravées 
et imprimées en couleur sous la direction de Bouquet, Professeur 


de dessin au Prytanée de Paris. 


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HISTOIRE NATURELLE 


DES PERROQUETS, 


PAR 


FRANCOIS LEVAILLANT. 


TOME SECOND. 


A PARIS, 
Cuzz LEVRAULT, SCHOELL ET C^, rue DE SEINE S. G. 


STRASBOURG, DE L’IMPRIMERIE DE LEVRAULT. 


"aN XIII (1805). 


HISTOIRE NATURELLE 


DES 


PERROQUETS. 


PARA N یم مہ مہہ مہ‎ th th eee hh ےی ےہ‎ 


DES PERRUCHES 


A QUEUE EN FLECHE. 


Nous appelons : ainsi les Perruches dont les deux pennes interme- 
diaires de la queue se portent si fort au-dela des autres, qu'elles 
forment, en effet, 1 une sorte de fléche. Buffon a désigné ce caractere 
par queue inégalement étagée, comme il avoit déjà signalé par queue 
également étagée | les Perruches que nous avons cru devoir caractériser 
par queue fer de lance. Nous croyons les dénominations que nous 
avons préférées moins vagues et par là plus conformes à l'idée qu'on 
doit se faire des objets; car il n'est pas exactement vrai que les Per- 
ruches de ces deux divisions aient, les unes plus que les autres, la 
queue également étagée. Pour qu'on put dire qu'un oiseau a la queue 
également étagée, il faudroit, je pense, que chez lui la plume la plus 
latérale de cette partie füt à la seconde comme celle-ci seroit à la 
troisieme, la troisiéme à la quatriéme, ainsi de suite : or c'est ce qui 
n'a jamais lieu, non-seulement chez les Perruches, mais pas méme 
dans aucun oiseau à queue étagée. 

Ce que nous disons à cet égard des oiseaux à queue en flèche ou 
fer de lance, il faut aussi l'entendre de ceux à queue fourchue ; l'éta- 
gement inverse de la queue de ces derniers est toujours proportionné 


à la longueur de la penne : observons seulement qu'on n'a point 


2, 1 


2 HISTOIRE NATURELLE 


encore trouvé de Perroquet a queue fourchue. Il n'est donc pas de ` 


Perruche, pas même d'oiseau, qui, à la rigueur, ait la queue égale- 
ment ètagée. Buffon n'a pas, sans doute, voulu désigner par là des 
queues dont les pennes correspondantes seroient également étagées ; 
car alors sa désignation de Perruches à queue inégalement étagée 
donneroit une idée fausse, puisqu'il n'est pas une Perruche, pas un 
oiseau quelconque, dont les pennes correspondantes de la queue, 
même des ailes, ne soient exactement égales entr'elles, et conformées 
de la même manière, du moins dans l'état naturel et lorsque les 
plumes ont acquis toute leur croissance : je dis du moins dans l'etat 
naturel, parce que, dans la mue, un oiseau offre à cet égard diffé- 
rentes variations, qu'aura causées le retard de la crue d'une plume, 
d'un côté, tandis que, de l'autre, sa correspondante aura acquis 
toute sa longueur. L'état de domesticité cause aussi, sous ce rapport, 
beaucoup de variations : j'ai vu des Perruches, dans cet état, avoir 
réellement la queue inégalement étagée, si inégalement même qu'au- 
cune des plumes n'avoit la même dimension que celle qui lui cor- 
respondoit. Il arrive, enfin, quelquefois, que des plumes latérales sont 
beaucoup plus longues que d'autres, plus voisines du milieu, que celles 
du milieu même de la queue. Mais combien de fois tous ces jeux de 
la nature, ou, pour mieux dire, ces monstruosités produites par un 
dérangement physique, si commun chez les animaux tenus en cage, 
n'ont-ils pas occasioné de meprises , en faisant illusion aux naturalistes 
de cabinets! Nous avons déjà vu que Buffon avoit décrit la Perruche 
à collier rose parmi ses Perruches à queue inégalement étagée, parce 
qu'il n'en avoit vu que des individus pris dans l'état de domesticité, 
oü toutes les Perruches deviennent, en effet, assez souvent, et dans 
toute la force du terme, des Perruches à queue très - inégalement 
étagée. Nous verrons ailleurs que le manque des deux pennes inter- 
médiaires de la queue d'une de nos Perruches à queue en flèche a fait 
commettre à ce grand naturaliste l'erreur contraire, c'est-à-dire, qu'il 
a fait de cette Perruche une Perruche à queue également étagée : il n'est 
cependant pas bien difficile de s'assurer si le nombre des pennes de 
la queue, même des ailes, d'un oiseau est complet ; sans même en 
savoir le nombre, on s'aperçoit d'abord s'il en manque une ou plu- 
sieurs. Ces vérifications, pour être faciles à faire, n'en sont pas moins 


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. dune nécessité absolue lorsqu on veut décrire une espéce; mais encore 


faut-il regarder quelque individu de cette espéce, et attacher quelque 
mérite à être exact, mérite assez rare jusqu'à ce jour. 


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DES PERROQUETS. 3 


Nous disons que les Perruches 4 queue en fléche different des Per- 
ruches 4 queue fer de lance par le prolongement considérable des 
deux pennes intermédiaires de leur queue, deux ou trois fois plus 
longues dans quelques espéces que la plus grande latérale : leur queue, 
trés-élancée, comme l'on voit, préte beaucoup de grace à ces Perruches. 
Il est aussi à remarquer que, sans ces deux pennes intermédiaires, 
la queue seroit ordinairement trés-courte chez elles, et que, dans la 
mue, pendant laquelle ces deux longues pennes se détachent souvent 
les premiéres, ces oiseaux paroissent absolument différens de ce qu'ils 
sont, leur queue étant alors beaucoup plus courte que leur corps. 
Entre ces deux familles de Perruches, au reste, il n'y a aucune autre 
différence bien sensible. Cependant les espéces ne sont pas autant 
multipliées dans celles à queue en fléche que dans celles à queue fer 
de lance: toutes les espéces méme que nous connoissons des pre- 


mieres appartiennent à l'ancien continent. 


4 HISTOIRE NATURELLE 


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LA PERRUCHE 
A NUQUE ET JOUES ROUGES. 


PLANCHE LXXII. 


Grande taille; corps svelte; queue fort longue par l'extension de ses deux 
pennes intermédiaires; nuque et joues rose violacé; moustaches noires; plumage 
vert lustré, plus foncé sur les ailes et le dessus du corps; du bleu à la naissance 
des pennes alaires et sur les pennes du milieu de la queue; mandibule supé- 
rieure rouge, inférieure brun jaunátre; pieds gris. 


La grande Perruche à longs brins, 3.° espèce à queue longue et inégale ; Burr. 
Pl. enl. n.” 887, sous le nom de Perruche de Malac. 


Crrre Perruche, dont la longueur totale est de seize à dix-huit 
pouces, mesurée du bout du bec à l'extrémité des deux pennes inter- 
médiaires de la queue, lesquelles ont trois fois la dimension des deux 


plus grandes latérales, se distingue par la légéreté et l'élégance de sa . 


taille et par la beauté de ses couleurs. Elle a la tête couverte d'une 
calotte d'un beau vert luisant, et qui occupe cet espace compris entre 
les narines, l'occiput et les yeux. A ce beau vert succède une jolie 
couleur rose tendre, violacé, qui couvre le haut du derrière du cou, 
et s'étend sur la face et les joues, oü elle est terminée par une large 
moustache noire, qui, partant du coin de la bouche, se dessine cir- 
culairement jusqu'aux oreilles. La gorge, le devant et le derrière du 
cou, le haut du dos et la poitrine, sont d'un vert gai tres-brillant, qui 
jaunit un peu sur les flancs, le bas-ventre, le croupion et les couver- 
tures du dessus de la queue. Toutes les couvertures du dessus des ailes 
sont d'un vert plein. Les grandes pennes alaires sont bleuâtres à leur 
naissance , et d'un vert foncé partout ailleurs, jusqu'à leur pointe, qui 
est noirâtre. La queue, qui est d'un vert gai sur ses bords latéraux, 
est d'un beau bleu violacé dans son milieu et dans toute la longueur 
de ses deux pennes intermédiaires, dont cependant le bout est vert. 
Le revers des pennes alaires est d'un noir glacé; celui des pennes de 
la queue est d'un jaune glacé de vert sur les latérales. Les couvertures 


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DES PERROQUETS. 5 


du dessous des ailes sont vert gai. La mandibule supérieure, enfin, 
est d'un rouge vermillon ; l'inférieure, d'un brun jaunätre. Les pieds 
sont gris, et les yeux rougeátres. 

Les principaux traits de cette description ont été pris sur un indi- 
vidu de l'espéce que j'ai vu vivant dans la ménagerie de M. Ameshof, 
à Amsterdam : j'en ai vu plusieurs autres dans différens cabinets , chez 
MM. Temminck , Raye, de Breukelervaert , Boers d'Asserswoude, et 
Holthuysen, aussi d'Amsterdam, et à Paris, chez MM. Gigot d'Orci, 
Mauduit et l'abbé Aubry. La seule différence que j'aie remarquée dans 
tous ces individus, c'est que chez quelques-uns les moustaches, au 
lieu d'être entièrement noires, étoient parsemées de plumes vertes : 
jobserverai méme que, comme ces individus à moustaches entre- 
mêlées de plumes vertes et de plumes noires présentoient quelques 
caractères d'oiseaux encore jeunes, je soupçonne beaucoup que, dans 
le premier âge, tous ceux de l'espèce ont les moustaches entièrement 
vertes. 

Cette espèce ne se trouvant pas seulement à Malac, et n'étant pas 
la seule qu'on y trouve, puisqu'elle habite une grande partie des Indes, 
et qu'on trouve à Malac beaucoup d'autres Perruches, j'ai cru devoir 
supprimer le surnom que Buffon lui donne dans ses planches enlu- 
minées, oü elle est, au reste, figurée d'une manière reconnoissable, 
quoiqu'on lui ait fait un dos bleu qu'elle n’a pas. Je pense donc que 
le nom de Perruche à nuque et à joues rouges, caractérisant beaucoup 
mieux que celui de Perruche de Malac l'espèce dont il est ici question, 
doit aussi lui être préféré. 


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6 HISTOIRE NATURELLE 


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LA PERRUCHE A ÉPAULETTES ROUGES. 


PLANCHE LXXIII. 


Grande taille; corps fourni; pennes intermédiaires dela queue plus longues à peu 
prés du triple que les latérales qui les précédent immédiatement; plumage supérieur 
vert plein, inférieur moins foncé, et tirant plus au jaune; épaulettes et bec rouges. 


La grande Perruche aux ailes rougeâtres, 4.° espèce à queue longue et inégale; Burr. Pl. enl. 
n.? 239, sous le nom de Perruche de Gengi. Perruche de Gengi; Briss. Ornith. t. 4, p. 343. 


Crrre Perruche est, à peu prés, de la méme longueur que l'espéce 
précédente ; mais elle a le corps plus gros, plus fourni, et la queue 
plus élancée dans ses deux pennes intermédiaires , trois fois aussi 
longues que les deux latérales qui les précédent immédiatement. Elle 
n'a rien de distingué que ses épaulettes rouges, lesquelles font partie 
des couvertures des ailes qui avoisinent et longent les scapulaires. 

Le reste du plumage est d'un vert plein sur la tete, sur le derrière 


du cou, le dos, le croupion, les couvertures du dessus de la queue, 

les pennes intermédiaires de celle-ci, les couvertures des ailes, les 
. scapulaires et les pennes alaires : le rouge vif des épaulettes tranche 

sur cette couleur. La gorge, la poitrine, les flancs, le ventre, les 

couvertures du dessous de la queue, tout le dessous du corps enfin, 

sont d’un vert jaunâtre. Le revers de la queue est couleur d'olive. Le 

bec et les pieds sont d’un beau rouge. | 

Cette espéce est fort rare dans nos cabinets, car je n'y en ai vu en- | 

core que deux individus, dont l'un est en ma possession ; individu que ! EH 
jacquis à Paris, à la vente qui y fut faite du cabinet de feu l'abbé Aubry 
qui le tenoit de M. Poivre; ce dernier l'avoit apporté de Gengi. C'est | 
d’après ce méme individu que Brisson a fait la description détaillée et i 
exacte qu'il a donnée de l'espéce; exacte à ceci prés cependant, qu'il 

donne un rouge obscur aux épaulettes : mais le rouge en cet endroit 

sétoit en effet éteint dans l'individu vieilli dans le cabinet de l'abbé : 
Aubry, ou dailleurs les continuelles fumigations de soufre qu’on fai- 

soit subir aux oiseaux pour les préserver de la destruction, détério- 

roient toujours les couleurs de leur plumage. Le second individu que 

jai vu de l'espéce et qui étoit parfaitement conservé, faisoit partie du 

cabinet de M. Holthuysen d'Amsterdam. On pense bien que j'ai pré- 

féré de donner ma description d'après celui de ces individus dont les + 

couleurs n'étoient point altérées. 


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LA PERRUCHE FRIDYTUTAH. 


PLANCHE LXXI. 


Taille moyenne; corps svelte; queue trés-élancée; les deux pennes intermé- 
diaires de celle-ci plus longues du double que les deux plus grandes latérales; 
front et face rouges, violets sur l'occiput et les joues; téte entourée d'un cordon noir; 
nuque et épaulettes des ailes vert aigue-marine; cou, poitrine, dessous du corps, 
vert tres-jaunâtre, ainsi que les scapulaires; ailes vert plein; plusieurs plumes du 
milieu de leur poignet rouges; dernières pennes intermédiaires de la queue d'un 
beau bleu violet, terminé par du blanc jaunátre; latérales vert tendre, terminé par 
du jaune; mandibule supérieure blanchátre, inférieure brune; pieds gris-noir. 


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La petite Perruche à tête couleur de rose, a longs brins, 2.° espèce a queue longue et 
inégale ; Burr. pl. enl. n.” 888, sous le nom de Perruche de Mahé. La Perruche de 
Bengale; Briss. Ornithol. tom. 4, pag. 348. 


Nous avons déja fait voir que c’etoit par erreur que Buffon et Brisson 
avoient rapporté cette Perruche à l'espèce qu’ Edwards a décrite dans 
ses Glanures sous le nom de Perruche à collier, à téte couleur de rose, 
et qu'il a figurée sous le n.° 233 de son ouvrage. Nous renvoyons donc 
le lecteur à l'article oà nous avons donné une figure exacte de cette 
espéce, sous le nom de Perruche à collier noir, n.° 45 de cet ouvrage. 
Quant à celle dont il est ici question et qui differe principalement de 
l'autre par la forme et la couleur de la queue, elle se trouve en effet 
au Bengale, d’où je l'ai reçue directement : c'est aussi celle que les 
naturels du pays nomment Fridytutah , nom que nous avons justement 
préféré à tout autre. 

Les deux pennes intermédiaires de la queue de la Perruche Fridy- 
tutah sont du double plus longues que les deux grandes latérales. Ces 
deux mémes pennes sont d'un beau bleu changeant en violet, et ont 
leurs pointes blanc jaunâtre, tandis que toutes les autres plumes de la 
méme partie sont vertes et ont leurs pointes jaunes; ce qui distingue 
parfaitement l'oiseau de l'espèce de la Perruche à collier noir, à laquelle 
il ressemble d'ailleurs beaucoup : car ces deux Perruches ont la téte 
couleur de rose par devant et violacee par derrière; elles ont aussi 
toutes deux du rouge sur le poignet des ailes. Cependant, si le lecteur 
prend la peine de comparer les figures que nous avons données de ces 
deux oiseaux d'aprés des individus de la plus parfaite conservation, il 
lui sera facile de voir qu'ils différent assez l'un de l'autre pour former 
deux espèces bien distinctes, qu'il falloit par conséquent séparer. 


8 HISTOIRE NATURELLE 


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LA PERRUCHE A COLLIER JAUNE. 


Taille moyenne; corps dégagé; queue plus longue que le corps; les deux pennes 
intermédiaires de la queue à peu prés du double seulement plus longues que les 
deux latérales suivantes; téte bleu tendre dans le mále, et gris dans la femelle; collier 
jaune; dessus du corps vert brillant, dessous vert trés-jaune; pennes intermédiaires 
de la queue bleues, terminées de blanc jaunátre; bec citron; pieds gris. 


PL. LXXV, LE MALE. PL. LXXVI, LA FEMELLE.. 


I s'agit ici d'une nouvelle espéce de Perruche à queue en fleche et que 
nous désignons par son collier jaune. Le mâle a toute la tête d'un beau 
bleu tendre qui, sur le front, les joues et la gorge, se fond dans une 
teinte brunâtre. Son collier, d'un jaune citron, termine absolument le 
bleu de la téte et entoure entiérement le cou: le reste du derriére de 
cette derniére partie, le dos, les scapulaires , toutes les couvertures des 
ailes, le croupion et les couvertures du dessus de la queue sont d’un vert 
gai chatoyant en jaunâtre. Les couvertures du bord des ailes et leurs 
grandes pennes sont d'un vert plus decide que le dessus du corps, et 
portent chacune extérieurement un liséré jaune citron et brunissant 
vers les bords intérieurs. Tout le dessous du corps, c'est-à-dire, le devant 


- du cou, la poitrine, les flancs, le ventre, les plumes des jambes et les cou- 


vertures du dessous de la queue, sont d'un vert fondu dans beaucoup 
de jaune. Les quatre pennes intermédiaires de la queue sont bleues, et 
chacune d'elles se termine par une palette d'un blanc jaunátre : les laté- 
rales sont du vert du dessus du corps et ont leurs pointes jaunes. Les 
plumes latérales du revers de la queue sont toutes jaune-citron , et les 
intermédiaires jaune blafard à leurs pointes et d'un brun jaunátre par- 
tout ailleurs. Les grandes couvertures du dessous des ailes sont d'un vert 
aigue-marine; les plus petites en sont jaunátres, et le revers des pennes 
alaires est d'un gris glacé. La mandibule supérieure est d'un jaune-citron, 
et l'inférieure , d'un brun jaunátre. Les ongles et les pieds sont grisaille. 
La description que nous venons de donner est celle du mále ; 
que nous avons figuré de grandeur naturelle, n.° 75. La femelle de 
la Perruche à collier jaune est un peu plus petite que le mâle, et 
differe encore de lui en ce qu'elle a la téte grise. Voyez n.? 76. 
J'ai recu de Chandernagor les deux individus, mále et femelle, de l'es- 
pèce : ils font Pun et l'autre partie de mes collections. J'ai vu encore une 
femelle de cette Perruche dans le beau cabinet de M. Gigot d'Orci à Paris. 


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LA PERRUCHE LORI PAPOU. 


PLANCHE LXXVII. 


Taille petite et trés- dégagée; queue plus longue que le corps; plumes inter- 
médiaires de Ia queue trés-effilées et du double plus grandes que les latérales 
qui les précédent; ailes fort longues; plumage en général rouge sur le cou et 
tout le dessous du corps; du bleu sur la nuque, le croupion et le ventre; du 
jaune jonquille sur les cótés de la poitrine, ainsi que sur les flancs, et du jaune 
rougeátre au bout des plumes de la queue; ailes et milieu de la queue gros 
vert; bec rouge; pieds brun rougeátre. 


Le petit Lori Papou; Sonnenar, Voyage à la nouvelle Guinée, pl. III, pag. 175. 


Sena est, je crois, le premier qui ait publié une figure ( mauvaise) 
de cette charmante Perruche, qu'il donne pour un oiseau de Paradis, 
par la raison que, cet oiseau habitant le méme pays que les oiseaux 
de Paradis, les insulaires l'y préparent de la méme manière que ces 
derniers , c'est-à-dire, qu'ils lui arrachent les pieds et les ailes, et qu'ils 
la font sécher sur un roseau; c'est du moins dans cet état que nous 
recevons ordinairement tous les oiseaux qui nous parviennent de ce 
méme pays : aussi est-il bien peu de cabinets ou l'on trouve la Per- 
ruche Lori Papou dans son état naturel et parfait; presque dans tous 
on a substitué aux pieds et aux ailes qu'on lui avoit arrachés, des 
pieds et des ailes d'autres Perruches; ce qui la dénature et la rend 
méconnoissable. Qui sait encore combien de fois cette Perruche aura 
été décrite sous ses différens. travestissemens ! Chercher à la recon- 
noitre dans tant de mauvaises descriptions d'oiseaux encore plus mal 
vus, seroit une táche aussi inutile que fatigante. Je me bornerai donc 
tout simplement à la faire connoitre de maniére à ce qu'il ne reste 
plus aucun doute sur son existence comme espéce particuliére. Tant 
de gens attachent un si grand mérite à fouiller dans des descriptions 
énigraatiques pour y deviner des espèces, que je leur abandonne cette 
gloire pour ne m'attacher qu'à décrire exactement ce que je connois 
bien. 

élégante Perruche dont il est ici question habite la terre des 
Papoux, oü elle est trés-recherchée des naturels, qui font servir ses 
belles plumes à leur parure. J'ai vu plus de cent individus de l'espéce 


2 3 


10 HISTOIRE NATURELLE 


arriver en Hollande dans les mémes caisses que les oiseaux de Para- 
dis, mais tous mutilés et préparés comme je l'ai dit plus haut. En 
revanche j'en ai vu trois autres parfaits, dont lun est à Paris et 
fait partie de la belle collection de M. Dufresne; c'est celui d'après 
lequel nous donnons notre description, et que nous avons figuré de 
grandeur naturelle : les deux autres sont en Hollande, chez MM. Raye 
de Breukelervaert et Temminck. On reconnoitra facilement dans les 
cabinets les individus de la Perruche Lori Papou auxquels on auroit 
adapté des ailes d'autres Perruches; car celle-là doit les avoir fort 
longues , proportionnellement à sa taille : or il n'y a aucune petite Per- 
ruche connue qui les ait aussi longues qu'elle; celles donc qu'on auroit 
substituées aux siennes seroient toujours courtes, c'est-à-dire, qu'elles 
ne vont, pour l'ordinaire, que jusqu'au croupion, tandis qu'elles de- 
vroient presque atteindre le üers de la longueur de la queue, non 
compris le prolongement des deux pennes intermédiaires. Les ailes 
du Lori Papou doivent aussi étre d'un vert foncé, semblable à celui 
de sa queue. Ses riches couleurs sont, en outre, si réguliérement dis- 
tribuées, qu'on ne pourroit en avoir déplacé la moindre partie sans 
qu'on s'en apercüt au premier coup d’eil. Ces sortes de déplacemens 
ont souvent lieu par le fait de ceux qui se mélent, en Europe, de prépa- 
rer les oiseaux qu'on y recoit dégradés, ce qui de tout temps a trompé, 
et trompera toujours, les naturalistes inexpérimentés , qui n'ont besoin 
que de voir un individu quelconque pour déterminer une espéce ou 
méme un genre : heureux encore s'ils ont daigné voir cet individu! 
Ces différentes contrefactions, et les méprises qu'elles occasionnent , 
donnent peut-étre la raison de ces trois différentes variétés dont par- 
lent les nomenclateurs , et qu'a rapportées Virey dans la description 
quil a donnée de la Perruche Lori Papou, d'aprés Sonnerat et sous 
le nom de petit Lori Papou, nom que nous lui conservons, mais en 
la replacant dans sa tribu, qui est celle des Perruches et des Perruches 
à queue en fléche, comme il est facile de le voir par la belle figure 
que nous publions ici de cet oiseau. | 

La Perruche Lori Papou a, sur le sommet de la tête, une large tache 
bleue, irrégulière, qui à certain jour paroit noire ; elle descend aussi 
un peu sur la nuque. A cette tache près, toute la tête, le derrière du 
cou, la gorge, la poitrine, les flancs et les couvertures du dessous de 
la queue, sont d’un rouge vif, sur lequel tranche, de chaque côté de 
la poitrine, vers le haut des ailes et le bas des flancs, un jaune jon- 
quille, qui forme comme deux taches sur le beau rouge du dessous 


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DES PERROQUETS. 11 


du corps. Le bas-ventre, précisément entre les cuisses, est d’un gros 
bleu violacé. Le manteau, les scapulaires, toutes les couvertures des 
ailes et les bords extérieurs de leurs grandes pennes, sont d'un gros 
vert : ces grandes pennes sont noirátres dans leurs barbes intérieures 
et à leur revers. Le croupion et les grandes couvertures du dessus de 
la queue sont d'un beau bleu violet. Cette derniére est du méme vert 
que les ailes dans sa partie élevée et sur les bords extérieurs de ses 
pennes latérales, toutes terminées par un jaune orangé ou rougeätre: 
ses deux pennes intermediaires sont vertes aussi, mais seulement jus- 
quà peu pres la moitié de leur longueur; chacune d'elles se termine 
ensuite en deux fléches trés-effilées et d'un rouge jaunátre. Le revers 
de la queue est jaune; le bec est rouge, et les pieds sont d'un brun 
rougeatre. 

Si nous terminons ici l'histoire des Perroquets à queue pointue 
(histoire comprise dans nos quatre divisions, des Aras, des Perruches 
Aras, des Perruches a queue en fer de lance, et enfin des Perruches 
à queue en fleche), ce n'est pas que nous ne soyons trés- persuades 
qu'il existe beaucoup d'autres espéces de ces oiseaux, si surtout on 
consulte la nomenclature considérable qu'en ont faite plusieurs mé- 
thodistes : mais, comme nous ne connoissons pas par nous-mémes 
toutes ces espèces, nous attendrons pour en parler que nous les ayons 
vues, examinées et comparées. A cet effet, nous nous proposons de 
parcourir encore, lorsque cet ouvrage sera terminé, les principaux 
cabinets de l'Europe, pour y étudier à loisir les espéces nouvelles 
dont ils se seroient enrichis, et nous prenons l'engagement avec le 
Public de publier alors, sous la forme d'un supplément, toutes les 
connoissances que nous aurons acquises sur des Perroquets nouveaux; 
ce qui complètera, nous l'espérons, d'une manière satisfaisante l'his- 
toire d'une des plus belles et des plus riches familles des oiseaux. 

Quil me soit permis, en attendant, de témoigner ici toute ma 
reconnoissance aux amateurs d'histoire naturelle qui ont bien voulu 
seconder mon zéle dans ce travail pénible par la communication libre 
qu'ils m'ont laissée de leurs cabinets, et la permission que j'ai eue de 
disposer à mon gré de toutes les espéces de leurs collections. 


12 HISTOIRE NATURELLE 


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LA PERRUCHE A LARGE QUEUE. 


PL. LXXVIII, LXXIX zr LXXX. 


Plumage rouge; moustaches bleues; queue bleue, longue et étagée, mais 
s'élargissant beaucoup ; tarses allongés; bec jaunâtre. 


Tours les Perruches dont nous avons parlé jusqu'ici sont en géné- 
ral caractérisées par la forme pointue de leur queue, tandis que celle 
de cet article, que nous surnommons à large queue, en porte une 
qui, en s'élargissant à mesure qu'elle s'allonge, prend un caractére 
particulier et tout différent de celui de cette partie des Perruches que 
nous avons surnommées d queue en fer de lance ou à queue en flèche. 
La Perruche à large queue diffère encore des autres Perruches en ce 
qu'elle a les tarses plus longs qu'aucune de celles du nouveau conti- 
nent et même des Indes. Elle se rapproche donc, par la longueur de 
ses tarses, de l'espèce de Perruche que nous avons nommée Perruche 
ingambe et qui habite aussi les terres australes. Elle semble donc 
très - propre à lier les Perroquets au genre des Touracos, oiseaux 
d'Afrique auxquels j'ai toujours trouvé assez d'analogie avec les Per- 
roquets pour avoir pressenti que nous découvririons quelque jour un 
intermédiaire entr eux et ces derniers. Il est même plus que probable 
que la Perruche dont il est ici question n'est pas la seule qui soit 
caractérisée par la largeur de sa queue, et qu'avec le temps nous 


découvrirons quelques autres espèces de Perruches à queue également 


large, dont les naturalistes pourront former une nouvelle section sous 
le nom de Perruches à large queue : dans ce cas on pourra désigner 
celle de cet article sous le nom de Perruche à moustaches bleues ; 
car elle est caractérisée par là d'une manière qui la fait toujours 
reconnoitre, puisqu'elle conserve ses moustaches bleues à travers tous 
ses changemens de livrée, laquelle varie à chacun de ses âges. 

Nous avons figuré trois individus de cette belle espèce, tous trois 
différens dans leurs couleurs principales. Nous en avons vu beaucoup 

5 » , . . 
d’autres différant un peu de ceux-ci, mais pas assez pour que nous 
ayons cru nécessaire de les figurer aussi; car les trois que nous pu- 
blions représentent tous les passages du jeune áge à l'áge fait. Notre 
n.° 78 présente l'oiseau dans son état parfait et de grandeur naturelle. 


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DES PERROQUETS. 15 


Dans cet état, la téte, le cou, la poitrine, les flancs, le bas des jambes, 
le ventre, le croupion, les couvertures du dessus et du dessous de la 
queue, sont d’un beau rouge moelleux. Le manteau et les scapulaires 
sont noirâtres et bordés de rouge dans toutes leurs plumes. Une large 
moustache se dessine sur les joues, et occupe tout l'espace compris de 
chaque cóté entre le bec, les oreilles et les yeux. La queue, qui est de 
la longueur de l'oiseau, est d'un bleu clair sur ses bords latéraux, et 
d'un bleu foncé dans son milieu. Les couvertures des ailes sont d'un 
bleu tendre violacé, et en grande partie bordées de rouge. Les pennes 
alaires sont d'un gros bleu, mais bordées extérieurement de bleu tendre. 
Le bec est grisátre à sa base et jaune à sa pointe. Les pieds sont bruns, 
et les yeux brun-noir. Nous avons vu plus de vingt individus vivans 
de l'espéce, et plus de vingt autres dans différens cabinets. Cette Per- 
ruche est trop belle pour qu'on ne Peút pas envoyée en grand nombre 
en Europe : mais comme la plupart de ceux de ces individus que nous 
avons vus dans les cabinets avoient vécu dans l'état de domesticite , 
nous avons préféré d'en décrire et figurer un qui avoit été tué dans les 
bois, et que M. Beers, bailli d'Asserswoude, avoit recu directement de 
la Baie- Botanique, oü il avoit été tué. Nous avons vu un autre individu 
de l'espéce, apporté par Labillardiére, et qui étoit dans le méme cas 
que le précédent; ce qui nous a «mis à méme de comparer, et de 
remarquer que dans l'état de domesticité la queue de cette Perruche 
seflile et que par conséquent elle y devient moins large que dans l'état 
de nature. M. Dufréne, aide-naturaliste au cabinet d'histoire naturelle 
à Paris, qui connoit parfaitement bien les oiseaux, me dit, lorsque je 
lui fis part de mon observation, l'avoir faite lui-méme à Londres en 
voyant en cage et vivantes quelques - unes de ces mêmes Perruches 
qu'il avoit comparées à celles tuées dans les bois. 

Notre n.? 79 présente un second individu de la Perruche à large 
queue, mais qui différe de celui du numéro précédent en ce que les 
deux pennes intermédiaires de la queue sont vertes chez lui, et que 
tout le dessous du corps, depuis les moustaches jusqu'à la queue, y 
est d'un vert olivátre, tandis que ces deux pennes sont bleues chez 
l'autre et que cette partie du dessous du corps y est rouge. Ce n.? 79 
représente un oiseau jeune encore, parvenu cependant à l'époque de 
sa seconde mue, époque oü il a méme déjà pris en grande partie la 
livrée. de Page fait, puisqu'il n'a plus à refaire que ses plumes du 
dessous du corps et les deux pennes intermédiaires de sa queue. Cet 
individu fait partie de mon cabinet; j'en ai même un second, mais 


2 A 4 


14 HISTOIRE NATURELLE 

un peu plus avancé en âge, car il a déjà refait à peu prés moitié de 
ses plumes rouges du dessous du corps: jai pensé quil étoit inutile 
de le faire figurer. 

Notre n.” 80 présente un troisième individu de la Perruche à large 
queue, bien reconnoissable par ses moustaches bleues: mais cet indi- 
vidu est plus jeune encore que celui du n.° 79, car il n'a refait que 
les plumes rouges du front; toutes les autres, qui doivent étre rouges 
aussi dans l'áge fait, ne sont encore chez lui que d'un jaune olivacé. 
Les six pennes intermédiaires de sa queue sont vert-olive. Le dos, 
les scapulaires et les grandes pennes alaires, sont d'un brun olivátre, 
nué de bleu; cependant le bleu vif se prononce déjà sur les épaules 
et une partie des couvertures des ailes. | 

Toutes les différences qui se trouvent entre ces deux jeunes indi- 
vidus de la Perruche à large queue, m'ont convaincu que dans le 
premier áge, c'est-à-dire, àu sortir du nid, l'espéce de cette Perruche 
est entiérement d'un vert olivátre sur tout le dessus du corps, les ailes 
et la queue; qu'elle a les moustaches bleues; que tout le dessous du 
corps est d'un jaune plus ou moins olivátre, et que par conséquent 
la femelle adulte doit beaucoup se rapprocher de l'individu représenté 
n. 8o. Le temps nous apprendra si je me trompe dans mes con- 
jectures. L'individu figuré n. 80 fait partie du Muséum d'histoire 
naturelle de Paris, où je l'ai fait dessiner. 


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DES PERROQUETS. 15 


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LE GRAND VAZA. 


PLANCHE LXXXI. 


Grande taille; plumage noir, glacé de gris ou brun, suivant les incidences de 
la lumiére; queue large et de la longueur du corps, trés-peu étagée et arrondie 
à son extrémité; ailes ne s'étendant qu'au tiers de la longueur de la queue; bec 
blanchátre; yeux entourés d'une peau nue; pieds noirs. 


Avant de passer à la description des Perroquets proprement dits, 
nous allons parler de deux espèces de Perroquets qui, différant de 
ceux-là par la longueur de leur queue et la légèreté de leur taille, 
doivent être considérés comme formant une petite famille à part, 
laquelle, se rapprochant de quelques espèces de Kakatous *, semble 
aussi avoir été destinée à lier les Perroquets proprement dits aux 
Kakatous qui en général ont la queue plus longue que les Perro- 
quets. L'une de ces espèces de Perroquets à grande queue est celle 
que nous nommons le grand Vaza pour la distinguer de l'espèce con- 
nue sous le nom de Vaza ou de Perroquet noir de Madagascar, dont 
plusieurs naturalistes ont parlé sous l'un ou l'autre de ces noms, et 
dont nous parlerons aussi sous celui de petit Vaza; car il est en effet 
bien moindre de taille que l'autre, le grand Vaza égalant presque sous 
ce rapport les grands Aras. Cependant le grand n'a pas la queue plus 
longue que le corps; il ne l'a pas non plus pointue, comme ces der- 
niers, mais large, au contraire, à son extrémité : ainsi cet oiseau n'est 
point un Ara ; ce qui le prouve encore, c'est qu'il n'y a chez lui qu'une 
partie du tour des yeux qui soit sans plumes, tandis que les Aras ont 
toutes les joues entiérement nues et blanches. Nous insistons sur ces 
caractéres, parce qu'il se pourroit bien que l'Ara obscur des nomen- 
clateurs ne füt autre chose que notre grand Vaza ; mais la description 
de cet Ara obscur est elle-méme si obscure qu'il sera toujours difficile 
de résoudre cette question. Quoi qu'il en soit, notre grand Ara a vingt- 
un pouces de longueur, mesuré du sommet de la téte au bout de la 
queue. Son bec est trés-gros, et en cela il differe encore du petit 


1. Nous croyons devoir écrire Kakatou et non Kakatois ou Kakatoes, comme on la fait 
jusqu'ici ; nous en donnerons la raison en son lieu, c'est-à-dire, aux articles ou nous par- 
lerons de ces Perroquets. 


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16 HISTOIRE NATURELLE 


Vaza, qui est remarquable par la petitesse du sien. Son corps est de 
la force et de la grosseur, ă peu pres, de celui des grands Aras de 
l'Amérique ; de sorte que, sil avoit la queue aussi longue que ces 
derniers, il ne leur céderoit point en grandeur. La couleur de son 
plumage est des plus simples et des plus monotones. On ne retrouve 
plus ici ces riches nuances qui distinguent si particuliérement les Per- 
roquets en general : celui-ci semble étre en deuil; il est entierement 
noir, mais d’un noir qui prend un glacé grisaille ou brunátre, suivant 
les jours. Le bec est d'un blanc de corne, et les pieds sont noirs. La 
peau nue du tour des yeux étoit brunâtre dans les individus que j'ai 
vus, mais elle est peut-étre, sans doute méme, blanche lorsque l'oi- 
seau est vivant. 

L'individu que j'ai figuré fait partie du beau cabinet de M. Raye 
de Breukelervaert à Amsterdam. J'en ai vu un second à Paris, chez 
M. de Richebourg, ci-devant administrateur des postes. On m'a assuré 


que l'espéce du grand Vaza appartenoit aux terres de l'Afrique méri- 


dionale : ce qu'il y a de certain, c'est que je ne l'ai point trouvée dans 
tout ce que j'ai parcouru de cette partie du monde. 


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DES PERROQUETS. 17 


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LE PETIT VAZA. 


PL. LXXXII. 


Taille moyenne; corps svelte; queue large, arrondie et à peu près de la lon- 
gueur du corps; bec petit et noir lavé; plumage noir-brun, glacé de gris; pennes 
des ailes et latérales de la queue bleuâtres sur les barbes extérieures; pieds brun 
avivé; yeux brun rougeâtre. | 


Le Vaza ou Perroquet noir, 4.° espèce de Perroquet; Burr. pl. enl. n.° 500. Le Perroquet 
noir de Madagascar; Briss. tom. IV, p. 307, n.° 53. Psittacus brachyurus niger; Linn. 
Syst. nat. ed. X. Perroquet noir de Madagascar; Enwanps, tom. I, pag. 5, pl. 5. 


Le petit Vaza différe beaucoup du grand par sa taille, puisqu'il n'a 
que quatorze pouces de longueur, y compris la queue, qui en a six. Il 
en differe encore en ce qu'il a le bec proportionnellement plus petit et 
moins robuste que lui. Quant aux formes générales du reste du corps, 
tout est à peu prés semblable dans les deux espéces, à ceci prés cepen- 
dant que le bout de la queue épanouie se trouve plus élargi chez la petite 
que chez la grande. La couleur du plumage est aussi à peu prés sem- 
blable dans les deux oiseaux, avec cette différence encore que la partie 
extérieure des pennes des ailes et des latérales de la queue du petit 
Vaza est bleuátre, couleur que Brisson donne pour verte, quoique, 
dans le fait, elle approche de la teinte d'une turquoise foible de ton; 


„ce qui est plutót bleu que vert. La peau nue qui entoure les yeux, est 


d'un blanc légérement rougeátre. Le bec est, pendant l'été, de cette 
derniére couleur; mais pendant l'hiver il est d'un noir lavé. Les yeux 
sont couleur de noisette foncé ou brun rougeátre. | 

J'ai eu chez moi pendant l'espace de dix années un petit Vaza vivant, 
et c'est plus particuliérement par la différence que j'ai remarquée entre 
son naturel et celui des autres Perroquets auxquels je l'ai compare, 
que j'ai cru devoir séparer les Vazas des Perroquets proprement dits, 
qui tous, généralement, sont d'une gaucherie et d'une lourderie qui 
semblent leur étre propres. Le petit Vaza a, au contraire , les mouve- 
mens vifs et dégagés : toutes ses attitudes ont une gráce merveilleuse ; 
elles sont absolument celles du Touraco, oiseau d'Afrique aussi élé- 
gant que les Perroquets sont maussades. Il y a aussi une analogie frap- 


pante entre le cri du petit Vaza et celui des Touracos. Rien enfin de 


2 5 


18 HISTOIRE NATURELLE 


si aimable, de si doux et de si caressant que le petit Vaza. Je ne l'ai 
jamais vu mordre personne. Timide d’abord avec les gens quil ne 
connoissoit pas, celui que jai eu finissoit par rendre toutes les ca- 
resses qu'on lui faisoit, et exprimoit le plaisir quil en ressentoit par 
une sorte de cri cadencé qui n’avoit rien de désagréable. Il apprenoit 
facilement à siffler, une partie de différens airs, mais jamais je n'ai pu 
lui apprendre à répéter des mots. Lorsque je sifflois un air, il écoutoit 
avec la plus grande attention et le répétoit seul jusqu'à ce qu'il l'eüt 
appris. Il étudioit aussi et finissoit par imiter parfaitement tous les 
sons qui frappoient son oreille. Il contrefaisoit si bien le chant de 
l'alouette qu'on s'y seroit mépris; c'est que sur une fenétre vis-à-vis 
de chez moi il y en avoit une dont les accens lui avoient plu. Enten- 
doit-il siffler dans la rue? à l'instant il siffloit de la méme manière ; 
ce qui n'étoit pas trés-amusant, car il avoit le sifllet trés-aigu. Il 
imitoit aussi l'aboiement des chiens, le miaulement des chats et jus- 
quau criaillement d'une porte qui tourne sur ses gonds desséchés. 
Quelquefois encore, lorsqu'un serrurier mon voisin limoit une barre 
de fer, ou que quelqu'un scioit du bois, il nous déchiroit les oreilles 
par la maniére précise avec laquelle il imitoit tous ces bruits désa- 
gréables. Il ne s'agiroit enfin, pour tirer tout le parti du naturel imi- 
tateur de ce charmant oiseau, que d'éloigner de lui tout ce qu'on ne 


voudroit pas qu'il apprit, et de le mettre à portée de n'entendre que 
des chants agréables. 


L'espéce du petit Vaza se trouve à Madagascar. 


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DES PERROQUETS. 19 


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LE PERROQUET 


A BEC COULEUR DE SANG. 


PL. LXXXIII. 


Forte taille; corps gros, massif; queue un peu plus courte que le corps, mais 
large et étagée; bec robuste et dun rouge vif; plumage vert trés-lustré; dos bleu 
d'aigue-marine ; ailes bleuätres; couvertures de celles-ci noires en grande partie 
et bordées de jaune d'or. 


Le Perroquet à bec couleur de sang; Burr. pl. enl. n.° 713. 


Burron est le premier qui ait décrit ce beau Perroquet, et la descrip- 
tion qu'il en a faite est exacte; mais la planche qui chez cet auteur est 
destinée à représenter l'oiseau, est des plus mauvaises, parce que l'in- 
dividu qu'il y avoit alors au cabinet du roi, et qu'il avoit fait servir à 
cette planche, étoit absolument déformé par la maniére dont il avoit 
été préparé. Il y a aujourd'hui dans ce méme cabinet un superbe in- 
dividu de l'espéce, lequel est de la plus parfaite conservation, et sur 
lequel nous avons établi la figure et la description que nous publions 
ici du Perroquet à bec couleur de sang. | 

On peut voir par les formes de ce bel oiseau qu'il diffère aussi, à 
quelques égards, des Perroquets proprement dits, qui n’ont pas la 
queue aussi longue ni autant étagée que lui. Cette espéce paroitroit 
donc devoir remplir l'intervalle qui se trouve entre les grandes Per- 
ruches et les Perroquets ; car celles-là ont la queue plus longue et 
plus étagée qu'elle. Nous observerons aussi que la petitesse de notre 
cadre ne nous a pas permis de représenter cette espéce de grandeur 
naturelle, et qu'on doit se la figurer d'un tiers plus grande et plus 
forte qu'elle ne paroit ici. 

Le Perroquet à bec couleur de sang a été ainsi nommé par Buffon, 
et nous lui conservons cette dénomination , quoiqu'il y ait bien d'autres 
Perroquets à bec aussi rouge que le sien; raison pour laquelle il auroit 
peut-étre encore mieux valu le nommer Perroquet à gros bec, puisque 
de tous les Perroquets connus il est celui qui a le bec le plus fort, 


Só HISTOIRE NATURELLE 


proportionnellement á sa taille du moins. Les plumes de la téte, du 
cou et de la queue de cet oiseau, sont d'un vert éclatant, rehaussé 
de bleu sur le manteau et les ailes. Les grandes pennes de celles-ci, 
d'un riche bleu et lisérées de vert aigue-marine, se terminent toutes 
par du brun foncé; celles de leurs couvertures qui avoisinent le dos, 
sont noires et bordées de vert; les moyennes et quelques-unes des 
grandes sont, sur le méme fond noir velouté, bordées de jaune d’or 
un peu orangé. La gorge, le devant du cou, la poitrine, les flancs, 
les jambes, les couvertures du dessous de la queue et tout son re- 
vers, sont d'un vert jaunâtre. Le bec est d'un rouge vif, et les pieds 
sont bruns. Cette espéce est trés-rare dans les cabinets : elle habite 
la nouvelle Guinée. 


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DES PERROQUETS ` 21 


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LES PERROQUETS 
PROPREMENT DITS. 


Curs Perroquets different des Aras et des Perruches , principalement 
par la forme de leur queue, qui est non-seulement toujours courte, 
mais encore composee de pennes a peu de chose pres égales entr’elles 
en longueur ; on pourroit méme dire égales, car en effet la petite 
difference qu’on y remarque plus particulierement aux deux les plus 
laterales , et qui sont aussi les plus courtes, ne provient que de ce 
quétant implantées un peu plus haut que celles du milieu, elles ne 
sont qu’en apparence un peu moins longues que celles-ci, puisque, 
lorsqu’on les detache du croupion, elles leur sont presque toujours 
égales. Je dis presque toujours, parce quil y a quelques Perroquets 
chez lesquels les pennes de la queue sont un peu plus étagées que 
chez d’autres, mais qui n’en different pas moins, par la forme, de cette 
partie des Perruches proprement dites; car ces derniéres ont toutes 
la queue effilée. Les Perroquets dont nous allons nous occuper dif- 
férent donc des Aras, des Perruches à queue fer de lance et de celles 
à queue en flèche, en ce qu'ils n'ont pas comme ces derniers la queue 
pointue. Ils different des Perruches à large queue, ainsi que du grand 
et du petit Vaza, et du Perroquet à bec couleur de sang de notre 
n.° 85, en ce qu'ils ont la queue beaucoup plus courte qu'eux. Nous 
verrons qu'ils different des Kakatous en ce qu'ils n'ont pas de huppe. 


Nous avons donc été fondés à diviser le genre entier des Perroquets en : 


plusieurs familles, et en cela nous n'avons fait que suivre les indications 
que la main de la nature a tracées dans les formes caractéristiques 
et constamment propres de chacune d'elles. Ce mode me semble en 
tout préférable à l'ordre établi par Buffon, qui a fait ses divisions des 
mémes oiseaux d’apres les climats qu'ils habitent et d'aprés leurs cou- 
leurs. La distinction, par exemple, que fait ce naturaliste des Perro- 
quets Amazones d'avec ceux qu'il nomme Cricks, à cause du rouge 
que les premiers ont aux fouets des ailes, est d'autant plus extraor- 
dinaire qu'il décrit parmi ses Amazones des espéces qui n'ont pas ce 


2 6 


HISTOIRE NATURELLE 


Y 


rouge. Voyez Amazone à tete blanche; Buffon, 3.° espèce de Per- 


roquet Amazone; voyez surtout ses pl. enl. n.” 549, où ce Perroquet . 


est nommé Perroquet de la Martinique, tandis qu'il se trouve encore 
figuré n.° 555, sous le nom de Perroquet à front blanc du Sénégal. 
Il est bien vrai que ce naturaliste répare cette erreur. Mais par quelle 
fatalité se fait-il que ce méme oiseau se retrouve dans une autre divi- 
sion de Buffon, dans celle des Papegais (nom hollandois des Perro- 
quets en général, et que Buffon applique à une famille seulement), 
sous le nom de Papegai à ventre pourpre, pl. enl. n.° 548? Ce n'est 
pas tout : la méme espéce figure encore sous le nom de Papegai a 
bandeau rouge, pl. enl. n.° 792, sous la dénomination de Perroquet 
de Saint- Domingue; car ce Perroquet à bandeau rouge n'est autre 
que la femelle des premiers. Nous ferons encore remarquer d’autres 
Perroquets dont le mâle se trouve dans une division et la femelle 
dans une autre. On peut juger d’apres cela des divisions que Buffon 
a établies et du fond qu'on peut y faire. Je pardonne à un ignorant 
qui croit tout savoir, d'avoir la présomption d'écrire sur une partie 
quil ne connoit absolument pas: mais Buffon, lui dont on admire 
avec raison le génie et le savoir, je ne concois pas comment, sachant 
certainement qu'il ne connoissoit pas les oiseaux, il a pu se décider 
à écrire leur histoire. Les grands hommes ont donc aussi leur foi- 
blesse; et certes je pense que c'en a été une grande de la part de 
celui-ci. Il s'en faut bien cependant que je veuille porter quelque 
atteinte à sa réputation ou que je cherche à détruire la haute consi- 
dération qu'il s'est si justement acquise; je déclare, pour la dixiéme 
fois peut-étre, que je suis un des plus grands admirateurs de Buffon: 
mais je persiste aussi à espérer que ceux qui lisent mes critiques me 
sauront quelque gré d'avoir osé étre exact et dire la vérité au milieu 
de quelques personnes intéressées à ce que cela ne füt pas. 

Les Perroquets proprement dits ont les mémes formes de bec et 
de pieds que tous les autres Perroquets en général. Ils ont le corps 
massif; ils sont lourds, gauches et trés-bruyans ; ils marchent de mau- 
vaise gráce, mais ils apprennent à parler mieux que les Perruches; ils 
prononcent surtout plus distinctement. Ils nichent dans de grands 
trous d'arbres, et vivent en bandes considérables. 


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== DES PERROQUET S. 23 


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LE PERROQUET AMAZONE. 


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Forte taille; corps épais; bandeau bleu sur le front, jaune autour des yeux, sur 
les joues, la gorge et prés du talon; du rouge sur le poignet des ailes, le milieu 
de leurs pennes intermédiaires et les barbes intérieures de celles de la queue, 


qui est courte et étagée, mais seulement dans ses pennes les plus latérales ; plu- 
mage vert brillant; bec noir. 


PLANCHE LXXXIF, LE MALE. 


Ir n'est point de Perroquet dont l'espéce et les variétés nous aient 
donné autant que celui-ci de peine à reconnoitre et à bien distin- 
guer. J'avoue méme que, malgré toutes mes recherches à cet égard, 
je suis encore loin de penser avoir absolument résolu la question 
de savoir si l'on doit considérer la plupart des Perroquets que nous 
donnons sous le nom de Perroquets Amazones comme autant. d'es- 
péces différentes ou seulement comme n'étant que de simples variétés 
accidentelles d'une méme espéce, lesquelles, se propageant ainsi, for- 
meroient autant de races séparées; question sur laquelle il n'y aura 
. jamais qu'un ornithologiste expérimenté et instruit par lui-méme sur 
„les lieux qu'habitent ces oiseaux, qui puisse lever tous les doutes. Ce 
quil y a de certain, c'est que, parmi les nombreux individus des 
Perroquets dits Amazones qui vivent dans l'état de domesticite, il 
n'est guére possible d'en trouver deux qui se ressemblent parfaite- 
ment; il est aussi malheureusement trop vrai que, dans les envois 
d'oiseaux qu'on fait journellement en Europe des pays qu'habitent 
ces Perroquets , nous n'en recevons que bien rarement et bien peu 
qui aient été tués dans les bois. Depuis plus de trente ans que je 
m'occupe à étudier les oiseaux et que je suis tous les envois qui s'en 
font, je n'ai vu que cinq Perroquets Amazones qui eussent été tués 
dans l'état sauvage : j'en ai recu moi-même deux directement, et qui 
m'étoient adressés, l'un comme mále, l'autre comme femelle ; ce sont 
ces deux mémes individus qui figurent ici, qui m'ont servi de type 
pour l'espèce, et qui, par la comparaison que j'en ai faite avec tous 
les autres individus que j'ai vus de l'espéce, tant en cage que dans 
les collections, m'ont mis à méme de donner un apercu de l'identité 


24 HISTOIRE NA TE RE LL E 


probable d’espece de tous ces oiseaux, ă chacun desquels nous don- 
nons cependant un surnom diflerent, d’aprés les attributs qui lui sont 
particuliers, mais qui ne toucheroient pas à l'espéce. C'est ce dont le lec- 
teur pourra juger lui-méme sil veut comparer l'oiseau mále et femelle, 
n.* 84 et 85, avec ceux des numéros suivans jusquau n.” go, et 
saider des rapports que nous établirons, d'aprés les observations les 
plus exactes, entre tous ces oiseaux, à mesure qu'ils se présenteront. 

Nous observerons d'abord, que les individus Amazones tués dans 
les bois, que nous avons vus, étoient tous parfaitement semblables 
entr eux tandis que ceux qui sont ou qui ont vécu dans l'état de 
domesticite, different plus ou moins les uns des autres, tellement 
méme qu'il nous eüt été possible de décrire et figurer comme autant 
d'espèces différentes au moins vingt Perroquets Amazones. Ceci établi 
sans que personne puisse le contester, puisque chacun a la facilité de 
voir dans un méme jour, à Paris surtout, peut- étre plus de cent 
Amazones, tous différens les uns des autres, il est clair que ces Perro- 
quets, de méme au reste que tous les Perroquets en général, varient 
beaucoup dans l'état de domesticite. En comparant ces faits avec ce 
que nous avons déjà dit des variations de tant d'autres Perroquets, 
il ne sera donc pas difficile d'établir l'échelle que formeroient les 
individus figures n." 86, 87, 88, 89 et méme go, de nos planches, 
ainsi que nous le ferons voir lorsque nous aurons décrit l'espéce dans 
toute son intégrité, c'est-à-dire, telle qu'elle existe dans l'état de na- 
ture. Dans cet état, et à en juger par six individus tués dans les bois, 
le Perroquet Amazone mále a le front ceint d'un bandeau bleu qui 
traverse d'un ceil à l'autre. Immédiatement aprés ce bandeau on re- 
marque quelques plumes blanches sur le milieu du sinciput, et qui 
adhérent à des plumes d'un jaune foncé, qui couronnent les yeux ; ce 
méme jaune colore les joues et la gorge , en descendant en pointe 
sur le milieu du cou. Le sommet de la téte, aprés la tache blanche 
dont nous avons parlé, les plumes de l'occiput et du derrière du cou, 
sont d'un beau vert et bordées de noir. Les plumes voisines de celles 
qui sont jaunes, la poitrine, le ventre, tout le dessous du corps et le 
manteau, sont d'un riche vert brillant, relevé de bleu et jaunissant 
sur le bas-ventre, les flancs, les couvertures du dessous de la queue 
et la partie des jambes prés du talon, ou le jaune pur forme une sorte 
de jarretiére intérieure. Les petites couvertures du poignet des ailes 
sont d'un beau rouge vif; les moyennes et les grandes, ainsi que les 
scapulaires et les derniéres pennes alaires prés du dos, sont gros vert. 


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DES PERROQUETS. 25 


Les premiéres grandes pennes alaires sont extérieurement d’un bleu 
foncé, tirant au violet; les moyennes sont de cette méme couleur à 
leurs pointes, mais rouges sur leurs bords extérieurs. Ce rouge forme 
ainsi une longue bande dans le milieu des ailes; mais souvent on ne 
l'apercoit pas lorsque les ailes se trouvent appliquées au corps de l'oi- 
seau. La queue, qui est gros vert des ailes en dessus, et jaunátre en 
dessous, a aussi du rouge au haut de chacune de ses pennes, mais qui 
ne s'apercoit dans ce dernier sens que quand elle est resserrée. Le bec 
est noir-brun et les pieds sont d'un gris blanchátre dans l'oiseau vivant. 
Dans tous les individus que j'ai vus vivans les yeux étoient d'un jaune 
plus ou moins foncé. Le mále que j'ai figuré avoit quatorze pouces de 
longueur totale, y compris la queue, qui n'en avoit que cinq, et qui 
est composée de douze plumes. 

Le Perroquet Amazone se trouve dans une grande partie de l'Amé- 
rique méridionale; il abonde à la Guiane, mais surtout à Surinam, 
ou il cause de grands degäts dans les plantations. Il niche au milieu 
des foréts impénétrables. La femelle pond quatre ceufs blancs dans 
un grand trou d'arbre. Les petits naissent absolument nus, et se cou- 
vrent ensuite d'un duvet gris-blanc, qui est remplacé peu à peu par 
des plumes. Au sortir du nid, le mâle et la femelle se ressemblent, et 
n'ont, ni l'un ni l'autre, de rouge au poignet des ailes; ils n'ont de 
méme qu'une petite tache jaune sur le front. Enfin, dans cet état, 
ils ont absolument les couleurs de la femelle adulte, avec cette dif- 
férence seulement, que le vert du dessous du corps est plus jaunátre, 
et que celui du dessus est comme saupoudré d'une poussiére blan- 
châtre ; ce qui fait souvent confondre l'espéce du Perroquet Meunier 
avec l'Amazone dans son jeune age, parce qu'aucun naturaliste n'a 
indiqué les caractéres distinctifs des uns et des autres : inconvénient 
auquel nous obvions en donnant la description du Perroquet Meu- 


nier, n.° 9». 
, 9 


26 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET AMAZONE. 
PLANCHE LXXXV, LA FEMELLE. 


Lia femelle Amazone diffère du mâle principalement en ce quelle n'a 
qu’une tache jaune sur la téte, entre le front et le sinciput; elle n'a pas 


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non plus de rouge sur le poignet des ailes, mais elle porte aussi une 
barre de cette derniére couleur sur leurs pennes intermédiaires. Chez 
elle le vert du dessus du corps, celui du cou et de la téte, sont relevés 
par un bleu clair, comme saupoudré. La gorge et le devant du cou 
sont vert jaunátre, et tout le dessous du corps, savoir, le ventre, les 


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flancs, les couvertures du dessous de la queue et les plumes des jambes, 
Qun vert terne, approchant de la couleur d'olive. Le dessus de la queue 
est d'un gros vert, jaunissant un peu sur les bords et a la pointe. Le 


dessous en est d'un jaune verdâtre; on aperçoit cependant entre les 
barbes un peu de rouge foible, mais seulement lorsqu'elle est tout-à- 
fait étalée. Le bout des grandes pennes alaires est bleu. Le bec est d'un 
gris blafard , et les pieds sont gris-brun. Telle étoit du moins la femelle 
Amazone dont la dépouille m'avoit été adressée directement de Cayenne 
avec le mále que nous avons figuré n.° 84. Je dis la femelle, d'aprés 
- Pinspection seule de la dépouille de l'oiseau, parce qu'ayant disséqué 
moi-méme et reconnu pour femelles trois autres individus de l'espéce, 
il s'est trouvé qu'il n'y avoit entr'eux et celui-ci que quelques différences 
purement accidentelles et trop légères pour ne pas les regarder comme 
appartenant à une même espèce et à un même sexe. En effet, ces dif- 


férences ne consistoient qu'en ce que le jaune s'étendoit sur la tête plus 
chez les uns que chez les autres, et que quelquefois il embrassoit les 
joues et une partie de la gorge : ainsi il paroit constant que les femelles 


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du Perroquet Amazone n’ont point de rouge au poignet des ailes, ni 


de bleu au front. Un autre individu femelle de l'espéce, que j'ai vu 
dans les collections de M. Raye de Breukelervaert , ressembloit absolu- 
ment à celui dont il est ici question, et que j'ai figuré n.° 85; il avoit 


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cependant le rouge de la queue mieux prononce que ce dernier, et une 
partie des premières pennes de ses ailes étoit entiérement jaune. Mais 


cet individu et les trois dont j'ai parlé plus haut, avoient vécu quelque 
temps en cage. Les différences qu'il y avoit entr'eux tous et celui de 
cet article, n'étoient donc que des effets de l'état de domesticite oü ils 
avoient vécu; effets ordinaires de cet état sur tous les Perroquets et 


Perruches à plumage vert. 


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LE PERROQUET AMAZONE 


A TÊTE JAUNE. 


PREMIERE VARIÉTÉ. 


PLANCHE LXXXVI. 


L'Amazone à tete jaune ; BUFFON, première espèce. 


(Ox reconnoit encore dans cet individu varié, tous les caractéres du 
Perroquet Amazone ; il a, comme celui-ci, du rouge au poignet et 
au milieu des ailes, ainsi que dans les barbes intérieures des pennes 
de la queue; il a aussi du jaune autour des puse prés du talon : 

mais le bleu du front a disparu chez lui, et s'y trouve remplacé par 
le jaune qui couvre le sinciput et s'étend sur les joues. Le vert de cet 
individu est aussi plus terne que celui de l'Amazone. Il a le bec, les 
pieds et les ongles jaunátres. Ce méme individu a vécu trois ans 
en cage chez moi. Quand je l'acquis, on remarquoit encore sur son 
front quelques légéres traces de bleu mélé avec le jaune de cette par- 
tie, qui ne couvroit alors que le dessus de la téte; son bec et ses 
pieds étoient bruns. Il mua réguliérement une fois par an, et à chaque 
mue le jaune s'étendoit davantage sur les joues et le bleu du front 
s'effacoit entierement. A sa mort je le disséquai, et je reconnus qu'il 
etoit male. Je pense donc que celui-ci et plus de trente autres indi- 
vidus variés de la méme espéce, que j'ai examinés, et chez quelques- 
uns desquels le jaune embrassoit toute la téte et méme tout le cou, 
ne peuvent étre regardés comme formant autant d'espéces séparées, 
quoique les naturalistes en général, notamment Brisson, qui sans 
doute ne connoissoit pas l'Amazone dans son état naturel et sauvage, 
aient fait de plusieurs de ces variétés autant d'espéces distinctes ; on 
voit méme que celle de ces variétés dont il est question dans cet 
article, a été donnée par Buffon comme le type de l'espéce du Per- 


roquet Amazone. 


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28 HISTOIRE NATURELLE 


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L'AMAZONE A CALOTTE BLEUE. 


SECONDE VARIETE. 


Mêmes caractères que les précédens ; dessus de la tête bleu. 


PLANCHE LXXXVII. 


Cer oiseau, que nous regardons comme une seconde variété de 
l'Amazone, et qu'aucun naturaliste n'a indiqué, ressemble plus par 
la téte à l'individu de notre n.° 84 que la variété représentée n.° 86; 
car, au lieu de n'y former qu'un bandeau sur le front, comme dans 
l'individu du n.° 84, le bleu occupe chez lui tout le dessus de la 
téte. Ses joues et ses yeux sont entourés de jaune, et ce jaune se 
porte ici jusqu'au milieu du cou, à peu prés comme dans l'autre 
variété. Mais ces deux oiseaux, semblables d'ailleurs entr'eux à quel- 
ques légéres teintes prés, et ayant l'un et l'autre du rouge au poignet 
et au milieu des pennes des ailes, il ne peut pas étre douteux que 


l'Amazone à tête jaune et celui à calotte bleue n'appartiennent à Pes- ` 


péce de l'Amazone proprement dit. Il suffira au lecteur d'examiner 
avec quelque attention les figures exactes que nous donnons de ces 
deux variétés et de l'espéce dans toute son intégrité, pour saisir les 
rapports qu'elles ont entr'elles. 

L'individu qui a servi à la gravure que nous donnons de l'Ama- 
zone à calotte bleue, et que nous croyons fermement n'étre qu'une 
seconde variété de l'espéce de l'Amazone, fait partie du cabinet de 
M. Dufresne, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle à Paris. 
Nous avons vu plusieurs autres individus Amazones, variés à peu prés 
comme celui-ci, et ayant tous le dessus de la téte bleu, mais diffé- 
rant entr'eux par plus ou moins de jaune sur les joues et la gorge. 


Tous ces individus, ainsi que celui de cet article, avoient vécu dans 
l'état de domesticite. 


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L'AMAZONE TAPIRE DE ROUGE. 


TROISIEME VARIETE. 


PLANCHE LXXXVIII. 


Lh sagit dans cet article d'une troisiéme variété de l'Amazone, mais 
qui n'offrira rien de bien extraordinaire d'aprés ce que nous avons 
dit des causes qui produisent les variations des Perroquets et de la 
maniére dont elles s'opérent. Ici le rouge, au lieu de se porter sur 
les parties du corps qu'il colore dans l'espéce, se trouve répandu sur 
plusieurs autres parties, dont il tache trés-irréguliérement toutes les 
plumes; le bleu du front a disparu, ainsi que le jaune de la téte: 
mais à toutes ses formes il est impossible de ne pas reconnoitre l'es- 
péce de l'Amazone proprement de `= 

L’individu que je fais servir à cette description , fait partie du 
cabinet de M. Raye de Breukelervaert, d'Amsterdam, et a vécu dans 
'état de domesticité. J'ai vu plusieurs autres individus de l'Amazone 
tapiré, qui étoient dans le méme cas, et chez lesquels il restoit encore 
un peu de rouge au poignet des ailes et au milieu de leurs pennes 
intermédiaires, ainsi que sous la queue: individus que jé regarde 
tous comme appartenant à l'espéce de l'Amazone, tout aussi bien que. 
ceux de nos articles précédens. 

Le Perroquet Tarabé du Brésil, décrit par Marcgrave, et dont 
Buffon parle d'aprés cet auteur sous le nom d'Amazone à téte rouge 
(seconde espèce), pourroit bien. n'être qu'une variété chez laquelle 
le rouge auroit abondé sur la tête et la poitrine seulement. Au reste, 
la description de ce Tarabé est si incomplète qu'il n'est pas permis 


de rien établir à son sujet. 


30 HISTOIRE NATURELLE 


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WAMAZONE TAPIRE DE JAUNE. 


QUATRIEME VARIETE. 


PLANCHE LXXXIX. 


Pin la manière dont la variation s'est opérée ici, ce nest plus le 
rouge qui s'est porté sur les différentes parties du corps de l'oiseau, 
c'est une partie du jaune qui, s'étant détournée, s'est répandue sur le 
dos , les ailes, la poitrine et les flancs. Mais l'oiseau a conservé le 
bleu de la téte, qui méme, ayant dominé chez lui, s'est porté sur la 
partie comprise entre les yeux et le bec. Il a aussi conservé le rouge 
du poignet des ailes, celui du milieu de leurs. pennes intermédiaires, 
et méme celui du dessous de la queue. Cet oiseau présente donc une 
quatriéme variété dans l'espèce de Amazone , variété dont on voit, 
n." 120 des planches enluminées de Buffon, un autre individu aussi 
tapiré de jaune; mais ce naturaliste, n'en ayant pas reconnu l'espéce, 
se contente de dire, aprés avoir indiqué la maniére dont on a fort 
mal à propos prétendu que les sauvages tapirent les Perroquets et 
surtout les Criks, que ce Perroquet tapiré devoit étre rapporté à un 
Perroquet publié par Klein et par Frisch, et que ces auteurs avoient 


pris pour un اک‎ Le naturel. Voyez dans Buffon Particle du Crik 


` 


à tête violette, 7.* espèce. 


L'individu que nous avons figuré ici, fait partie du cabinet de 
M. Dufresne, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle : à Paris, 
et a vécu dans l'état de domesticité. 

Cette variété est très-commune. J'ai vu plusieurs de ses individus, 


tous plus ou moins tachetés de jaune, dont un étoit même presqu'en- 
tièrement devenu jaune. 


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DES PERROQUETS. 5i 


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L'AMAZONE JAUNE. 
CINQUIEME VARIÉTÉ. 
PLANCHE XC. 


Méme taille et mémes formes que l'Amazone proprement dit; du rouge au 
milieu des pennes intermédiaires des ailes et sur les barbes intérieures de celles 
de la queue; grandes pennes alaires grisátres, ainsi que le sommet de la téte 
et la peau nue du tour des yeux; bec et pieds blafards; plumage général jaune 
citron sur le corps, jaune verdátre en dessous. 


L’ Amazone jaune; Burr. 4.° espèce ; pl. enl. n.° 13, sous le nom de Perroquet jaune. 
Le Perroquet jaune; Briss. n.° 47. 


Après avoir reconnu la variété de Amazone tapiré en jaune, dont 
nous avons parlé dans notre précédent article, il nous est impossible 
de douter que celui-ci ne soit encore un individu de la méme es- 
péce, devenu entiérement jaune dans les parties qui pouvoient et 
devoient nécessairement prendre cette couleur par leur dégradation 
totale; et telles sont celles qui étoient vertes ou rouges; car la dégra- 
dation de ces deux couleurs produit nécessairement le jaune qu'elles 
ont l'une et l'autre pour base. Le bleu, en se dégradant, a produit 
la couleur grisaille du sommet de la téte et du bout des pennes alaires 
de l'individu dont il est ici question. Cette variété présente ainsi à 
peu prés le dernier degré de l'abátardissement des couleurs naturelles 
de l'Amazone dans son état parfait. Je dis à peu prés, parce qu'on 
remarque (voyez la figure que nous en publions) que cette variété 
conserve encore un peu du rouge des pennes des ailes et de celui 
de la queue de l'espèce. On voit aussi que cet individu est encore 
plus dégénéré que ceux qu'ont décrits Brisson et Buffon; car chacun 
de ceux-ci avoit conservé le rouge du poignet des ailes; mais tous 
les trois avoient le bec, les pieds et les ongles blanchátres. Quant 
aux formes de tous ces Amazones jaunes, ainsi qu'à Pétagement des 
pennes de leurs ailes et de celles de leur queue, j'y ai bien reconnu 
tous les caractéres de l'Amazone proprement dit. L'individu décrit 


32 HISTOIRE NATURELLE 
par Brisson avoit appartenu à l'abbé Aubry, et je l'acquis à la vente 
qui fut faite de son cabinet. Celui décrit par Buffon fait encore 
aujourd'hui partie du Muséum d'histoire naturelle de Paris. Ces 
deux individus différent de celui que j'ai figuré et qui fait partie du 
cabinet de M. Raye de Breukelervaert, d'Amsterdam , en ce qu'ils 
ont le dessus de la téte entiérement jaune. Ce dernier a méme en- 
core des teintes verdátres dans toutes les parties du dessous du corps; 
ce qui décéle évidemment la couleur primitive. J'ai vu, dans la riche 
collection de M. Temminck, une autre de ces variétés, qui avoit aussi 
le dessus de la téte et le bout des pennes alaires grisailles, mais dont 
tout le jaune avoit encore une teinte verdátre. J'en ai vu enfin une 
cinquième, vivante, qui avoit déjà tout le dessous du corps, la tête 
et le cou, jaunes; le dos et les ailes étoient chez elle encore mélangés 
d'autant de plumes jaunes que de vertes : cette même variété avoit 
conservé le rouge du poignet des ailes, ainsi que celui du milieu de 
leurs pennes intermédiaires et de la queue. . 

D'aprés toutes ces observations sur l'espéce du Perroquet Amazone , 
observations qui sont le fruit de trente années de recherches et de 
comparaisons , on doit, ce me semble, rester convaincu de l'unité 
d'espéce de tous ces Amazones variés, dont nous avons présenté la 


` série principale comme nécessaire et suffisante pour prouver aux na- 


turalistes que ce n'étoit point sur de simples présomptions que nous 


avions établi une opinion contraire à celle de ceux d'entr'eux les 


plus recommandables par leurs connoissances ornithologiques , mais 
qui avoient fait de la plupart de ces mémes Amazones variés autant 
d’especes differentes. 

Il est peut-étre utile ou méme nécessaire de faire encore remarquer 
ici, à l'égard des variétés de l'Amazone que nous avons présentées , 
que les quatre premiéres offrent une nature de variations différente 
de celles de la cinquiéme et derniére. En effet, chez celles-là il ny 
a eu qu'une simple transposition dans la plupart des couleurs , comme 
dans l'Amazone, par exemple, chez lequel le rouge, ayant abondé et 
s'étant dérangé de son cours par quelque cause locale, s'est porté sur 
des parties autres que celles de sa destination naturelle dans l'espéce; 
ce que nous avons déjà remarqué dans d'autres Perroquets, et ce dont 
nous donnerons encore quelques exemples. Dans la variété de notre 
n.” 86, c'est le jaune qui a prédominé et qui a pris sur la tête la 
place du bleu : dans celle n.? 87, c'est au contraire le bleu qui a pré- 
valu et qui couvre le dessus de la téte, ainsi que dans la quatriéme 


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DES PERROQUETS. 33 


variété, dans laquelle le jaune s’est de plus répandu sui une grande 


partie des plumes. Mais ici, dans notre cinquième variété, où tout 


ce qui étoit vert et une partie du rouge ont jauni, et oü le bleu de 
la téte et du bout des ailes est devenu gris, aucune des couleurs 
primitives n'a été dérangée ; seulement elles ont été détériorées, effa- 
cées méme, par l'épuisement, le presque -anéantissement des forces 
vitales de l'oiseau. Cet oiseau enfin n'est autre chose que le Perroquet 
Amazone dans son état de vieillesse, de caducité. C'est l'image du 
vieillard vénérable , dont la téte et la barbe, de noires qu'elles étoient 
dans son printemps , ont grisonné dans l'âge mûr et blanchi dans 
sa vieillesse. Tout est soumis dans la nature aux mémes lois. Nous 
en avons déjà donné plus d'un exemple dans des oiseaux qui ne 
conservoient plus rien d'aucune de leurs couleurs primitives. Les 
oiseaux perdent à un certain áge la faculté de muer et par conséquent 
de renouveler leurs plumes : il en est aussi chez lesquels l'épuisement 
occasioné par l'âge ou par quelque dérangement dans les organes, fait 
dégénérer la matière colorante de leurs plumes; et c'est le cas où 
sest trouvé notre Perroquet Amazone, devenu jaune. 


00١۳۰۹۰٢ 


54 HISTOIRE NATURELLE 


ACVAAAAAAAAAARARAAASAASAAAAARAAASAAARAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAARAAAAARAAAAAAAAAAARAAAAAAAAAARAAAAPRÁ 


LE PERROQUET DUFRESNE. 
PLANCHE XCI. 


Forte taille; front ceint d'un bandeau rouge orangé, s'étendant jusqu'aux yeux 
et y. prenant un ton plus jaune, décidé; joues, gorge et câtes du cou, bleuâtres; 
tache de couleur orangée, transversale, sur le milieu des grandes pennes alaires, ' 


vertes à leur naissance et bleues à leurs pointes; plumage vert plein, lustre de 
bleu; bec robuste, brun jaunåtre ; pieds bruns. f 


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Ce Perroquet, de la taille des plus forts Amazones, est de la plus 
grande rareté dans les collections; la seule même oü je l'aie jamais 
vu est celle de M. iDufresne, aide-naturaliste au Muséum d'histoire 
naturelle de Paris, collection dont jai eu souvent occasion de parler 
avec avantage. Je donne à cette espéce, dont je ne sache pas que per- 
sonne ait encore parlé, le nom de M. Dufresne, comme un témoignage 
de l'amitié qui nous lie et de ma reconnoissance pour la maniére 
“obligeante avec laquelle il a la bonté de me laisser la plus grande 
liberté de disposer de tous les oiseaux de son cabinet, soit que je 
veuille les faire peindre ou les comparer à d'autres individus de 
mémes espéces. Cette complaisance rare, et que M. Dufresne a éga- 
lement pour tous ceux qui soccupent de la science de l'histoire 
naturelle, lui a valu, indépendamment de son mérite personnel , 
une bienveillance générale et l'estime particulière de ceux qui le 
connoissent. 

Comme nous avons figuré le Perroquet Dufresne de grandeur na- 
turelle, nous ne nous arréterons pas à en donner ici les dimensions. 
Cet oiseau a le bec trés-fort et large à sa base. La mandibule infé- 
rieure porte sur son milieu une vive aréte saillante, qui semble la 
partager en deux; la supérieure est, au contraire, aplatie sur son 
aréte. Un bandeau orangé rougeátre prés des narines, et jaune à ses 
extrémités, ceint le front d'un ceil à l'autre. Les joues, les cótés et 
le devant du cou, sont bleus, mais d'un bleu tellement mélé de vert 


que ces parties paroissent plus bleues ou plus vertes suivant les inci- 
dences de la lumiére. Le dessus de la téte est vert jaunátre, nué 


aussi de bleu; mais, ce bleu se disséminant à mesure quil descend 


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vers le derrière du cou, cette dernière partie, le manteau, les sca- 
pulaires, le dos, les couvertures des ailes, leurs dernières pennes, 
les couvertures du dessus de la queue, le dessus même de la queue, 
sont d'un vert plein. Les petites couvertures des bords des ailes, 
leurs premières grandes pennes et le bout de leurs moyennes, sont 
d'un bleu foncé. Les pennes intermédiaires alaires sont d'un orange 
vif dans le milieu de leurs barbes extérieures, ce qui forme une 
tache allongée de cette couleur vers le milieu du bord des ailes.. La 
poitrine, toutes les plumes qui couvrent le sternum et le ventre, 
sont d'un vert lustre de bleu. Les flancs, le bas-ventre, les plumes 
des jambes, les couvertures du dessous et le revers de la queue, sont 


. d'un vert terni d'olivátre. La mandibule: supérieure est d'un jaune 


brun, rougissant à la base : l'inférieure et les pieds sont brunatres , 
et les ongles noirs. 
M. Dufresne s'est assuré que cette espéce provenoit de Cayenne. 


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36 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET MEUNIER. 


PLANCHE XCII. 


des ailes, vers le poignet, ainsi que sur le milieu de leurs moyennes pennes; 
premieres pennes des ailes et bout de celles qui sont rouges, bleus; queue plus 
longue que celle de l'Amazone; penne la plus laterale de chaque câte de la 
queue, bleue sur ses bords latéraux; plumage général du corps vert gris; yeux 
jaunes; bec gris noirâtre dans quelques individus et blanc de corne chez d'autres. 


| 
De la plus grande taille; petite tache jaune sur le sinciput, rouge sur le bord | 
1 


Le Meunier ou le Crik poudré, seconde espèce ; Burr. pl. enl. n.? 861. 


Nous avons conservé à ce grand Perroquet d'Amérique le nom de | 
Perroquet Meunier que les habitans de Cayenne, où il se trouve, lui | 
ont donné, parce que le vert de son plumage semble en effet sau- 
poudré de blanc. Il est vrai cependant que tous les Perroquets verts 
en général, quand ils sont jeunes ou au moment qu'ils viennent de 
muer, sont aussi poudreux : ce qui a même octasioné plus d'une 
méprise; car j'ai vu souvent prendre pour des Perroquets Meuniers, 
étiquetés comme tels, de jeunes Amazones ou leurs femelles. Il est 


vrai encore qu'il y a de grands rapports et une ressemblance frap- 
pante au premier coup d'œil entre le Perroquet Meunier et certains 
individus Amazones femelles, surtout si ceux-ci viennent de muer: 
mais, avec quelque attention sur les différences que nous allons éta- 
blir, il sera facile au lecteur de saisir les caractéres qui font du 
Perroquet Meunier une espéce différente de celle de l'Amazone. Le | 
Perroquet Meunier est non-seulement plus grand, mais il a encore 
la queue proportionnellement plus grande que Amazone; car si on 
mesure le Perroquet Meunier, on verra que le corps de l'oiseau n'est 
quune fois et demie aussi long que sa queue, tandis que chez les 
Perroquets Amazones la queue n'a que le tiers de la longueur du | 
corps. De plus, l'Amazone n'a pas de rouge sur les bords des ailes, 
vers le pouce, comme le Perroquet Meunier. Ce dernier a aussi le 
bord extérieur de la plume la plus latérale de la queue bleu; ce que 
n'a pas l'Amazone. L'Amazone enfin a du rouge dans les barbes inté- 
rieures des pennes de la queue, et le Perroquet Meunier n'y en a 


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De [Inprinerte de Langlois . 


DES PERROQUETS. 37 
pas. Il est donc vrai qu'il n'y a rien de si facile à distinguer l'une 
de l'autre que ces deux espèces d'oiseaux; et si Jal cru quil étoit 
utile d'entrer dans le détail de leurs caractères respectifs, c'est que 
la femelle ou le jeune mále Amazone, n'ayant pas, ainsi qu'on l'a 
vu, d'épaulettes rouges comme les máles adultes, et étant d'ailleurs 
poudreux au sortir de la mue, il étoit à craindre qu'on ne se méprit , 
c'est-à-dire, qu'on ne confondit la femelle ou le jeune mále Amazone 
avec le Perroquet Meunier. 

Le Perroquet Meunier a une petite tache jaune sur le sinciput, et 
les plumes de la téte, du derriére et des cótés du cou, bordées de 
brun violätre sur un fond vert poudreux. Le dos, les scapulaires et 
toutes les couvertures des ailes, leurs derniéres pennes prés du dos, 
le croupion et les couvertures du dessus de la queue, sont aussi d'un 
vert poudreux; et les plumes de toutes ces derniéres parties portent 
un petit liséré fin, brunâtre aussi, mais bien moins apparent que 
celui des premiéres. Les joues, la gorge et la poitrine, sont d'un vert 
gai jaunátre , légérement poudreux sur la poitrine, dont les plumes 
sont bordées de brun. Le ventre, les flancs et les plumes des jambes, 
sont d'un vert gris, et les couvertures du dessous de la queue, d'un . 
vert jaune. Le dessus de la queue est gros vert, mais jaunissant vers 
la pointe de chacune de ses plumes ; le revers en est entiérement 
vert trés-jaune. Le bout des moyennes pennes alaires, qui portent 
du rouge, ainsi que les grandes, à cet endroit, sont d'un beau bleu. 
Les yeux sont jaunes, et la peau nue qui les entoure, est blanche. 

Le bel individu qui a servi à la figure que nous publions du Per- 
roquet Meunier et à cette description, fait partie de mes collections. 
J'ai vu plusieurs autres Perroquets Meuniers dans différens cabinets, 
quoiqu'en général ils ne soient pas trés-communs. Buffon dit qu'on 
fait grand cas de ces Perroquets, comme très-dociles et apprenant 
bien à parler; ce que j'ignore و‎ n’ayant vu quun petit nombre de 
ces oiseaux dans l'état de domesticite. Il se pourroit aussi que Buffon 
eüt pris quelques Perroquets Amazones pour des Perroquets Meu- 
niers, car les oiseleurs qui les vendent sont fort sujets à donner les 


uns pour les autres. 


10 


38 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET LORI 


A FRANGES BLEUES. 


Taille moyenne; queue étagée et sarrondissant au bout à mesure quelle 
s'étale ; plumage rouge; queue cramoisie; scapulaires et partie du haut du dos 
bleu formé en franges; premières pennes alaires, extrémité des dernières et bout 
des plumes de laile bâtarde, noir violâtre; bec jaune; pieds noir-brun. 


PLANCHE XCIII. 


Ne reconnoissant ce beau Perroquet, de la famille des Loris; dans 
aucune des descriptions et des figures d'oiseaux publiées jusqu'à ce 
moment, nous lui donnons le nom de Lori à franges bleues, parce 
qu'en effet le bleu qui se trouve répandu chez lui sur les scapulaires, 
ainsi que sur le haut du dos, et qui s'y dessine en large feston, forme 
une sorte de frangé qui le caractérise au mieux. Cet oiseau a de plus 
les grandes pennes, le bout des dernières alaires et l'extrémité des 
plumes de l'aile bâtarde, d'un noir violätre., qui fait aussi l'effet 
d'une frange sur le bord des ailes, celles-ci étant rouges partout 
ailleurs, comme le reste du plumage en général, excepté la queue, 
qui est en tout sens d'un rouge cramoisi. Le bec est jaunátre. Les 
pieds et les ongles sont noir-brun. 

L'espéce de ce Perroquet habite les Moluques. Aussi la voit- on 
dans beaucoup de cabinets en Hollande, tandis qu'elle est fort rare 
en France. L'individu que j'en ai figure fait partie du Muséum d’his- 
toire naturelle de Paris, et provient des belles collections du Stathou- 
der. J'ai vu au cap de Bonne- Espérance beaucoup de ces Perroquets 
vivans, qui y avoient été apportés des Moluques. 


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LE PERROQUET LORI RADHIA, 


PLANCHE XCIV. 


Rouge; occiput, ailes, bas de la jambe et collier, jaune-citron; bec jaune 
d'ocre ; pieds noirâtres. 


Ion: Radhia est le nom que ce magnifique Perroquet porte aux 
Moluques, oü ce nom signifie, suivant ce qu'on m'a dit, roi des Loris; 
et c'est aussi par cette raison que nous l'avons préféré à tout autre. 
Cet oiseau est non-seulement rare dans nos collections d'Europe; il 
Pest encore, à ce qu'on m'a assuré, dans son propre pays: ce qui, 
joint aux rapports qu'il a avec le Perroquet Lori à collier jaune de 
notre article suivant, me feroit soupconner qu'il pourroit bien n'étre 
qu'une variété de ce dernier.’ Mais comme je connois trois Loris 
Radhia en tout absolument semblables entr'eux, et qu'il est difficile 
de trouver cette ressemblance parfaite entre plusieurs individus d'une 
méme espéce, variés, et surtout variés accidentellement , je prefere, 
en attendant le témoignage d'un voyageur éclairé, considérer à part - 
le beau Lori Perroquet de cet article, et lui laisser le nom qu'il porte 
dans le pays qu'il habite. 

Nous avons figuré cet oiseau de grandeur naturelle sur nos planches; 
ainsi nous ne parlerons pas de sa taille. Il a le derriere de la tete et 
les ailes entières jaune-citron , ainsi que les plumes du bas de la jambe, 
autour de laquelle il porte comme une jarretiere violátre, et l'espéce 
de collier qui lui passe au bas du cou par devant. Tout le reste du 
plumage, y compris toute la queue, est d'un rouge moelleux ; cette 
derniére est étagée de maniére qu'elle sarrondit au bout lorsque Poi- 
seau la déploie. Le bec est jaune d'ocre, et les pieds sont noirátres. 

L'ndividu que nous avons figure, fait partie du cabinet de M. 
Temminck d'Amsterdam. M. Beers, bailli d’Asserswoude, en avoit 
un autre dans ses collections, et M. Boers, ancien fiscal du cap de 
Bonne - Espérance , en possédoit un troisiéme. Celui-ci et les deux 


autres sont les seuls que j'aie jamais vus. 


Pm Il est certain que, partout oü il se trouve quelque espèce de Perroquets, elle y abonde, ou 
du moins n'y est jamais rare; car ces oiseaux engendrent beaucoup et ne vivent qu'en grandes 
bandes. Mais il est possible qu'on les ait supposés rares dans leur pays natal, parce qu'il est 
peut-étre difficile de s'y en procurer de vivans, et que les Indiens sont trop peu amateurs de 


leurs dépouilles pour s'amuser à les chasser. 


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4o HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET LORI 


A COLLIER JAUNE. 


PLANCHES XCV ET XCV bis. 


Ailes vertes, tachées de bleu aux poignets; sommet de la tête bleu-noir vio- 


lacé; bec rouge foncé; pieds brun clair; collier jaune au bas du cou, mais dans 
quelques individus seulement. : 


Le Lori à collier, seconde espèce ; Burron; pl. enl. n.” 119, sous le nom de Lori mâle 


des Indes orientales. 


Ce beau Lori est aussi commun dans les collections que l'espéce 

précédente y est rare; aussi est-il peu de naturalistes qui n'en aient | 
„parle. Mais l'espèce varieroit beaucoup s'il falloit s'en rapporter aux 

descriptions qu'ils en ont faites; car il en est bien peu qui s'accordent 

exactement entr'elles. J'ai vu cependant beaucoup de Loris à collier 

jaune, et je n'ai pas remarqué qu'ils fussent si différens les uns des 

autres qu'il ne fût trés-facile de reconnoitre l'espéce. Il en est quel- | 
ques-uns, par exemple, qui n’ont pas de collier jaune, et que Buffon | 
prend pour des femelles : je pense au contraire que, si le collier faisoit 

toute la différence qu'il dût y avoir entre les mâles et les femelles, ce | 
seroient les mâles qui ne l'auroient pas. Au surplus, comme je n'ai | 
jamais été dans le cas de disséquer aucun de ces Perroquets, et quil i 
est probable que Buffon n'en a pas plus que moi vérifié le sexe par 

lui-même, il vaut mieux, dans le doute, laisser la question indecise, 

et nous borner à figurer deux individus de l'espèce, dont Pun, n.° 95, 

à collier jaune, et l'autre, n. 95 bis, sans collier jaune et comme 

variété du premier. Le temps nous apprendra lequel des deux est le 
mâle ou la femelle, s'il est vrai qu'ils soient de sexe different. 

Le Perroquet Lori à collier jaune a tout le dessus de la téte couvert 
d'une calotte qui paroit étre noire, mais qui, exposée à la lumiére, 
prend un ton bleu violátre foncé, le violet se prononcant cependant: 
davantage vers la nuque et lustrant le rouge du derriére du cou. Les | 
ailes, à l'exception des petites couvertures bleues des poignets et qui | 
y forment épaulettes, sont, en dessus, d'un vert plein : le revers de | 
leurs pennes est jaune dans une partie des barbes extérieures; ce qui 


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DES PERROQUETS. 41 


forme une grande plaque de cette couleur sous les ailes, et qui ne se 
montre pas en dessus, à moins qu'on n'écarte beaucoup ces mémes 
pennes jaunes. Tout le plumage du reste du corps, si l'on en excepte 
une sorte de collier ou plutót de hausse-col jaune-citron, qui marque 
le haut de la poitrine, et les plumes des jambes qui sont d'un beau 
bleu violet, est rouge, mais d'un rouge plus sombre sur le dos que 
sous le corps. La queue, qui est étagée, mais seulement de maniére 
à s'arrondir en s'étalant, est d'un rouge brun vers la pointe et d'un 
rouge plus clair à sa naissance. Le bec est d'un rouge sombre, et 
les pieds sont bruns. 

. L'individu représenté n.? 95 bis de nos planches, sous le nom de 
variété du Perroquet Lori à collier jaune, ressemble en tout absolu- 
ment à celui dont nous venons de donner la description, au jaune 
de la poitrine prés, qu'il n'a pas. 

Une seconde variété est celle qua figurée Buffon, n.° 84 de ses 
planches, sous le nom de Lori des Indes orientales, et qui, si elle 
n'a pas le collier jaune, a au moins, d'apres la figure citée, les der- 
niéres pennes des ailes bordées de rouge; ce qui ne doit pas paroitre 
extraordinaire d'aprés les nombreux exemples de variations que nous 
avons donnés, de Perroquets surtout. Mais si le Lori à collier des 
Indes, donné par Brisson, tom. IV, pag. 250, d'aprés Albin, étoit 
en effet, comme le pense Buffon, encore une variété de l'espéce du 
Lori à collier que nous venons de décrire, il faut avouer que cette 
variété seroit fort extraordinaire par le blanc dont elle seroit tachetée. 
Cette description d'Albin m'est fort suspecte, et elle me le seroit 
encore davantage s'il étoit vrai que l'oiseau qu'il a décrit appartint 
à l'espéce de notre Lori à collier. Je concois au reste que quelque 
empailleur pourroit s'étre amusé à varier en blanc un oiseau rouge, 
pour le rendre plus curieux et le vendre plus cher, supercherie qui 
n'a eu que trop souvent lieu par malheur pour la science. 

Le Lori à collier se trouve aux Moluques. 


2 11 


42 HISTOIRE NATURELLE ۱ 


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LE PERROQUET LORI-NOIRA. 


PLANCHE XCVI. 


Rouge; epaulettes et tache sur le dos jaunes; ailes, bout de la queue et plumes 
des jambes, vert plein; bec jaune; pieds noirátres. 


1 
Le Lori- Noira; Burr. première espèce ; pl. enl. n.” 216, sous le nom de Lori des | 
Moluques. Lori des Moluques ; Briss. tom. IV, pag. 219. | 


Cr Perroquet rouge differe de l'espéce précédente en ce quil a sur 
le haut du dos le jaune que celle-ci porte sur la poitrine, et qu'au 4 
lieu d’avoir comme elle les épaulettes bleues, il les a jaunes. Chez 
lui aussi l'extrémité de la queue est verte, tandis qu'elle est rouge 
-dans l'autre espéce. Il a encore les plumes des jambes vertes, au lieu | (| 
de les avoir bleues, et le dessus de la téte du méme rouge que son | 
plumage général, au lieu de l'avoir bleuätre comme le Lori à collier. | 
Ses pennes alaires, enfin, sont en partie rouges en dessous, tandis | 
que ce dernier y a les siennes jaunes. Ajoutons que le Lori-Noira a 
le bec jaune, les pieds noirâtres, et que son plumage est d'un rouge y 
plus brillant que celui du Lori á collier. Mais toutes ces différences i 
constituent-elles bien deux espèces différentes? C'est ce dont il est | 
permis de douter, lorsqu’en comparant ensemble ces deux oiseaux, | 
on leur trouve absolument les mêmes formes. Que sera-ce si Pon 
réfléchit sur les grandes variations qu’éprouvent les Perroquets dans | 
état de domesticite par le dérangement des couleurs qui leur sont | 
propres ? Malheureusement sur plus de cent individus Loris -Noira ۱ 
que j'ai vus, il n'en est aucun qui n'eüt vécu en cage. Aussi crois-je | 
devoir, en attendant des renseignemens positifs , considérer à part í 
chacun des deux oiseaux en question, et leur conserver les noms | 
que les naturalistes leur ont donnes. | | 
Non-seulement le Perroquet Lori-Noira se trouve dans les mêmes 
pays que le Lori à collier, mais encore on les y voit ensemble dans | 
les mémes bandes, à ce qu'on m'a assuré du moins. Si cela étoit | 
vrai, ce seroit une raison de plus pour les croire de la méme espéce. 


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LE PERROQUET LORI 


A QUEUE BLEUE. 


Rouge cramoisi; queue, scapulaires, bas-ventre, bleus, ainsi que les dernières 
plumes des ailes et quelques-unes de leurs grandes couvertures; pennes noir- 
brun ; bec jaune. 


PLANCHE XCVII. 


Le Lori que nous surnommons à queue bleue, parce que telle est 
en effet chez lui la couleur de cette partie, a, il est vrai, beaucoup 
de rapport par ses couleurs générales avec le Lori à franges bleues 
de notre n.° 93; mais sa queue, très-courte et aussi trés-différente 
par sa forme de celle de ce dernier, atteste, 4 n’en pouvoir douter, 
que ces deux oiseaux forment deux espéces bien distinctes, que nous 
n hesitons pas à donner pour telles. 

Le plumage général, C'est-à-dire, celui de la tête, du cou, du dos, 
du croupion ; les couvertures du dessus de la queue, la poitrine, les 
flancs, les plumes des jambes du Lori 4 queue bleue, sont d'un rouge 
foncé, tirant au cramoisi. Toutes les couvertures des ailes sont du 
rouge cramoisi du corps, à l'exception de trois ou quatre de celles 
du milieu, qui sont bleu-foncé; quelques autres de celles du milieu 
et les plus grandes sont lisérées de bleu. Les scapulaires, les deux 
derniéres plumes des ailes prés du dos, le bas-ventre et la queue 
entiére, sont aussi bleus. Les grandes pennes alaires sont d'un noir 
brun. Le bec est d'un jaune d'ocre, et les pieds sont noirs. 

L'espéce du Lori à queue bleue se trouve plus communément à 
"le Bornéo. L'individu que nous en avons figuré de grandeur natu- 
relle, fait partie de la belle collection de M. Raye de Breukelervaert, 


à Amsterdam. 


44 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET 


A EPAULETTES JAUNES. 


Vert lustré; front blanc; tête et une partie du cou jaunes, ainsi que les plumes 
des jambes et le poignet des ailes; du rouge au milieu des moyennes pennes 
alaires et ă la naissance de la queue; du bleu au bout des pennes des ailes et 
sur les bords latéraux de la queue; bec blanc; pieds blafards. 


PLANCHE XCVIII, LA FEMELLE. 


PLANCHE XCVIII bis, LE MALE. 


Le Crik a tete et à gorge jaunes ; Burr. premiere espéce. Le Perroquet Amazone 
a gorge jaune; Briss. tom. IV, pag. 287, n.° 38. 


Quoique cette espèce soit assez commune dans l’état de domesticité, 
et par conséquent dans les cabinets, Buffon ne l'a pas figurée dans son 
ouvrage. Ainsi on ne sera pas fâché sans doute de trouver dans celui-ci 
le portrait d'un des plus beaux Perroquets d'Amérique, et qui se trouve, 
comme l'Amazone, sur les bords du fleuve fameux de ce nom. Ceux 
qui n'aiment pas à voir changer les noms des oiseaux, voudront bien 
nous pardonner d'avoir encore osé changer celui du Perroquet de cet 
article. Ce qui nous y a déterminés, c’est que la couleur jaune de la 
téte et du cou de ce Perroquet ne la faisoit pas assez distinguer de 


l'Amazone, qui a ces mémes parties aussi jaunes; la couleur de ses 


épaulettes, au contraire, l'en distingue parfaitement : raison de plus 


pour que nous ayons dà préférer le nom de Perroquet à épaulettes 
jaunes. 


Ce Perroquet a les plumes du front blanches, ainsi que celles qui 
couvrent l'espace compris entre les yeux et le bec. Les joues et la gorge 
sont d'un beau jaune jonquille des plus vifs. Telle est aussi la couleur 
des plumes des jambes, du poignet des ailes, et celle des couvertures 
de celles-ci, sur lesquelles cette couleur jaune forme deux grandes épau- 
lettes. Cependant toutes les plumes du front, ainsi que les jaunes, 
sont rougeátres à leur naissance, couleur qui ne paroit qu'un peu 


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DES PERROQUETS. 45 


vers la gorge, à moins qu'on ne souléve et n'écarte les plumes. Le der- 
riére de la téte et du cou, le manteau, les couvertures des ailes autres 
que les jaunes, sont, ainsi que les derniéres plumes des ailes, d'un 
vert gai, brillant, lustré de jaune. La poitrine, les flancs, toutes les 
plumes qui recouvrent le sternum et le bas-ventre, les couvertures 
du dessus et du dessous de la queue, sont d'un vert-jaune nuancé 
de bleuátre. Nous observerons que toutes les plumes vertes de ce 
Perroquet, particuliérement celles du haut du corps, sont, tant en 
dessus qu'en dessous, lisérées de brun noirátre; ce qui semble les 
détacher fort agréablement les unes des autres : nous observerons 
aussi que celles du bas-ventre sont rougeâtres vers leur racine. La 
queue est un peu étagée; la plume la plus latérale de chaque cóté 
de cette partie est d'un bleu tendre, et toutes elles ont du rouge à 
leur naissance, sont vertes au milieu et jaunátres au bout. Les grandes 
pennes alaires sont vertes à leur racine et bleues à leurs pointes : les 
moyennes se terminent aussi en bleu, mais elles sont rouges à leur 
autre extrémité. Le bec est blanc, et les pieds sont blafards. 

Ce Perroquet, qui a beaucoup de jaune dans son plumage, est 
sujet, dans l'état de domesticité, à se tapirer entiérement de cette 
couleur. Nous avons vu plusieurs de ses individus ainsi tapirés ; nous 
n'avons pas cru nécessaire de les faire figurer : nous avons méme été 
sur le point de ne donner qu'une seule figure, n'ayant à notre dis- 
position qu'une femelle de cette espéce ; mais, quoique celle-ci fût 
déjà gravée lorsque je vis chez M. Daudin un mâle de l'espèce, tres- 
bien conservé, que ce naturaliste venoit d'acquérir tout récemment, 
nous n'avons pas voulu, pour épargner les frais d'une figure, priver 
le Public du portrait d'un oiseau bien plus vivement coloré et à 
épaulettes bien plus amples que celui que nous avions d'abord à lul 
offrir. Ce Perroquet à épaulettes jaunes, mále, a été dessiné par 
M. Barraband, et c'est aussi celui sur lequel nous avons établi notre 
description. Il sera assez facile au lecteur, en comparant les deux 
figures, de saisir les différences qu'il y a entre le mále et la femelle 
de l'espéce du Perroquet à épaulettes jaunes, pour que nous puissions 
nous dispenser de nous arréter plus long-temps à leur description. 


12 


46 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET CENDRE 


OU LE JACO. 


Gris - ardoise chez quelques individus, gris- blanc chez d'autres. Flancs, bas- 
ventre et plumes des jambes, blancs; queue rouge; bec, pieds et bout des grandes 
pennes alaires, noirs; yeux jaune pale. 


PLANCHES XCIX ET C. 


Le Jaco ou Perroquet cendré; Burr. pl. enl. n.° 311. Le Perroquet cendré de Guinée ; 
Briss. tom. IV, pag. 310, n.° 49. 


Douceur des mœurs, docilité, attachement pour son maitre, toutes 
ces qualités domestiques se retrouvent dans l'espèce du Perroquet cen- 
dré. Aussi est-ce de tous les Perroquets celui dont on fait le plus de 
cas, qu'on apporte le plus volontiers en Europe, et qu'on préfère d'éle- 
ver et de nourrir en cage. Ce Perroquet est également celui auquel 
les nègres de la partie d'Afrique qu'il habite; s'attachent davantage : 
ils le prennent tout jeune dans le nid et l'élèvent, pour l'échanger ou 


le vendre aux Européens qui font la traite. Ce commerce leur vaut 


même beaucoup ; car il n'arrive pas un vaisseau négrier dans les 
colonies qui n'ait à bord un grand nombre de Perroquets cendrés: 
tous les matelots et la plupart des nègres esclaves en ont chacun un 
ou plusieurs en propre. Le premier acte de déférence de l'esclave 
qu'on vient d'acheter envers son nouveau maitre, c'est de lui offrir 
son Perroquet cendré, ce compagnon fidèle, avec lequel il partageoit 
le peu de nourriture qu'on lui distribuoit à bord, et dont le sort 
devient ensuite souvent meilleur que le sien. 

Buffon s'est beaucoup étendu sur l'histoire domestique du Per- 
roquet. cendré, et nous renvoyons le lecteur à son ouvrage, parce 
qu'on y trouve les détails les plus satisfaisans et les plus vrais à cet 


égard. Brisson ayant aussi décrit ce Perroquet avec l'exactitude qui | 


le caractérise, nous nous contenterons d'en donner les figures les 
meilleures sans contredit qu'on en ait publiées jusqu'à ce jour. Cet 
oiseau est d'ailleurs tellement connu qu'il suffit de le nommer pour 


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De Unprimerte. de Langlois . 


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DES PERROQUETS. 47 


que chacun le reconnoisse. Nous observerons cependant que l'espèce 
offre deux variétés, dont l'une, constamment trés-foncée en couleur, 
est d'un gris-ardoise, et l'autre, d'un gris blanchátre. J'avois d'abord 
pensé que ces différences constituoient les sexes (et c'est méme l'opi- 
nion de presque tous les oiseleurs, qui vendent les foncés pour máles 
et les autres pour femelles); mais, ayant eu ensuite de fréquentes 
occasions de dissequer ces Perroquets, j'ai trouvé des males et des 
femelles parmi ceux foncés en couleur aussi bien que parmi les autres. 
Il est donc certain que les différences de teinte chez eux n'indiquent 
nullement les sexes, et qu'il n'y en a aucune, quant aux couleurs , 
entre les máles et les femelles. Il est plus probable que ces différences 
de teinte sont un effet de l'âge, et que les individus gris-foncé sont 
les plus vieux : au moins en ai-je vu de trés-vieux dont le gris étoit 
encore plus foncé que celui de notre n.° gg. Peut-étre aussi l'espéce 
de nourriture qu'on leur donne opére-t-elle ces variations. Pour asseoir 
un jugement à cet égard, il faudroit avoir vu des Perroquets cendrés 
tués dans les bois, et c'est ce qui ne m'est jamais arrivé; car on 
reçoit en Europe peu d'oiseaux de la partie d'Afrique qu'ils habitent: 
jobserverai méme quà mon grand étonnement je n'ai rencontré le 
Perroquet cendré dans aucun des cantons de cette derniére partie 
du monde que j'ai parcourus, ce qui prouve que l'espéce n'est pas 
très-voyageuse. 


48 HISTOIRE NATURELLE 


à Re 


LE PERROQUET CENDRÉ 
TAPIRE DE ROUGE. 


PREMIERE VARIETE. 
PLANCHE CL 


Crrre variété purement accidentelle, qui se forme dans Pétat de 
domesticité et par les mémes causes que toutes celles des Perroquets 
tapirés, n’est pas trés-rare. Buffon, Brisson et Edwards en ont parlé: 
ce dernier en a méme donné une figure; mais lindividu quelle 
représente étoit encore moins tapiré que celui que nous publions ici 
et qui fait partie du cabinet de M. Raye de Breukelervaert, d'Ams- 
terdam , individu chez lequel la matiére qui colore les plumes en 
rouge avoit tellement abonde, quil seroit, suivant toute apparence, 
devenu tout rouge sil edt vécu plus long- temps. 

On voit aussi au Muséum d'histoire naturelle à Paris un individu 
de la méme espéce varié en rouge, mais qui a peu de cette couleur, 
moins encore que celui d'Edwards. 


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DES PERROQUETS. 4g 


Maan 


LE PERROQUET CENDRE NOIR. 


SECONDE VARIETE. 


PLANCHE CII 


Cierre seconde variété du Perroquet cendré présente un oiseau dont 
le plumage est devenu presqu’entierement noir, à l'exception des 
jambes et de toute la partie abdominale, qui ont conservé un ton. 
blanchátre, mais moins pur qu'il ne l'est sur ces mémes parties dans 
l'état naturel. Les plumes rouges méme de la queue et de ses cou- 
vertures sont noires, à une teinte rougeátre prés, qu'elles ont encore. 
Le bec est devenu brun. Ce Perroquet est aussi beaucoup plus petit 
qu'aucune des autres variétés de l'espéce. Il a vécu plus de trente 
années dans l'état de domesticité; on le nourrissoit principalement 
de graines de chanvre.’ Lorsqu'il fut mort on me l'envoya, et il fait 
encore aujourd'hui partie de mon cabinet. 


1. Nous avons observé ailleurs que cette graine trés-huileuse produisoit le méme effet sur 
tous les oiseaux auxquels on la donnoit pour seule nourriture. 


aM HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET CENDRÉ 
A QUEUE JAUNE. 


TROISIÈME VARIÉTE. 


PLANCHE CIII. 


Cerre troisième et fort intéressante variété du Jaco ou Perroquet 
cendré nous présente l'oiseau dans son extrême vieillesse, dans son 
état de caducité; c'est la représentation d'un Perroquet qui a vécu 
trente - deux ans à Amsterdam chez un marchand (M. Meninck- 
Huysen), et que ce marchand avoit eu en héritage d'un de ses oncles 
qui lui-même l'avoit eu en sa possession pendant quarante-un ans. 


Ainsi cet animal a vécu soixante - treize ans dans l’état de domes- 
ticité : sans doute qu'il en avoit au moins deux ou trois lorsqu'il fut 


transporté de son pays natal en Europe; ce que cependant je n'ai pu 
savoir au juste. l 

Lorsque je vis ce Perroquet, il vivoit encore, si l'on peut appeler 
vivre l'état de langueur et de tristesse dans lequel je m'apercus qu'il 
étoit. Il ne se perchoit plus depuis plus de deux ans, époque à la- 
quelle toutes ses facultés, qui depuis quatre ou cinq déclinoient in- 
sensiblement, l'avoient abandonné. Il perdit à la fois ses forces, la 
mémoire, la vue, et dés ce moment l'existence ne fut plus pour lui 
qu'un état de léthargie continuelle. Dans ces derniers temps il ne 
mangeoit plus que du biscuit trempé dans du vin de Madère; encore 
étoit-on obligé de le lui entonner de force. 

Quant aux talens et à la bonne éducation de Kaarle ( Charles : 
C'est ainsi qu'on nommoit notre vieux Perroquet), voici ce que j'ap- 
pris de la bonne dame Meninck - Huysen , qui ne tarissoit pas et 
quil me falloit complaisamment écouter d'un bout à l'autre, parce 
que j'avois moi- méme à faire des questions que j'étois bien aise 
qu'elle écoutát à son tour pour y répondre. Charles parloit presque 
aussi bien que Cicéron; car je composerois un volume de toutes les 


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Brabant frome . De Umprimerie de Langlors 


DES PERROQUETS. 51 


belles phrases quil faisoit et qu'on me répétoit sans en oublier une 
syllabe. Prompt au commandement , il alloit aussi chercher le bon- 
net de nuit ou les pantoufles de son maitre, et appeloit la servante 
lorsqu'on avoit besoin d'elle dans la chambre. Toujours dans la bou- 
tique, sil entroit quelqu’étranger en l'absence des maitres, il crioit 
à tue-téte jusqu'à ce qu'on fût venu....... Tels étoient l'instinct 
et les fonctions domestiques de Kaarle. Je ne doute point qu'avec 
de la patience on n'en püt obtenir autant de tous les Perroquets en 
général Mais je rentre dans la partie qui m'intéresse le plus dans 
l'histoire de celui qui est le sujet de cet article. Il avoit la mémoire 
bonne, et apprenoit trés - promptement des phrases entiéres en hol- 
landois, langage trés-favorable à la voix naturelle des Perroquets : 
cependant il ne conserva cette faculté que jusqu'à l'áge de soixante 
ans, époque fatale où, loin de rien apprendre de nouveau, il ou- 
blioit tous les jours une partie de ce qu'il savoit déjà; car il ne 
répétoit plus que la moitié d'une phrase, en en transposant méme 
les mots, ou en mélant ceux de l'une avec ceux de l'autre, ce qui 
occasionoit souvent dans la société de M. et de M."* Meninck-Huysen 
des scénes amusantes par les équivoques que faisoient naitre tous ces 
galimathias. ` 

Le Perroquet perd donc la mémoire et la faculté d'apprendre à 
soixante ans. Je ne pense pas que les mêmes facultés se conservent 


. plus long - temps chez les hommes; je ne sais méme si elles vont 


jusque-là. J'ajouterai que les vieux Perroquets, tout rabacheurs qu'ils 
sont, n'ennuient pas, et que sous ce rapport ce genre d'oiseaux auroit 
un grand avantage sur l'espéce humaine. 

Charles muoit réguliérement tous les ans; mais à soixante-cinq ans 
à peu prés il perdit cette faculté. Celles de ses plumes qui tomboient, 
n'étoient alors plus remplacées par de nouvelles. Les pennes de la 


queue chez lui se renouveloient cependant encore de temps à autre, 


mais une à une, et à des époques irréguliéres et éloignées ; et celles 
qui les remplacoient, au lieu d'étre rouges, étoient jaunes. C'est ainsi 
que dans un espace de trois ans sa queue se trouva entierement 
jaune, de rouge qu'elle étoit. Depuis cette derniére époque elle resta 
toujours la méme, et ne se renouvela plus. 

L'oiseau mourut enfin, et sa maitresse toute en larmes me l'ap- 
porta dans ma chambre. J'offris de le préparer et de le mettre en 
état d'étre conservé sous verre; mais, de crainte que l'aspect de son 
cadavre ne fit qu'augmenter les regrets de la famille, on se décida 


52 HISTOIRE NATURELLE 


à me l'abandonner, sous la condition expresse que je le conserverois 
et que j'en éterniserois la mémoire. Je táche aujourd'hui, autant qu'il 
est en moi, de remplir mon engagement, et je le fais avec d'autant 
plus de plaisir que le lecteur trouvera peut-étre dans cet article quel- 


ques observations intéressantes sur la nature du Perroquet, sur ses 3 


facultés physiques et morales. 

A la dissection je reconnus que celui dont il est ici question étoit 
mâle. Il fait partie de mon cabinet; mais maintenant qu'il est décrit 
et figuré, je me propose de le déposer dans le cabinet du Muséum 
d'histoire naturelle à Paris. 


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DES PERROQUETS. 55 


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LE PERROQUET BRUN. 


PLANCHE CIF. 


Taille moyenne; gorge et pennes laterales de la queue bleues exterieurement; 
sommet de la tâte et scapulaires brun nué de vert; couvertures du dessous de la 
queue rouges; joues, nuque et ailes vert plein; dessous du corps brun rouge ou 
mordoré; bec rouge, jaunissant vers sa base; pieds gris-brun. 


Dusky Parrot; E»w. Hist. of Birds, p. 167. Perroquet de la Nouvelle Espagne; Briss. 
tom. IV, p. 303. Le Papegai brun, 9.* espèce; Burr. 


* 


E»wanps est le premier ornithologiste qui ait décrit et figuré l'espéce 


du Perroquet brun, qu'il avoit eu occasion de voir à Londres : les 
nomenclateurs qui en ont parlé aprés lui, n'ont méme fait que copier 
ce qu'il en avoit dit; et Buffon, jugeant de l'oiseau par la figure im- 
parfaite qu'il en avoit vue dans cet auteur, prétend qu'il est un des 
moins beaux de son genre. Nous ne sommes pas de l'avis de Buffon; 
car cet oiseau est au contraire trés -agréablement paré, ainsi que le 
lecteur pourra s'en convaincre en jetant un coup d'œil sur la figure 
exacte que nous donnons d'un individu de l'espéce que nous avons 
vu, et que nous présumons étre le mále. Il est probable qu'Edwards 
n'aura décrit qu'une femelle de cette méme espéce, puisque les cou- 
leurs dans la figure qu'il en a publiée sont, en les supposant exactes, 
beaucoup moins vives que dans l'individu que nous avons vu et dont 
nous donnons le portrait. Les femelles Perroquets ne sont en général 
jamais aussi fortement colorées que les máles. 

Le brun est la couleur dominante dans l'espéce de cet article, mais 
il y est relevé par de riches nuances, qui lui donnent beaucoup d'éclat 
dans toutes les parties directement exposées aux rayons de la lumiére. 
Une calotte brune, nuancée de vert, couvre tout le sommet de la 
téte. Les joues, les cótés du cou et la nuque, sont d'un vert plein. Le 


milieu du dos, le croupion, les couvertures supérieures de la queue, 


sont d'un vert brunátre, mais tel que ces parties paroissent ou plus 
vertes ou plus brunes, suivant les différens aspects. Les scapulaires 
sont du méme brun nuancé de vert que le dessus de la téte. Les 


ailes, qui dans l'état de repos se portent jusqu'aux deux tiers de la 
14 
2 


54 HISTOIRE NATURELLE 


longueur de la queue, sont, a l'exception des derniéres, qui ont un 
liséré jaune sur les bords extérieurs, d’un vert plein dans toutes leurs 
parties visibles en dessus. La gorge est d’un beau bleu vif, auquel suc- 
céde un brun nué de pourpre, qui colore tout le reste du dessous du 
corps, le bas-ventre et méme les plumes des jambes, tandis que les 
couvertures du dessous de la queue sont d’un rouge vif. Le dessous 
de celle-ci est vert-brun, et son dessus du méme vert que les ailes; 
mais elle a de plus que ces dernières ses deux pennes les plus exté- 
rieures de chaque cóté bordées extérieurement du méme bleu que 
celui de la gorge. Le bec est noir sur son aréte supérieure et d'un 
beau rouge sur les cótés, mais qui jaunit vers la base. Les ongles 
sont noirs, les pieds gris-brun, et les yeux d'un brun rougeatre. En- 
fin, les couvertures du dessous des ailes sont d'un vert nuancé de 
brun, et le revers de leurs pennessest d'un brun noirátre. 

J'ai vu vivant, chez M. Millet, fabricant de chapeaux à Lisbonne, 
mais Francois d'origine, l'individu de l'espéce du Perroquet brun que 
je viens de décrire. Il eut la bonté de me permettre d'en prendre le 
dessin et d'en faire la description. Il me dit l'avoir acheté, tout jeune 
encore, d'un capitaine de vaisseau qui arrivoit du Brésil. Il m'assura 
de plus que, lorsqu'il l'acquit, il étoit trés- différent de ce quil étoit 
au moment ou je le voyois; que, presqu'entiérement vert, il n'avoit 


encore dans son premier état que quelques plumes qui indiquoient 


seulement les couleurs de ses différentes parties; mais qu'aprés avoir 
fait une forte mue, ou il faillit périr, l'animal avoit pris son beau plu- 
mage varié, qu'il gardoit constamment depuis sept ans, quoique chaque 
année, et à la méme époque, il edt mué réguliérement. Ce Perroquet 
étoit d'un caractère fort doux et très-caressant ; il ne mordoit jamais 
personne, mais il étoit un peu criard : il prononcoit très- distincte- 
ment plusieurs mots francois et portugais. 

Cette espéce est sans doute trés-rare en Europe, puisque je ne l'y 
connois dans aucun cabinet. Cela vient apparemment de ce qu'il n'y 
a pas de spéculateurs sur les oiseaux dans les pays qu'elle habite; 
car il est plus que probable qu'elle est aussi commune dans le canton 
du Brésil oü on la trouve, que le sont généralement tous les Perro- 
quets dans les contrées qui les voient naitre. 


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DES PERROQUETS. 55 


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LE PETIT PERROQUET VERT. 


Taille moyenne; dessus du corps vert gai, nuancé de bleu; dessous vert jau- 
nätre; grandes pennes alaires bleues exterieurement, noirâtres dans leur intérieur 
et en dessous; grandes couvertures de ces pennes à leur base rouges; tout le 
haut du revers de la queue rouge; bec et pieds gris ; yeux brun - rouge. 


PLANCHE CV. 


E»wanps a décrit et figuré un Perroquet qui a beaucoup de rapport 
sans doute avec celui dont nous faisons le sujet de cet article, et qu'il 
nomme aussi petit Perroquet vert de l'Amérique méridionale , little 
green Parrot from the West Indies; Hist. of Birds, pag. 168 ; mais 
il est certain que cette prétendue espéce d'Edwards n'est, ainsi que 
le Crik de Buffon, cinquiéme espéce, qu'une simple variété d'áge de 
celle du Perroquet Aourou Couraou de Cayenne, et en conséquence: 
nous avons cru pouvoir appliquer le nom de petit Perroquet vert à 
une espece réellement distincte de celles imaginées par les deux natu- 
ralistes que nous venons de citer. Il faut donc supprimer de la liste 
des Perroquets le petit Perroquet vert d'Edwards, et le rapporter à 
l'Aourou Couraou dans le jeune áge. Voici maintenant en quoi l'on 
distingue facilement notre petit Perroquet vert de ce jeune Aourou 
Couraou. La tache rouge que celui-ci, soit jeune, soit adulte, porte 
sur les ailes, appartient aux moyennes pennes alaires, dans chacune 
desquelles ce méme rouge marque le milieu des barbes extérieures ; 
de sorte que, lorsque les ailes sont entièrement fermées, la tache 
paroit peu ou méme ne paroit pas du tout, se trouvant souvent ca- 
chée par le rebord des plumes qui suivent immédiatement celles qui 
ont du rouge. Chez notre petit Perroquet vert, au contraire, la tache 
rouge des ailes n'appartient absolument point à leurs pennes; car il 
n'y a chez lui que les longues couvertures de la base des premiéres 
grandes pennes alaires qui soient rouges, couvertures qui ont elles- 
mémes la forme de petites pennes. D'ailleurs le petit Perroquet vert 
d'Edwards et le Crik de Buffon, cinquiéme espéce, que ce dernier 
rapporte dans sa description au petit Perroquet vert de celui-là, ont 
tous deux du jaune sur les joues, ce que n'a point l'espéce dont nous 


parlons ici. 


56 HISTOIRE NATURELLE 


Le petit Perroquet vert a tout le plumage supérieur , savoir, le 
sommet de la téte, le derriere du cou, le manteau, le croupion, les 
couvertures et les derniéres pennes des ailes, ainsi que les recouvre- 
mens du dessus de la quewe et les deux pennes intermédiaires de 
celles-ci, d'un vert gai nuancé de bleu. Les joues, la gorge, le devant 
du cou, la poitrine, les flancs, le ventre, les couvertures du dessous 
des ailes et celles du dessous de la queue, sont d'un vert pále, tirant 
au jaunátre. Les premiéres grandes pennes des ailes sont d'un beau 
bleu extérieurement, et noirátres dans leur milieu et leur doublure. 
Toutes les pennes de la queue autres que les deux intermédiaires , en- 
tiérement vertes, sont du méme vert que celles-ci dans leurs barbes 
extérieures, et rouges dans leur partie intérieure depuis leur racine 
jusqu'aux deux tiers de leur longueur; de sorte qu'en dessus la queue 
est toute verte, et qu'en dessous elle est rouge en grande partie et 
terminée par une bande verte. Le bec et les pieds sont gris, les yeux 
brun -rougeätre. 

Ce petit Perroquet vert, que nous avons figuré de grandeur natu- 
relle sur nos planches, faisoit partie des collections de feu l'abbé 
Aubry à Paris : on l'y avoit étiqueté sous le nom de Perroquet vert 
du Brésil. La scrupuleuse attention avec laquelle je l'ai comparé aux 
différentes espéces de Perroquets, notamment à l'Aourou Couraou 
et aux variétés d'âge et de sexe de ce dernier, avec lesquelles il eût 
été facile de le confondre en ne s'en rapportant quà de premiers 
apercus, me donne la confiance qu'on ne balancera pas à regarder 
comme espéce propre l'oiseau que je viens de faire connoitre. 


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DES PERROQUETS. 57 


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LE PERROQUET A JOUES BLEUES. 


PLANCHE CFI. 


Taille forte, approchant de celle de l'Amazone; face rouge, joues bleues; dessus 
du corps vert brillant, dessous vert lustré de jaune; grandes pennes alaires bleues; 
plume la plus extérieure de chaque cóté de la queue idem, la suivante rouge, les 
autres vertes, et toutes terminées par un frangé jaune jonquille; bec d'un blanc 


rosé; pieds gris. 


Brasilian green Parrot; Enw. Hist. of Birds, pag. 161, avec. figure. 


Burros a cru devoir parler de ce beau Perroquet comme d'une 
simple variété de son Crik à tête bleue, quoiqu'Edwards Peút décrit 
et figuré de maniére à ne laisser subsister aucun doute sur son exis- 
tence comme espéce particuliere. Cette erreur de Buffon, que tous les 
nomenclateurs ont copiée, sera aisément apercue du lecteur à la seule 
inspection de la figure exacte que nous donnons, n.° 158 de nos 
planches, du Crik à téte bleue de Buffon, sous le nom de Perroquet 
Bouquet, et du Perroquet à joues bleues de cet article. Par cette 
comparaison on se convaincra méme du. peu d'attention qu وص‎ 
ce naturaliste ă ses réductions , presque toutes aussi peu vraies que 
celle-ci; car il n'y a certainement, entre les deux oiseaux que ces 
deux figures représentent, d'autres rapports que ceux du genre, puis- 
qu'ils différent non- seulement de taille, mais encore par la distribu- 
tion de toutes leurs couleurs. L'espéce du Perroquet à joues bleues 
n'est pas non plus la seule que Buffon associe comme simple variété 
à son Crik à téte bleue : nous citerons entre les autres celle que 
nous. avons figurée n.” 111, et le Perroquet Cocho, désigné par 
Fernandez d'une maniére si confuse qu'il sera sans doute long-temps 
encore difficile de reconnoitre ce qu'il est réellement. Il faut en con- 
venir, et je suis faché d'étre obligé de le dire, des réductions telles 
que celles de M. de Buffon n'ont pas dà coüter de grands efforts ni 
d'immenses recherches. 

Le Perroquet que nous surnommons à joues bleues, parce qu'en 
effet il est trés- bien caractérisé par la couleur bleu d'indigo qui lui 


couvre entierement les cótés de la téte, a toute la face encadrée dans 


2 15 


58 HISTOIRE NATURELLE 


un bandeau rouge vermillon, qui, embrassant largement le front apres 
avoir jeté deux branches en forme de sourcils, descend en menton- 


nière jusque sous la gorge. Le rouge du front, qui tire insensiblement - 


au jaune, prend au sommet de la téte une belle teinte jonquille, qui 
elle-méme va se fondre dans le beau vert lustré de bleu turquoise , 
qui colore l'occiput, le derriére et les cótés du cou, pour se répandre 
ensuite sur le dos, les scapulaires, les petites couvertures des ailes, le 


croupion et les couvertures du dessus de la queue. Les grandes cou- 


vertures et les derniéres plumes des ailes qui avoisinent le dos, sont 
du méme vert que ces derniéres parties ; mais elles portent toutes un 
liséré jaune jonquille, qui semble les détacher les unes des autres. Le 
dessous du corps, depuis le rouge de la gorge jusque sous la queue, 
et méme les couvertures du dessous de celle-ci, sont d'un vert lustré 


et jaunissant toujours davantage, à mesure qu'il descend vers les par- 


ties postérieures. Un liséré jaune borde la partie latérale du haut des 


ailes, et prend une teinte rouge en se portant vers la base des pre- 
mières pennes alaires, où il devient d'un beau rouge. Les grandes 
pennes des ailes sont bleues en dessus et noirátres en dessous. La 
plume la plus extérieure de chaque cóté de la queue est bleue depuis 
sa racine jusque vers sa pointe, qui est jaune : la suivante est rouge, 
mais seulement aussi dans ses barbes extérieures, et comme l'autre 
elle se termine en jaune. Toutes les autres sont vertes, et encore ter- 
minées par du jaune; de sorte que la queue porte à son extrémité 
une belle bande jaune, que le milieu en est vert, et que deux bandes 
perpendiculaires , l'une bleue et l'autre rouge, encadrent de la maniére 
la plus agréable toute la partie verte. Les couvertures du dessous des 
ailes sont d'un vert jaune; le bec est couleur de rose tendre, et les 
pieds sont gris. Les yeux sont entourés d'une peau nue d'un blanc 
rosé; quant à leur couleur, comme nous n'avons vu que la dépouille 
de l'oiseau, nous ne saurions la dire. 

Cette description ne différe de celle du naturaliste Anglois, qui le 
premier avoit fait connoitre cette belle espéce de Perroquet, que par 
un plus grand nombre de détails oà nous avons cru devoir entrer. 
Enfin, d'aprés la figure que cet auteur a publiée de l'oiseau, il ne 
peut rester aucun doute que le Perroquet vert du Brésil d'Edwards 
ne soit notre Perroquet à joues bleues. Edwards avoit vu à Londres 
l'individu qu'il a décrit: j'ai vu celui que j'ai fait servir à cet article 
chez M. Davila à Madrid, qui me permit de le décrire et de le des- 
siner; il lui avoit été envoyé du Pérou. 


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LE PERROQUET A FACE ROUGE. 


PL. CFII ET CVII bis, LE MALE. 


Taille moyenne, moindre que celle de l'Amazone; du rouge éclatant sur la 
face, la gorge, le devant du cou et sous la queue; le ventre rouge- brun vio- 


- lacé; sommet de la tête blanc laiteux; grandes pennes alaires bleu de ciel; plu- 


mage vert foncé; bec blanc, pieds gris, et yeux rougeátres. 


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L'Amazone à téte blanche, 3.° espéce ; Burr.; pl. enl. n.° 549, sous le nom de Perroquet de 
la Martinique, et n.” 335, sous celui de Perroquet a front blanc du Sénégal. Le Perro- 
quet a tete blanche; E»w. Hist. of Birds, pag. 166. Perroquet de la Martinique; Briss. 


Ornith. tom. IV, pag. 242. 


Cr Perroquet, trés-facile 4 reconnoitre dans son état parfait, varie 
tellement dans ses différens âges, et méme dans l'état de domesticite, 
que beaucoup de ses variétés ont été données pour autant d'espéces. 
On en voit le mále figuré deux fois sous des noms différens dans 
les planches enluminées de Buffon, erreur que cet auteur répare, il 
est vrai, dans sa description ; mais en a-t-il moins commis celle 
d'avoir fait une espéce particuliére de la femelle, sous le nom de Pa- 
pegay à bandeau rouge, pl. enlum. n.° 792, et celle encore d'avoir 
donné un autre individu de la méme espéce sous le nom de Pape- 
gay à ventre pourpre, pl. enlum. n.° 548? Nous ne finirions pas si 
nous voulions relever ici toutes les erreurs faites au sujet de l'espéce 
du Perroquet dont nous parlons. Nous nous contenterons donc d'in- 
diquer les variétés accidentelles de ce Perroquet, et de ne figurer 
que celles constantes d'áge et de sexe, ce qui doit suffire pour mettre 
les naturalistes à méme de reconnoitre l'espéce sous tous ses traves- 
tissemens. Nous avons changé le nom d'Amazone à téte blanche, 
que Buffon avoit donné à l'oiseau, en celui de Perroquet à face 
rouge, d'abord parce qu'il n'a de la tête à peu prés que le sommet 
qui soit blanc, et en second lieu, parce qu'il existe une variété de 
l'Amazone proprement dit qui a eflectivement le front blanc; variété 
que nous ne connoissions point lorsque nous avons donné l'histoire 


des Amazones, et que nous pourrons un jour publier, si nous nous 


60 HISTOIRE NATURELLE 


determinons a faire paroitre un supplément lorsque nous aurons re-. 


cueilli un nombre suffisant d'espéces nouvelles, arrivées trop tard en 
Europe pour entrer dans ces deux volumes. 

Le Perroquet à face rouge, le male, dans son état parfait sentend, 
a toute la face, depuis le dessous des yeux jusqu'à la gorge, et méme 
le devant du cou, d'un rouge vif. Le front et une partie du sommet 
de la téte sont d'un blanc laiteux , auquel succéde un bleu tendre, 
dégénérant insensiblement en un vert foncé, qui va se répandre sur 
tout le derriére et les cótés du cou : ce vert foncé est aussi la cou- 
leur du manteau, de toutes les couvertures alaires, du croupion, du 
bas du cou, de la poitrine, de tout le plumage en général enfin, si 
ce n'est que sur le milieu du sternum se trouve une grande plaque 
rouge-brun violátre, y formant plastron et descendant jusqu'au bas- 
ventre. Les barbes intérieures du milieu de la queue sont aussi d'un 
rouge vif, mais qui ne se montre qu'en dessous de celle-ci lorsqu'elle 
est serrée. Nous observerons encore que toutes les plumes vertes de 
ce Perroquet paroissent tronquées, se terminant toutes par un liséré 
brunátre, qui les détache les unes des autres. Les grandes pennes 
alaires sont bleu de ciel extérieurement et noirátres dans leur inté- 
rieur. Le méme bleu colore également les bords extérieurs des deux 
pennes les plus latérales de la queue. Enfin, les derniéres pennes 
alaires, voisines du dos, sont gros vert. Le bec est blafard ; les pieds 
sont gris, et les yeux, qui sont entourés d'une peau blanche, fari- 
neuse, sont rougeâtres. Telles sont les couleurs du Perroquet à face 
rouge dans son état naturel, c'est-à-dire, dans l'état sauvage et lors- 
qu'il a acquis par l'âge tous ses développemens. Dans l'état de do- 
mesticité nous avons vu des individus de l'espéce dont le rouge de 
la face embrassoit le front, et d'autres chez lesquels le blanc du 
sommet de la téte s'étendoit sur une partie de la joue : nous y en 
avons vu enfin de tapirés, chez qui le rouge s'étoit répandu sur une 


partie du corps, et tachetoit quelques couvertures des ailes et les. 


plumes du cou. Ce sont sans doute toutes ces différences purement 
accidentelles qui ont occasioné une partie des erreurs dont nous 
avons parlé plus haut. Toujours est-il certain que le male du Per- 
roquet de cet article est exactement tel que nous l'avons. décrit et 
figure dapres onze individus de divers sexes. et âges, tués dans les 
bois, que nous avons comparés ensemble, et qui nous avoient été 
envoyés directement de Saint-Domingue, oü l'espéce paroit étre tres- 


abondante, du moins suivant les informations que nous recümes à cet 


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DES PERROQUETS 6i 


égard de M. Foulquier, à qui je dois une collection trés - précieuse 
d'oiseaux des contrées de l'Amérique qu'il avoit parcourues pendant 
le cours de son intendance à la Guadeloupe, collection d'autant plus 
précieuse pour moi que celui qui l'avoit faite avoit eu le soin d'in: 
diquer le sexe de chacun des individus qui la composent. 

Comme je n'ai jamais vu le Perroquet à face rouge dans aucun 
des envois d'oiseaux faits de la Guiane, il est plus que probable qu'il 
n'habite pas la partie méridionale de l'Amérique, et il est certain 
qu'il ne se trouve pas non plus au Sénégal ni dans aucune partie 
de l'ancien continent; ce qui n'empêche pas qu'on ne le trouve très- 
communément en Europe dans l'état de domesticité, tant à cause 
de la beauté de son plumage que parce qu'il est d'un naturel fort 
doux et qu'il apprend facilement à parler. Les oiseleurs lui donnent 


le nom d Amazone à tete rouge. 


Nous avons figuré, n.° 107 bis, une trés-belle variété du Perroquet 
à face rouge, variété chez laquelle les plumes rouges de la face, ainsi 
que celles du sternum, sont toutes terminées de vert. Cette variété 
existe, au moment ou j'écris, chez un oiseleur de Paris, ou j'en ai 


pris le dessin. 


16 


62 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET A FACE ROUGE. 


PLANCHE CVIII, LA FEMELLE. 


Li'isoivipc que nous représentons ici, et dont nous allons parler, 
faisoit partie de l'envoi de M. Foulquier : il étoit étiqueté comme 
femelle du Perroquet de l'article précédent, et, d'aprés tous ses carac- 
téres extérieurs, il est impossible de ne pas reconnoitre dans cet oiseau 
l'espéce du Perroquet à face rouge. Ainsi il est à croire que Buffon, si 
fort porté d'ailleurs à faire des réductions, n'avoit pas vu en nature 
l'oiseau qu'il a décrit sous le nom de Papegay à bandeau rouge; car 
il lui auroit été d'autant plus facile de le reconnoitre, qu'il paroît, 
d'aprés la description qu'il en donne, que cet oiseau avoit déjà en 
partie la tache rouge du milieu du sternum, tache que la femelle du 
Perroquet à face rouge prend en effet lorsqu'elle est avancée en áge. Le 
Papegay à bandeau rouge de Buffon n'est donc qu'une vieille femelle 
dans l'espéce du Perroquet à face rouge, ce dont nous nous sommes 
assurés par l'examen que nous avons fait de plusieurs individus de 
cette espéce, que nous avons reconnus pour femelles, tant à la dissec- 
tion qu'à la préparation, lesquels individus se trouvoient absolument 
semblables à celui que nous représentons ici. Ainsi ce n'est plus par 
de simples conjectures, mais par l'expérience et l'observation , que 
nous nous trouvons fondés à éliminer comme espéce de l'histoire des 
Perroquets celle prétendue du Papegay à bandeau rouge de Buffon 
et de tous les naturalistes qui ont copié son erreur, et à donner cet 


oiseau pour ce qu'il est en effet, la femelle du Perroquet à face rouge. 


La femelle du Perroquet à face rouge est un peu plus petite que 
le mâle : son plumage est en général d'un vert foncé, semblable à 


celui de ce dernier. Chez elle, comme chez le mâle, les plumes sont 


coupées par écailles, c'est-à-dire, toutes terminées par un liséré bru- 
nátre : mais elle n'a point de rouge sur la face ni sur le sternum ; elle 
n'a pas méme le dessus de la téte blanc. Un bandeau rouge lui ceint le 
front, et le sommet de sa téte est d'un vert bleuátre, auquel succéde le 
vert plein du reste de son plumage. Ses grandes pennes alaires sont 
bleues extérieurement, comme chez le mále. Le bec, les pieds et les 
yeux, sont colorés dans l'un comme dans l'autre sexe. Nous renvoyons au 
surplus le lecteur à la figure exacte que nous donnons de cette femelle. 


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DES PERROQUETS. 63 


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LE PERROQUET A FACE ROUGE 
DANS SON PREMIER ETAT. 


PLANCHE CVIII bis. 


PLANCHE CIX, UN JEUNE MALE. 


Av sortir du nid le Perroquet à face rouge est tellement différent 
de ce qu'il devient par la suite, qu'il ne seroit pas étonnant, eu égard 
à la maniére legere dont certains naturalistes voient les objets, que 
dans cet état il edt été donné pour une espèce particulière, quoique 
tous ses caractères extérieurs, la forme de son bec et de ses pieds, 
'étagement de sa queue et la coupe de ses ailes, ainsi que ces rap- 
ports de conformation et cet air de famille qui n'échappent point à 
un œil exercé, fassent aisément reconnoitre celle à laquelle il appar- 
tient en effet. | 

Dans cet état du premier âge, le Perroquet à face rouge, mâle ou 
femelle, n'a aucun des attributs de l'áge fait : les individus des deux 
sexes se ressemblent parfaitement, à la taille prés, que les máles ont 
toujours un peu supérieure à celle des femelles. Le plumage en géné- 
ral est absolument vert, c'est-à-dire que toute la téte, le cou, la poi- 
wine, le ventre, le croupion, les couvertures des ailes et le dessus de 
la queue, sont de cette couleur; cependant toutes les plumes ont déjà 
les bordures brunes des autres äges, et qui les détachent les unes des 
autres comme des écailles. Les premiéres pennes alaires ont aussi leur 
couleur bleue, et celles du milieu du revers de la queue, un peu de 
rouge. Le bec et les pieds sont grisaille. 

A la premiére mue le mále prend du blanc sur la téte; mais ce 
n'est que peu à peu et à différentes époques qu'il revét sa belle livrée, 
qui n'est tout ce qu'elle doit être qu'à la troisième mue, époque de 
son état parfait : jusque-là il offre annuellement, à chaque mue, 
autant de variétés différentes. Ce que nous disons à cet égard du 
mále, il faut le dire aussi de la femelle. Le passage, au reste, de ces 
oiseaux par tous ces différens états est commun à tous les oiseaux 


généralement quelconques; car il n'en est aucun qui, dans le jeune 


64 HISTOIRE NATURELLE 


âge, ne diffère plus ou moins, et toujours beaucoup, de ce qu'il est 
dans l'âge fait. 

Nous avons figuré, n.° 109, un jeune mâle de l'espèce du Perro- 
quet a face rouge, lequel avoit, des Pinstant de sa premiere mue, 
pris les plumes blanches du dessus de la téte. Nous observerons que 
cette variete avoit été donnée comme espece particuliere par Latham 
et Sparrman, et que Virey vient tout recemment, d’apres ces deux 
naturalistes, de la publier comme telle dans sa nouvelle édition du 
Buffon, sous le nom de Papegay a front blanc. 

Nous pensons que les cinq figures que nous donnons de Pespece 
du Perroquet que nous surnommons à face rouge, suffiront pour 
mettre les naturalistes à méme de reconnoitre toutes les variétés de 


cet oiseau, et de relever eux - mémes les doubles emplois que les 


nomenclateurs n'ont pas manqué de faire de toutes ces variétés ; 
táche désagréable pour nous, et dont nous avons cru inutile de sur- 
charger cet ouvrage. 

Nous ferons remarquer, en terminant nos observations sur l'espéce 
du Perroquet à face rouge, que Buffon, pour faire du mâle un Ama- 
zone, lui donne une tache rouge dans le fouet de l'aile, ce qui est 
absolument controuvé, puisque dans aucun de ses divers états ce 
Perroquet n'a cette tache rouge, dont le méme auteur fait le principal 
caractère des Amazones. Aussi avons-nous vu que cette méme espèce 
figare dans son ouvrage parmi trois familles bien distinctes. Cepen- 
dant, d'aprés les caractéres qu'il a établis lui-même, le lecteur pourra 
aussi s'apercevoir que dans les planches enluminées de Buffon on n'a 
pas oublié, dans celle qui représente son Amazone a téte blanche, 
la tache rouge en question. Voilà donc encore une preuve convain- 
cante que Cest d’apres ces mauvaises enluminures que Buffon a établi 
ses descriptions et les caractères des oiseaux dont il parle, raison bien 
suffisante pour expliquer les erreurs sans nombre dont fourmille la 
partie ornithologique de son immortel ouvrage. 


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DES PERROQUETS. 65 


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LE PERROQUET AOUROU COURAOU. 
PLANCHE CX. 


Taille un peu inférieure à celle de l'Amazone: plumage supérieur vert éteint, 
grisaillant ou brunissant, suivant les aspects: larges sourcils bleu-d'outremer: plumes 
du dessus de la téte jaunes, bordées de bleu sur le front: joues jaune-orangé: des: 
sous du corps d'un vert plus pale et plus jaunátre que le dessus: grandes pennes 
alaires vertes à leur naissance et noires ailleurs; les moyennes rouge-orangé, 
terminées de bleu: pennes latérales de la queue bleues extérieurement: toutes les 
autres vertes, terminées de jaunatre, en dessus, et rouge-foible, terminées de jaune, 
en dessous; mais, en écartant les plumes de la queue, le rouge s'aperçoit égale- 
ment en dessus, oü il est méme plus foncé qu'en dessous : bec noir- brun au bout 
et jaune à la base: pieds gris- brun: yeux jaunes. 


L’Aourou Couraou; Burros, 5.” espèce d'Amazone ; pl. enl. n." 547, sous le nom de 


Perroquet Amazone. Perroquet Amazone; Briss. tom. IV, pag. 257. 


Cx Perroquet appartient à l'ancien continent, et il est si commun à 
la Guiane, tant francoise qu'hollandoise, qu'on en expédie journelle- 
ment de là en Europe la dépouille pour l'ornement de nos collections. 
Aussi est-il peu de cabinets ou on ne puisse le voir : l'espéce est méme 
si généralement connue, qu'il suffira de notre sommaire et de la bonne 
figure que nous en publions, pour qu'on soit toujours à méme de la 
reconnoitre. Nous observerons seulement que l'individu que nous avons 
figuré est un mále; et que les femelles de l'espéce différent des máles 
en ce qu'elles sont un peu plus petites, que le jaune de leur téte est 
moins vif, s'étend moins sur les joues, et que leurs sourcils sont moins 
bien prononcés. 

Buffon a rapporté à cette espéce un grand nombre de Perroquets 
qui ne lui appartiennent pas, tandis qu'ailleurs il a donné comme 
espéce particuliére une de ses variétés: erreurs à l'égard desquelles 
nous renvoyons le lecteur aux articles ou nous les avons à peu prés 
toutes relevées en parlant. des espéces qui y avoient donné lieu; car, 
je le répète encore ici, il seroit aussi pénible pour moi que désagréable 
pour les autres, de revenir sans cesse sur des questions rebutantes 
moins encore par leur multiplicité que par l'ignorance marquée qui 


les a fait naitre. | 
2 7 


66 HISTOIRE NATURELLE 


RA III IT ہہ+ہ+ہمہمیجمٗے۔‎ LIA PII CSSS A AAN 


LE PERROQUET A JOUES ORANGEES. 


PLANCHE ۰ 


Taille moyenne; plumage vert gai, tirant plus au jaune sous le corps quen 
dessus; front rouge; dessus de la téte bleu; joues orangées; grandes pennes alaires 
rouges dans leur milieu, bleues à leur naissance et à leurs pointes; les deux 
plumes les plus extérieures de chaque cóté de la queue bordées de jaune en 
dehors; bec blanc jaunatre; pieds gris. 


Lesser green Parrot; Enw. Hist. of Birds, pag. 164, avec fig. 


Ox seroit tenté d'attribuer aux typographes l'erreur commise par 
Buffon d'avoir donné ce Perroquet pour une simple variété de son 
Crik à tête bleue, si on ne trouvoit dans cet auteur des preuves de 
beaucoup d'autres rapprochemens tout aussi peu fondés que celui-ci. 
En effet il n'y a, comme on peut le voir, pas le moindre rapport 
entre l'espèce de cet article, que nous désignons par la couleur de 
ses joues, et le Crik à tête bleue de Buffon, que nous nommons 
Perroquet Bouquet, n° 135 de ce volume. D’un autre côté il ne 
peut pas y avoir de doute que notre Perroquet ă joues orangées ne 
soit de la méme espece que celui d’Edwards auquel nous l'avons 
rapporté : ce que prouve jusqu'à l'évidence la simple comparaison 
de la figure publiée par ce dernier avec celle. que nous donnons en 
téte de cet article. 

Le Perroquet à joues orangées a le front ceint d'un large bandeau 
rouge, qui, s'étendant d'un œil à l'autre, descend entre ceux-ci et 
le bec, et colore la partie des joues voisine de ce dernier, pour se 
dégrader insensiblement dans le bel orangé vif du reste des joues. 
Tout le dessus de la tête, depuis le rouge du front jusqu'à Pocciput, 
est d'un beau bleu d'outremer, qui, dégénérant insensiblement en 
vert, teint de cette derniére couleur le derriére et les cótés du cou, 
ainsi que le manteau, les couvertures des ailes, leurs derniéres pennes, 
c'est-à-dire, celles prés du dos, le croupion et les couvertures supé- 
rieures de la queue : la gorge, le devant du cou, la poitrine et toutes 
les plumes du sternum, sont d'un vert jaunátre, nuancé de bleu, 


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DES PERROQUET S. 67 


qui, sur le bas-ventre, les couvertures du dessous de la queue et 
les plumes des jambes, prend un ton jaunátre. La queue est, en 
dessus, du vert du dos, et en dessous d'un vert clair; mais ses deux 
plumes les plus latérales portent extérieurement une bordure jaune, 
couleur qu'on retrouve sur les petites couvertures du bord du poignet 
de l'ile; celles en forme de pennes, qui couvrent à leur base les 
premiéres grandes pennes alaires, sont bleu-d'indigo : ces derniéres 
sont rouges dans leur milieu et bleues à leur extrémité. Les grandes 
couvertures du dessous des ailes sont vertes, et les petites d'un jaune 
verdissant. Le bec est d'un blanc jaunátre; les pieds sont gris, et les 
yeux d'un rouge orangé. 

J'ai vu vivant à Lisbonne, chez un marchand oiseleur, l'individu 
de l'espéce du Perroquet à joues orangées que je viens de décrire : 
il parloit passablement bien, et venoit du Brésil. 


68: HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET GEOFFROY. 
PLANCHE CXII, LE MALE 


PLANCHE CXIII, LA FEMELLE 


Taille au-dessous de la moyenne; queue fort courte; plumage vert-de-pre. Le 
male a le dessus de la téte bleu violatre; le front, les joues et la gorge, rouge- 
orangé; le bec rougeâtre, et les pieds gris-brun. La femelle est un peu plus petite 
que le male, et na sur les joues quune foible teinte rougeatre : partout ailleurs 
elle est verte, mais d'un vert moins foncé que celui du mâle. 


La reconnoissance que je dois 4 M. Geoffroy, professeur de zoologie 
au Muséum national d'histoire naturelle à Paris, pour la maniere 
obligeante avec laquelle il s'est prété 4 me laisser disposer des oiseaux 


du Cabinet que j'avois à étudier et à décrire, m'a déterminé à donner 


son nom à l'espéce absolument nouvelle du Perroquet que nous allons 
faire connoitre. Puisse ce foible témoignage de l'estime particuliere 
que jai vouée à cet estimable naturaliste, ne pas blesser la grande 
modestie qui le caractérise jusque dans sa bienveillance pour tous 
ceux qui s'occupent de la science qu'il professe lui-méme : exemple 
rare, qui, sil étoit imité de tous les savans, rendroit l'étude bien 
plus agréable à ceux qui cherchent à le devenir et qui, sous ce 
rapport, ont plus besoin d'encouragement que des tracasseries rebu- 
tantes de ces hommes qui, ne sachant montrer leur importance qu'en 
faisant sentir leur pouvoir, Gtent jusqu'au désir d'apprendre. 

Le Perroquet Geoffroy est moins que médiocre de taille, et peut 
avoir sa place à cóté des Perroquets Maipouri et Caica d'Amérique 
et de celui à téte grise d'Afrique, especes qu'il représente dans l'hé- 
misphere austral. On peut, à ces divers égards, consulter les figures 
exactes et de grandeur naturelle que nous publions ici du male et 
de la femelle de ce charmant et rare oiseau. 

Le mále a le sommet de la téte d'un beau bleu tendre; et le front, 
les joues, la gorge, toute la face, d'un rouge orangé; mais, dans 
toutes les parties où ce rouge avoisine le bleu de la téte, il se forme 


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un mélange des deux couleurs qui y donne un ton lilas. Tout le 
reste du plumage est d'un joli vert de pré, un peu plus foncé sur 
le corps que par dessous; les couvertures du dessous des ailes sont 
d'un bleu tendre, et le revers des pennes alaires, d'un gris argentin ; 
enfin, le bec est rouge, et les pieds sont gris - brunátre. 

La femelle, que nous avons figurée n." 115, est un peu plus petite 
que le male, et tout son plumage est d'un vert uniforme , moins vif 
que celui de ce dernier : elle n'a par conséquent pas la téte colorée 
de bleu et de rouge, quoique sur les joues on remarque dé foibles 


teintes rougeâtres. À 
On voit au Muséum d'histoire naturelle à Paris deux individus de 


ce Perroquet, l'un mâle, l'autre femelle : ils faisoient partie de l'envoi 
fait de la Nouvelle Hollande par le capitaine Baudin. Les deux que 
jai fait figurer, et qui sont absolument semblables à ceux-là, appar- 
tiennent à M. Becœur de Paris, qui a eu la bonté de me les prêter 
pour les décrire et les faire peindre. Qu'il me soit permis de lui 
témoigner ici toute ma reconnoissance pour la liberté qu'il me donne 


de disposer de ceux des oiseaux de ses collections que je fais entrer 


dans mes ouvrages. 


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70 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET A CAMAIL BLEU. 


PLANCHE CXIF, LE MALE. 


Taille moyenne; queue trés-courte et arrondie; téte, cou et poitrine bleus; 


manteau, croupion et couvertures des ailes d'un vert jaunátre glacé, trés-brillant; 


grandes pennes alaires bleues; ventre vert; couvertures du dessous de la queue 


rouges; bec noir-brun, avec une tache rougeatre de chaque câte, au - dessous 
des narines; pieds gris- brun. 


Le Papegay à téte et à gorge bleues; Burr. pl. enl. n.° 384, sous le nom de Perroquet 
a tête bleue de Cayenne. Perroquet a tete bleue; Eow. Glan. pl. 314. 


Ir faut croire qu'à l'époque ou Buffon écrivoit l'histoire des oiseaux, 
ce Perroquet étoit moins commun qu'il ne l'a été depuis ; car il le 
dit assez rare, méme à Cayenne: cependant, lorsqu'il décrit la femelle 
de cet oiseau, qu'il a prise et donnée pour une espèce particulière, 
il la dit commune à la Guiane. Comment arranger tout cela? Il nous 
suffit de savoir qu'aujourd'hui l'espéce du Perroquet à camail bleu 
est trés-abondante à Cayenne; car il ne se fait presque jamais de 
ce pays-là d'envois d'oiseaux en Europe, qu'on n'y trouve plusieurs 
de ses individus, máles et femelles : aussi la trouve-t-on actuellement 
dans la plupart de nos cabinets d'histoire naturelle. Qu'il n’en fût 
pas ainsi autrefois, cela ne seroit rien moins qu'étonnant : les oiseaux 
qui aiment à vivre aux dépens des cultivateurs, ont du se rapprocher 
des lieux habités et s'y multiplier à mesure que nos plantations leur 
offroient une nourriture plus abondante et plus de facilité à se la 
procurer. Or les oiseaux frugivores sont en général ceux qui savent 
le mieux profiter de ces avantages. Les Perroquets, qui d'abord 
vivoient dans l'intérieur des bois de la Guiane, ont donc dü se rap- 
procher par la suite des habitations. Ceci explique, de la maniére la 
plus simple, l'apparition soudaine de certains oiseaux dans un pays oü 
on ne les voyoit point ordinairement. C'est ainsi méme qu'aujourd'hui 
les plantations nombreuses d'arbres à pins ont attiré dans les environs 
de Paris l'espéce du bec croisé, qu'on n'y voyoit point auparavant, et 
qui maintenant s'arréte tous les ans au jardin des plantes, ou il trouve 


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beaucoup de ces arbres, dont il mange les graines, aprés les avoir 
détachées par le moyen du crochet inverse qui termine chacune de 
ses mandibules. 

Comme le Perroquet de cet article n’a pas seulement la téte et la 
gorge bleues, mais qu'il a tout le cou et méme la poitrine de cette 
couleur, nous avons préféré le nom de Perroquet ă camail bleu, que 
nous lui donnons, ă celui de Papegai à tête et à gorge bleues, que 
lui avoit donné Buffon, et qui ne le caractérise pas assez. Ce bel 
oiseau a donc une sorte de camail qui lui enveloppe entiérement la 
tete et le cou, et qui se termine sur la poitrine, oü, sur un fond 
violacé, les plumes portent seulement chacune une bordure bleue. 
On remarque aussi, vers le milieu du devant du cou, quelques plumes 
d'un rouge foible, qui joue dans le bleu du cou. Le haut du dos est 
d'un vert glacé et nuancé de bleu. Les scapulaires, toutes les cou- 
vertures du dessus des ailes, les derniéres pennes alaires, celles prés 
du dos, et le croupion, sont d'un vert-jaune lustré, qui, à certain 
jour, paroit comme doré, et, à tout autre, olivacé. Les grandes 
pennes des ailes sont en grande partie d'un bleu-de-roi extérieure- 
ment, et noires dans leur intérieur et vers leurs pointes. Le ventre 
est vert, et les couvertures du dessous de la queue, ainsi qu'une 
grande partie du revers de celle-ci, sont d'un rouge vif: les couver- 
tures du dessus de la queue sont vertes; ses pennes du milieu sont 
aussi vertes, et les suivantes ou les latérales, bleues en partie. Le 
bec est d'un noir brun, et porte de chaque côté une tache rougeâtre. - 
Les yeux, d'un brun orangé, sont entourés d'une membrane rouge 
terne. Les pieds sont d'un gris brunátre, et les ongles noirs. 


72 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET A CAMAIL BLEU. 


PLANCHE CXV, LA FEMELLE. 


"Tous les naturalistes ont fait de cette femelle une espèce particulière, 
Buffon l'a décrite sous le nom de Papegai violet, et figurée sous celui de 
Perroquet varié de Cayenne, n.° 408 de ses planches. Edwards avoit, 
avant ce dernier, commis la même ‘erreur, tout en publiant unë bonne 
figure de l'oiseau sous le nom de petit Perroquet noirâtre, Glan. pl. 315. 
Il est surprenant que les ornithologistes , qui connoissoient le male de 
l'espèce, n'en aient pas reconnu la femelle, tant il est difficile de s'y mé- 
prendre, quelque différence qu'il y ait entre les couleurs de l'un et de 
l'autre ; car tous les caractéres de forme sont entièrement semblables 


dans les deux. Aussi cette femelle violátre est-elle aujourd'hui géné- 
ralement reconnue, dans les cabinets d'histoire naturelle, pour la 


femelle de l'espéce du Perroquet à camail bleu. C'est pourquoi nous 
ne balancons pas à la donner pour telle : mais nous pensons que ces 
Perroquets violätres ne sont que les jeunes de l'espéce; car sur plus 
de soixante que j'en ai vus et bien examinés, il n'en est aucun dans 
lequel je n'aie trouvé tous les caractéres d'oiseaux jeunes encore. Quant 
à l'identité spécifique de la femelle dont il s'agit ici et du mále du Perro- 
quet à camail bleu, j'ajouterai que jai vu plusieurs individus de celle-là 
dans le moyen áge, et qui, ayant déjà pris en partie les plumes de l'état 
parfait, se trouvoient alors bigarrées des couleurs des deux áges; ce qui 
arrive à tous les oiseaux en général à la méme époque: ainsi il ne me 
reste plus aucun doute sur l'identité de ces deux oiseaux. 

Au reste il est assez difficile de donner une description détaillée fort 
exacte de cette femelle ou, comme je le crois, du jeune áge du Perro- 
quet à camail bleu, ses couleurs étant peu distinctes et tellement nuan- 
cées qu'il est impossible de les déterminer au juste. Sur les ailes et la 
queue le bleu paroit dominer chez elle; mais il y est richement relevé 
de violet, couleur qui se joue sur le haut du dos, les scapulaires et le 
croupion , dont le fond est d'un brun terreux noirátre. Le front porte 
quelques légères teintes rougeâtres vers les narines; et sur toute la téte, 
la face, le cou, la poitrine et le dessous du corps, règnent differens 
tons de brun relevé de bleu, de violátre, à travers lesquels percent 


quelques teintes de blanc, qui terminent les plumes de ces différentes 


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parties. Les couvertures du dessous de la queue, ainsi qu'une grande 
partie du revers des pennes de celle-ci, sont rouges comme chez les 
vieux individus. Le bec est brun au bout, jaunâtre ă la base, et porte 
sur chaque mandibule, chez beaucoup d’individus, la petite tache rou- 
geâtre qu'on voit au mâle de l'espèce. Le tour des yeux est aussi nu et 
violätre, et les pieds sont gris, comme chez ce dernier. On peut remar- 
quer que l'individu que nous avons figuré a déjà sur les ailes quelques 
teintes du vert auquel elles devoient enticrement passer par la suite, 
ce que n'avoient pas les individus décrits et figurés par Buffon et 
par Edwards : ceci doit lever tous les doutes, s'il pouvoit y en avoir 
encore, sur l'identité d'espéce des deux oiseaux représentés n." 114 
et 115 de nos planches. 

L'espéce du Perroquet à camail bleu est trés-abondante à Cayenne; 
à Surinam, à Exequebo et à Démérari, dans toute la Guiane enfin ; 
on la trouve méme au Brésil : j'en ai vu du moins à Lisbonne deux 
trés- beaux individus vivans, qui y avoient été envoyés, me dit-on, 
de cette dernière contrée. Je ne sais si, comme le prétend Buffon, ces 
Perroquets n'apprennent point à parler : ce qu'il y a de certain, c'est 
qu'ils ont les organes de la voix conformés exactement de la méme 
maniére que tous les Perroquets parleurs. Pourquoi donc n'appren- 
droient-ils pas à parler, ou du moins à articuler des mots, comme 
tant d'autres? Il est trés-probable qu'ils le pourroient; mais, pour leur 
donner cette sorte d'éducation, il faudroit les avoir au sortir du nid. 
On attribue souvent à la nature de toute une espéce des défauts pure- 
ment accidentels ou particuliers à quelques-uns de ses individus. 

Il n'y a encore que trés- peu de Perroquets à camail bleu qu'on 
tienne dans l'état de domestieite ; car depuis plus de trente ans je n'y 
en ai vu que trois, lesquels étoient dans l'état parfait. Je suis fâche de 
n'avoir pas été dans le cas de disséquer cet oiseau dans tous ses áges, 
ce qui auroit établi d'une maniére certaine la connoissance des sexes 
dans l'espèce; car, quoiqu'il soit certain que le Perroquet à camail 
bleu est, dans l'áge fait, absolument tel que nous l'avons représenté 
nti 14, et que, jeune, il est tel qu'on le voit n.? 115 de nos planches, 
cela ne dit pas que les femelles soient semblables aux jeunes : cela 
est ordinaire chez les oiseaux, mais pas assez général pour qu’on 
doive s'en faire une régle invariable, applicable 4 toutes les especes 
indistinctement. 


74 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET A TÉTE GRISE. 


PLANCHE CXVI, LE MALE. 
PLANCHE CXVII, LA FEMELLE 


Taille ramassée et moins que médiocre; queue courte et à pennes égales; tete 
et cou gris; large plastron vert, tombant en pointe sur le milieu du sternum ; 
ventre d'un beau jaune-orangé trés-vif; manteau, ailes et dessus de la queue 
verts; bec gris-noir; yeux jaune d'or; pieds blanchátres. 


Le Perroquet à téte grise; Burr. pl. enl. n.° 288, sous la dénomination de petite Perruche 
du Sénégal. Perruche du Sénégal; Briss. tom. IV, p. 400. 


Ir est surprenant que Buffon, qui a séparé des Perroquets proprement 
dits les espéces du Caica et du Maipouri d'Amérique , n'ait point aussi 
fait entrer dans la tribu de ces derniers l'espéce du Perroquet à téte 
grise dont nous faisons le sujet de cet article. Il faut croire qu'il n'a 
décrit cette espéce que d'aprés ce qu'en avoit dit Brisson avant lui; 
car il est probable que, sil eût vu en nature le petit Perroquet à tête 
grise, il lui eüt trouvé tous les caractéres qui l'ont déterminé à faire 
de ces oiseaux de médiocre taille une famille à part, comme formant 
la nuance en grandeur entre ses Papegais et ses Perriches du nouveau 
continent. On doit sentir que le systéme des séparations, déterminé 
seulement par la considération des tailles de différente grandeur des 
espèces , présente trop d'inconvéniens pour qu'on ne nous pardonne 
pas d'avoir suivi une marche différente. 

Si Buffon avoit mieux examiné les oiseaux qu'il ne paroit l'avoir fait, 
il auroit vu que le Perroquet Maipouri et le Caica, dont nous donne- 


rons aussi les descriptions, n'avoient, ni l'un ni l'autre, la téte plus 


forte, proportionnellement à leur taille, que beaucoup d'autres Per- 
roquets d'Amérique. Il y a des différences bien plus sensibles entre 
d'autres Perroquets que celles dont nous parlons ici, sans que pour 
cela Buffon ait fait de ces Perroquets autant de familles particuliéres. 


Au reste, ici comme dans mille autres endroits, on voit que Buffon ` 


a fait ses descriptions d'aprés les mauvaises figures enluminées de ses 


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ouvrages, et qu'elles seules Pont guide : or, dans celle de ces figures 
qui représente le Maipouri, on a en effet grossi prodigieusement la 
téte de cet oiseau. 

Le Perroquet à à tête grise a le corps épais, la queue carrée et courte; 
ce qui, avec la médiocrité de sa taille, le fait paroitre trapu, et lui 
donne un air lourd, qui contraste avec ses belles couleurs d’un gris 
argentin, nué d’une légère teinte brunâtre sur le sommet de la tête, 
et le vert sur toute la dem et une partie du devant du cou, au bas 
duquel régne un large plastron d'un vert lustre, qui, embrassant le 
derriére du cou, tombe en pointe sur la poitrine, et se détache agreas 
blement sur le beau jaune-orangé de tout le reste du dessous du corps: 
Le manteau, les couvertures des ailes, le croupion, le dessus de la 
queue, sont d’un vert gai, ainsi que les bords extérieurs des pennes 
alaires : les parties intérieures et les pointes de ces derniéres sont d'un 
gris brun; leur revers est gris-luisant, et celui de la queue, d’un gris 
jaunatre. Le bec et les pieds sont d'un gris noirâtre, et les yeux bruns. 

La femelle de l'espéce de ce Perroquet est un peu plus petite que 
le mále : la couleur jaune est moins orangée chez elle, et les plumes 
grises de la tête et de la face y portent quelques bordures vertes, 
tandis que celles vertes du plastron y ont au contraire des bordures 
grises. Tout d'ailleurs est semblable dans les deux sexes. 

Le Perroquet à téte grise se trouve au Sénégal. Il étoit autrefois 
fort rare dans les collections, mais depuis quelque temps on importe 
vivans beaucoup de ces oiseaux à Paris; il m'est arrivé d'en voir plus 
de vingt-cinq faire partie de la cargaison d'un seul bátiment : aussi 
ai-je eu occasion d'en disséquer plusieurs, et d'en vérifier les sexes 
d'une maniére positive. Il existe en ce moment, chez un marchand 
de Paris, un de ces Perroquets, qui parle trés- bien et qui montre 
beaucoup d'attachement pour son maitre; qualités précieuses et qui 
vaudront sans doute à l'espéce d'étre beaucoup recherchée, d'autant 
plus encore que ses belles couleurs et la médiocrité de sa taille la 
rendent très - interessante, ainsi qu'on peut le voir par les figures 
exactes et de grandeur naturelle que nous donnons du mále et de 


la femelle. 


76 HISTOIRE NATURELLE 


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DU PERROQUET A TETE GRISE. 


PLANCHE CXVIII. 


Le Perroquet ă téte grise présente plusieurs variétés, dont nous ne 
donnerons ici qu'une des principales par la dégradation totale de sa 
couleur verte, dégénérée en jaune, et chez laquelle le jaune orangé 
lui-méme s'est beaucoup affoibli en méme temps qu'il s'est répandu 
sur la téte et le cou; l'oiseau enfin est entiérement d'un jaune citron. 
Cependant une telle variation n'a rien d'extraordinaire ; car il n'est 
peut-être aucun Perroquet vert chez lequel clle ne puisse avoir lieu, 
ainsi que nous l'avons prouvé ailleurs. L'individu dont il s'agit ici, 
facile à reconnoitre à toutes ses formes, avoit vécu dans l'état de 
domesticité, et ses couleurs avoient changé peu à peu par cause de 
maladie, cause ordinaire des variations du genre de celle-ci. J'ai dis- 
séqué cet individu, dont je conserve la dépouille et que j'ai reconnu 
pour mále. J'ai vu vivans plusieurs autres individus de la méme es- 
pèce, et chez lesquels le jaune ne s'étoit répandu que sur une partie 
du dos et des couvertures des ailes, et sur la tête : ces individus se 
trouvoient alors tapirés de jaune, à peu pres comme le sont les autres 
Perroquets chez lesquels la couleur d'une partie du corps se trouve 
transportée sur d'autres parties. Mais dans le Perroquet à téte grise, 
et dans les autres variétés tapirées que nous avons fait représenter 
sur nos planches, on voit que ces oiseaux ne prennent pas de nou- 
velles couleurs, et que celles qu'ils ont naturellement ne font que 
changer de place, abonder ici, ou se dégrader ailleurs. 


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LE PERROQUET MAIPOURL 
PLANCHE CXIX, LE MALE. 


PLANCHE CXX, LE JEUNE AGE, 


De mediocre grandeur: corps ramassé; queue courte et arrondie; dessus de 
la téte noir; tache verte de chaque câte entre les narines et les yeux; manteau, 
couvertures des ailes, croupion, moyennes et derniéres pennes alaires, vert de 
pre; grandes pennes alaires noirâtres dans leur intérieur et bleues exterieurement; 
devant du corps couleur de cafe au lait; cuisses, bas-ventre, couvertures du des: 
sous et revers de la queue, jaune d'ocre; bec blafard; pieds bruns. 


Le Maipouri; Burr. pl. enl. n.? 527, sous le nom de petite Perruche Maipouri de Cayenne. 
White breasted Parrot; Ew. Hist. of Birds, pag. 169, avec une bonne figure. 


Crrre espèce porte à Cayenne, oü elle est trés-commune, le nom 
de Maipouri, que nous lui conservons, mais en la replacant parmi 
les Perroquets, dont trés-certainement elle fait partie, puisqu'elle n'a 


pas la queue pointue comme les Perruches. Ce nom de Maipouri est 


aussi celui d'un grand quadrupéde d'Amérique, et n'a été donné à 
l'oiseau qui fait le sujet de cet article, que parce qu'il imite, à s'y 
méprendre, dit Buffon, le sifflement de cet animal, le plus grand des 
mammiferes connus du nouveau monde. Le méme auteur nous: ap- 
prend que l'espéce se trouve non-seulement à la Guiane, mais encore 
au Mexique et jusque chez les Caraques; qu'elle n'approche pas des 
habitations, et qu'elle se tient de préférence dans les bois entourés 
d'eau : il nous dit enfin que ces oiseaux vont ordinairement en petites 
troupes, sans cependant avoir d'affection les uns pour les autres, et que 
ceux qu'on prend vieux ne peuvent sapprivoiser ni méme s'adoucir 
par les moyens qu'on emploie ordinairement avec succés pour les Per- 
roquets les plus revéches, c'est-à-dire, le camouflet ou la fumée de tabac 
qu'on leur souffle dans le nez. Il n'est pas surprenant d'aprés cela qu'on 
trouve si rarement cet oiseau dans l'état de domesticité ; quant à moi, 
je ne l'ai méme jamais vu nulle part dans cet état : mais en revanche 
il est si commun dans les collections qu'il. en est peu ou on ne le 
trouve; il fait méme encore partie de toutes les pacotilles d'oiseaux 
qui nous viennent de Cayenne. Buffon a observé de plus que cette 


20 
2 


78 HISTOIRE NATURELLE 


espéce de Perroquet avoit les plumes du ventre trés-petites et comme 
collées sur le corps. Cette observation n'est vraie que sous un rap- 
port, c'est-à-dire que, quoique les plumes du ventre ne soient pas 
plus petites chez cet oiseau que chez beaucoup d'autres Perroquets de 
la méme taille que lui, il est certain que dans beaucoup d'individus 
Maipouris on trouve toujours toutes les plumes, depuis la poitrine jus- 
qu'au milieu du ventre, comme poissées et unies les unes aux autres, 
ce qui, en en dénaturant un peu la couleur, leur donne en effet l'ap- 
parence d'être collées au corps; mais en lavant cette partie poissée, 
les plumes redeviennent trés-pures, reprennent leur couleur naturelle, 
et n'ont plus l'apparence qui a trompé Buffon. Il est probable que la 
matiére gluante qui colle ainsi les plumes du ventre et de la poitrine 
de cés oiseaux, ne provient que de l'espéce de fruit dont ils se nour- 
rissent, et dont le jus se répand sur ces plumes et les poisse, comme 
il arrive à nos grives de se poisser le plumage du devant du corps 
lorsqu'elles se mettent à manger le fruit de la plante parasite nommée 
gui, et dont la substance est si collante qu'elle sert à faire une espèce 
de glue capable d'arrêter les oiseaux. Nous remarquerons en outre que 
toutes les plames du Perroquet Maïpouri sont rudes, et que sa peau 
est fort épaisse; ce qui encore, lorsque sa dépouille est. desséchée , 
contribue à faire paroitre ses plumes plus courtes qu'elles ne le sont 
en effet : cela prouveroit aussi que ces oiseaux se nourrissent de fruits 
très - succulens et même fort sucrés; car tous les oiseaux qui vivent 


` de miel, comme les indicateurs d'Afrique, les sucriers, les oiseaux 


mouches, les colibris, qui sucent les fleurs, et méme les guépiers, 
qui mangent les abeilles, ont la peau épaisse et les plumes rudes. 
Quoi qu'il en soit à cet égard, s'il est vrai que l'espéce de Perroquet 
dont nous parlons ici n'approche jamais des habitations, que tous les 


autres Perroquets recherchent avec soin pour profiter des fruits qu'ils. 


y trouvent en abondance; du café surtout, dont ils sont trés-avides, 
et que dans l'état de domesticité il refuse toute espéce de nourriture, 
il faudroit au moins en conclure qu'il se nourrit de substances diffé- 


rentes de celles dont s'alimentent en général les autres Perroquets. 


Quant à ce que dit Buffon sur le caractére farouche de cette espéce 
et sur ce qu'elle vit en troupe, il faut le dire de tous les autres Per- 


roquets, tous criards, querelleurs, difficiles à apprivoiser quand on 


les prend vieux, et fréquentant de préférence les foréts voisines des 
riviéres. 


Il sera toujours facile de reconnoitre les Perroquets Maipouris à la 


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DES PERROQUETS. 79 


distribution réguliére et par opposition de leurs belles couleurs. La 


téte de ces oiseaux est couverte d’une calotte noire, qui va des narines 
à l'occiput et descend de chaque câte jusqu'aux yeux, qu'elle embrasse. 
Une petite tache vert- pomme adhére d'un cóté à ce noir, et occupe 
l'espace compris entre les yeux, le bec et les narines. Les joues et le 


devant du cou sont d'un jaune d'or; le haut du cou, d'un jaune d'ocre 
plus foncé sur la partie postérieure que sur l'antérieure, oü elle se 


fond par degrés avec la couleur de café au lait, qui est aussi celle du 
bas du devant du cou, de la poitrine, de l'estomac et des flancs, 
| jusqu’au ventre. Les plumes des jambes, le bas -ventre toutes les 


couvertures du dessous, méme le revers, de la queue, sont du jaune 


| d'ocre, plus foncé que partout ailleurs. Le dos, le manteau, toutes 
i | les couvertures et les derniéres pennes des ailes, sont d’un vert gai; 

| leurs premitres ou grandes pennes, noires dans leur intérieur et bleues 
| extérieurement ; les suivantes, noires aussi en dessous, mais à bordures 
E bleues. Le bec est gris-cendré; les pieds et les ongles sont d'un brun 
noirátre, et les yeux, suivant Buffon, noisette foncé. 

Entre le grand nombre d'individus que nous avons vus de l'espéce 
du Perroquet Maipouri, nous avons remarqué pour toutes différences 
que quelques-uns étoient plus petits et avoient les couleurs un peu 


moins vives que d'autres : il est probable que ceux-là étoient des 
femelles de l'espéce. Quelques autres de ces individus, qui présen- 
| toient tous les caractéres d'oiseaux jeunes encore, avoient les plumes 
| du dessus de la téte d'un noir brunâtre et marquées de vert. On voyoit 
aussi quelques bordures vertes aux plumes d'ocre du haut de leur cou 
et à celles de toute la région abdominale, tandis que celles du devant 
du corps avoient dans leur intérieur une teinte jaune et n'étoient bor- 
dées que d'isabelle. Le vert du dos avoit en outre chez ces individus 
jeunes une teinte plus jaunátre que chez les vieux, et les grandes 
pennes alaires y étoient bordées de vert : ils avoient le bec jaunátre 
sur les cótés et brun sur l'aréte. Nous avons représenté un de ces 


oiseaux, jeune encore, dans notre n.” 120, auquel nous renvoyons 


le lecteur. 


80 HISTOIRE NATURELLE 


LE PERROQUET A CALOTTE BLEUE. 


PLANCHE CXXI. 


Grande taille; dessus de la téte et grandes pennes alaires bleus; bande noire 
des yeux aux narines; dessus du corps vert plein; dessous, vert olivacé; bec 
rouge; pieds gris- brun. 


Le grand Perroquet vert à téte bleue; Burr. pl. enlum. n.° 862, sous le nom de 
Perroquet d Amboine. 


Cr Perroquet est de la plus belle taille ; il égale sous ce rapport le 
Perroquet Meunier. Sa queue, légèrement étagée, sarrondit en s éta- 
lant, et les ailes, ployees, vont jusqu'à la moitie de la longueur de 
celle-ci. Une calotte d’un beau bleu de ciel couvre absolument tout 
le dessus de la téte, et embrasse Pespace compris entre les yeux et la 
base de la mandibule supérieure. Une bande noire, étroite, et par- 


tant de chaque narine, aboutit des deux cötes au coin de l'oeil ; ce 


qui fait trés-bien à la figure de l'oiseau. Le derriére du cou, le dos, 
le manteau, toutes les couvertures des ailes, leurs mitoyennes et der- 
niéres pennes, sont d'un vert plein. Les grandes pennes alaires sont 
bleues sur leurs bords extérieurs, et noirätres à leur revers. Les joues, 
la gorge, le devant du cou, la poitrine, le ventre, les plumes des 
jambes, et les couvertures du dessous de la queue, en un mot, tout 
le dessous du corps, est d'un vert jaunátre legerement olivacé. Le 
dessus du milieu de la queue est du vert du dos, tandis. que ses 
cötes sont bleus, et que son revers est d'un jaune brunátre. Le bec 
est rougeátre, et les pieds sont gris- brun. 

Cette belle espéce de Perroquet, qui, suivant Buffon, se trouve à 
Amboine, est encore fort rare dans nos collections : je n'y ai vu du 
moins jusqu'à ce jour que trois de ses individus, dont deux faisoient 
partie, l'un de celle de Mauduit à Paris, l'autre de celle de l'abbé 
Aubry, aussi à Paris; le troisième, on le voyoit autrefois au Jardin 
des plantes, mais il y étoit en trés-mauvais état, et y a péri par la 
mauvaise maniére dont il avoit été préparé à une époque oü l'art 
d'empailler les oiseaux étoit presqu'ignoré. 


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DES PERROQUETS | 81 


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LE PERROQUET A FACE BLEUE. 


PLANCHE CXXII. 


Taille de Amazone; face bleue; pennes des ailes bleues; du rouge au milieu 
de ces dernières; tout le dessus du corps gros vert, ainsi que la queue; plumes 
des côtés du cou et celles des flancs d'un rouge lilas tendre, et bordées de 
vert; bas-ventre jaune-souci ; bec et pieds noir-brun. 


Le Crik a face bleue; Burr. pl. enl. n.° 360, sous le nom de Perroquet de la Havane. 


Cerre espece de Perroquet se distingue non-seulement par la dou- 
ceur et l'amabilité de son caractere, mais encore par la beauté de 
son plumage, qualités qui doivent le faire rechercher de tous ceux 
qui attachent quelque plaisir 4 élever ces sortes d’oiseaux; car celui-ci 
semble, par sa docilité et ses caresses, montrer de la reconnoissance 
pour les soins qu'on a donnés à son éducation. J'ai vu cinq de ces 
Perroquets dans l'état de domesticité, et pas un n'a démenti ce que 
je viens d'avancer en leur faveur; de sorte qu'on peut avec justice, 
je pense, en faire honneur à l'espéce entiére, et la mettre à cóté de 
celle du Jaco ou Perroquet cendré, si généralement et si avanta- 
geusement connu. 

Buffon, avant nous, avoit décrit l'espéce de notre Perroquet à face 
bleue sous le nom de Crik à face bleue; et la figure qu'il en a don- 
née sous celui de Perroquet de la Havane, est au moins passable. 
Chez cet oiseau un masque bleu couvre la face, en embrassant lar- 
gement le front, et en descendant de derrière les yeux jusque sur 
les joues, qu'il couvre entierement. Le dessus de la téte, les cótés 
et le derriére du cou, le dos, le manteau, le croupion, les couver- 
tures du dessus de la queue, la queue elle-méme, les plumes des 
jambes, toutes les couvertures et les dernières pennes des ailes, sont 
d'un vert plein, glac& de bleu. Les premiéres pennes alaires sont 
bleues, les autres rouges dans leur milieu, et bleues à leur naissance 
et à leur extrémité. Les plumes du devant du cou, celles de la poi- 
trine, des flancs et de l'estomac, sont d'un rouge-clair vineux, nuancé 


2 21 


82 HISTOIRE NATURELLE 


de lilas, et bordées de vert : cependant, comme ces bordures vertes 
sont fort larges sur la poitrine et sur Pestomac, on n’apercoit sur ces 
parties la couleur rougeatre qu’en en soulevant les plumes ; mais sur 
les cótés du cou et sur les flancs les bordures vertes laissent voir 
cette belle couleur vineuse, et forment avec elle, le long du corps, 
dans l'endroit ou les ailes s'y appliquent, une sorte de marbrure verte 
et lilas, du plus bel effet. Le bas-ventre est d'un jaune d'ocre. Le bec 
et les pieds sont d'un noir-brun qui approche de celui de corne. Les 
yeux sont oranges. 

L’espece du Perroquet à face bleue se trouve au Mexique : c'est 
au moins de là que provenoient, à ce qu'on m'a assuré, quatre de 
ses individus vivans, que j'ai vus tant à Lisbonne qu'à Cadix. Celui 
que Buffon a décrit et figure, venoit de la Havane. L'abbé Aubry 
avoit aussi dans ses collections un de ces Perroquets, mais qui avoit 
beaucoup moins de la couleur lilas sur les flancs que celui que j'ai 
figuré. Etoit-ce une femelle? H est à croire que celui qui a servi à 


la description de Buffon a aussi péri; car l'espèce n'existe plus au 
Jardin des plantes de Paris. 


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DES PERROQUETS. 83 


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LE PERROQUET LORI 


A SCAPULAIRE BLEU. 


Taille moyenne; queue arrondie; calotte noire; cou et croupion rouges; sca- 
pulaire bleu, descendant sur tout le devant du corps, depuis le bas du cou 


jusquau ventre, et tenant au haut du dos, quil embrasse; bec rouge; pieds 
noirátres. 


PLANCHE CXXIII, LE MALE. 


PLANCHE CXXIF, LA FEMELLE. 


Le Lori tricolore; Burr. pl. enl. n.° 168, sous le nom de Lori des Philippines. Lori des 
Philippines; Briss. tom. IV, pag. 226. First black-capped Lori; E»w. tom. IV, pag. 170. 


Ce magnifique Lori, que nous placons parmi les Perroquets 4 cause 
de ses formes, nous le désignons par son scapulaire d’un bleu riche- 


ment nuancé de violet, et nous croyons mieux le caractériser par là 


qu'il ne sauroit l'étre de toute autre maniére; car il est le seul de 
sa tribu qui porte cette marque distinctive. Le nom de tricolore ne 
convient pas à un oiseau qui a du noir, du vert, du rouge, du bleu, 
et méme du brun. Ce nom, d'ailleurs, pouvant sappliquer à d'autres 
Loris qui ont les mémes couleurs que celui-ci, ne désigneroit point 
l'un plutót qu'un autre. 

Une calotte noire couvre tout le dessus de la téte du bel oiseau 
que nous allons décrire. Sa face est d'un rouge velouté, qui, passant 
sur la nuque, y forme un demi-collier, et se répand ensuite sur tout 
le devant du cou jusque sur la poitrine, ou il se termine circulairc- 
ment. Tout le dessous du corps, depuis la poitrine, et les couver- 
tures du revers de la queue, sont d'un gros bleu violatre و‎ qui , 
traversant les cótés de la poitrine, couvre le haut du dos seulement 
et remonte jusqu'au demi-collier rouge de la nuque ; de sorte que, 
le bas du dos et le croupion étant du méme rouge que la gorge, 
on diroit en effet voir un oiseau rouge, affublé d'un scapulaire gros- 
bleu, dont le pan de devant, beaucoup plus long que celui de der- 


riére, descendroit jusque sur les jambes, qui sont de ce méme bleu. 


84. HISTOIRE NATURELLE 


Les ailes, si on excepte un frangé rouge sur le milieu de leurs bords 
latéraux, sont toutes d'un vert plein. Le dessus des pennes de la 
queue est d'un gros bleu, tirant au rouge vers leurs pointes. Le haut 
du revers de celle-ci est d'un rouge cramoisi, et le bas verdâtre. Le 
bec est rouge, les pieds sont noirátres, et les yeux d'un rouge brun. 
Tel est, dans l'état parfait, le mále de notre Perroquet Lori à sca- 
pulaire bleu. La femelle, dans le méme état, ressemble au mále, à 
ceci prés que le scapulaire bleu, au lieu de lui couvrir absolument 
tout le dessous du corps, comme au mále, ne passe chez elle que 
sur le milieu du sternum, et y laisse ainsi apercevoir du rouge sur 
les flancs. Le mále, dans son jeune áge, ressemble totalement à la 
femelle; de sorte que ce n'est qu'à un certain âge qu'il prend en- 
tiérement son scapulaire bleu. Nous observerons que, tant que ce 
Lori est vivant, son bec est rouge; qu'il pálit à sa mort, et qu'il finit 
dans nos collections par devenir tout blanc : ceci arrive au reste géné- 
ralement à tous les oiseaux à bec rouge ou jaune. 

L'espéce de ce Lori abonde dans une grande partie des Moluques, 
ou on fait beaucoup de cas de ces oiseaux dans l'état de domesticite, 
à cause de leur docilité et de leur amabilité. Pendant mon séjour au 
cap de Bonne-Espérance je n'y vis pas arriver un seul bátiment de 
la compagnie hollandoise à bord duquel il n'y en eüt plusieurs. J'en 
avois acheté cinq, que j'espérois pouvoir apporter vivans en Europe; 
mais nous ne fümes pas plus tót entrés dans les régions tempérées que 
le froid les fit tous périr : il est vrai que nous étions alors en Décem- 
bre, et que nous essuyámes sur mer de gros temps, que les Perroquets 
ne supportent que très- difficilement. A mesure qu'ils mouroient, je 
disséquois les individus de l'espéce que j'avois avec moi. Pendant mon 
séjour au Cap j'avois aussi eu occasion de disséquer plusieurs de ces 
oiseaux. Ce n'est donc que d'aprés une connoissance certaine de leurs 
sexes que j'en ai établi les différences. Il paroit que c'est de cette 
espéce de Perroquets que l'on a pris la dénomination générale de 
Lori, mot qu'elle prononce en effet d'une maniére trés-distincte et 
d'une voix douce; dénomination qu'on donne aux Perroquets chez 
lesquels le rouge domine. 


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LE PERROQUET LORI UNICOLORE. 


PLANCHE CXXV. 


Taille moyenne; queue courte et étagée dans ses plumes laterales ; plumage 
rouge, un peu plus cramoisi sur le dos, le croupion et la queue; grandes pennes 
alaires noir-brun ; bec rouge; pieds brunatres. 


L’ontrormrré de la couleur du plumage de ce Lori nous a deter- 
mine à lui donner le surnom d’unicolore ; et cette couleur est d'un 
rouge pale sur la téte, le cou, la poitrine, l'estomac, le ventre et 
les couvertures du dessous de la queue. Le manteau et le croupion, 
les couvertures des ailes et celles de la queue, la queue elle-méme, 
sont aussi rouges, mais d'un rouge foncé, presque cramoisi. Les 
grandes pennes alaires sont d'un noir brun vers leur pointe. Le bec 


est rouge, et les pieds sont d'un brun terreux. 


L'espéce de ce Lori se trouve aux Moluques. M. Temminck, d'Ams- 
terdam, qui avoit deux de ces oiseaux dans sa belle collection, eut 
la bonté de m'en donner un. Ces deux individus sont les seuls de 
lespéce que j'aie jamais vus. 


2 22 


86 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET GRAND LORI. 


PLANCHE CXXFI, LE MALE. 


Grande taille; queue légérement arrondie; téte, cou, scapulaires et couvertures 
des ailes, rouge cramoisi; poitrine et sternum couverts d'un plastron violet tendre, 
qui entoure la partie de derriére du bas du cou; grandes pennes alaires bleues; 
croupion et queue cramoisis; bout de celle-ci jaune d'or; bec et pieds noirs. 


Le grand Lori; Burr. pl. enl. n.° 683. 


Borrov ma pas connu, à ce qu'il paroit, cette espéce de Perroquet 
dans son état parfait. L'individu qu'il a fait servir à sa description 


.n'étoit encore que dans son jeune âge. Ce n'est donc que d'un jeune 


grand Lori qu'il a voulu parler. Cette espéce, la plus grande que l'on 
connoisse de la riche tribu des Loris, égale presque par sa taille les 
plus grands Perroquets Amazones ; car l'oiseau a au moins treize à 
quatorze pouces de longueur totale. La téte et le cou, le dos, les sca- 
pülaires, toutes les couvertures des ailes, le croupion, le bas-ventre, 
sont d'un rouge cramoisi. La poitrine, les flancs, tout le devant du 
corps jusqu'au ventre, sont couverts d'un plastron violet, qui , passant 
par les cótés du cou, en embrasse le derriére et semble y étre comme 
suspendu. Les petites couvertures qui bordent le pli des ailes et les 
grandes pennes de celles-ci, sont d'un bleu violet : leurs derniéres 
plumes, celles plus prés du dos, sont du cramoisi de cette dernière 
partie. Le dessus de la queue est aussi cramoisi dans les deux tiers 
de sa longueur, et le reste, c'est-à-dire le bas, est d'un jaune d'or: 
les couvertures du dessous et le revers de la queue sont de ce méme 
jaune. Le bec, qui est d'une grosseur remarquable, est noir. Les pieds 
et les ongles sont aussi noirs. 

Ce grand Lori, qui habite les Moluques, se trouve assez com- 
munément dans nos collections. Je l'ai vu chez MM. Temminck , 
Raye de Breukelervaert , Holthuysen et plusieurs autres personnes 
d'Amsterdam ; je l'ai vu encore chez M. Beers à Asserswoude, chez 


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DES PERROQUETS. 87 


M. Gevers a Rotterdam : il est peu de cabinets en Hollande, enfin, 
ou on ne le voie. A Paris, MM. Mauduit, Poissonnier, Aubry , 
Lerault et Me de Baudeville, Pavoient aussi. Moi- méme, jen al 
conservé un individu fort long-temps; mais il fait aujourd’hui partie 
du cabinet du Jardin des plantes, oà Pon en voit en méme temps 
deux autres : l'un desquels est une variété intéressante de l'espèce ; 
variété dont nous avons à parler, et qui est probablement l'oiseau 
qui a servi à la description que Buffon a voulu nous donner du Lori 
de cet article. ; 


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88 HISTOIRE NATURELLE 


RARE RARA RANA ARAL NARA AA AAA PA PAL APA RI A AAA AA AAAAAAAAADAAAAAAAAAAAASAAAA ^. 


LE PERROQUET GRAND LORI. 


PREMIERE VARIETE. 


PLANCHE CXXVII. 


SECONDE VARIETE 


PLANCHE CXXVIN. 


CETTE première variété, dont nous n’avons vu qu'un seul individu, ` 
qui se trouvoit chez M. Carbentus à la Haye, différe de tous ceux 
dont nous avons parlé dans notre précédent article, en ce que, chez 
elle, les plumes du devant du sternum étoient toutes frangées de 
vert, et que toute la bordure de ses ailes étoit bleue. Tout d'ailleurs 
est si semblable entre elle et ceux de ces autres individus parvenus à 
l'état parfait que j'ai eu occasion de voir, quil ne me reste aucun 
doute sur son identité d'espéce avec eux. Nous présumons donc que 
cette variété présente le moyen áge de l'espéce, état qui est probable- 
ment celui où entrent tous les individus de cette espèce du moment 
qu'ils ont quitté leur premiere livrée. Ce qui donne à cette conjecture 
une sorte de probabilité, c'est qu'un autre individu que j'ai vu de l'es- 
péce, et qui offroit tous les caractéres d'un jeune oiseau encore couvert 
en grande partie de ses premiéres plumes, avoit presque toutes celles 
du sternum absolument vertes : et il est à remarquer que ce sont pré- 
cisément ces mémes plumes vertes qui par leur nature nous ont prouvé 
que l'individu qui les portoit étoit dans le jeune áge; car les plumes 
de ses autres parties étoient absolument semblables, tant par leur con- 
formation que par leurs couleurs, à celles des mémes parties des vieux 
individus de l'espéce. Il seroit donc à peu prés certain que, couvert 
de ses premiéres plumes, le grand Lori a au moins toutes celles du 
sternum vertes; qu'aprés la premiére mue il n'y a plus chez lui que 
les bords de ces mémes plumes qui soient de cette couleur, et qu'enfin 
ce n'est qu'à la troisiéme ou quatriéme mue que l'oiseau prend ce beau 
violet de tout le devant du corps. Nous avons figuré, n.? 128, cette 
seconde variété du grand Lori, laquelle fait partie du cabinet d'his- 
toire naturelle au Jardin des plantes. 


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LE PERROQUET TAVOUA. 
PLANCHE CXXIX. 


Grande taille; queue legerement arrondie; front rouge-cramoisi; sourcil bleu de 
ciel; grandes pennes alaires gros bleu; tout le plumage vert, et presque partout 
nuancé de bleu tendre; croupion rouge vif; bec gris-noir; pieds bruns; yeux jaunes. 


Le Tavoua; Burr. 3.° espéce de Papegai; pl. enl. n.° 840. 


Cr Perroquet, qu'on auroit pu surnommer d croupion rouge, 6 
que ce caractére, trés-remarquable chez lui, le designeroit parfaitement 
bien, porte à la Guiane, son pays natal, le nom de Tavoua, que Buffon 
lui a laissé et que nous lui conservons. Outre le beau rouge qui couvre 
tout le bas du dos et le croupion de cet oiseau, mais qu'on n’apercoit 


que lorsqu'il étale, soulève ou laisse pendre ses ailes, on remarque 


encore chez lui un bandeau rouge-cramoisi qui, lui ceignant le front, 
se prolonge de chaque côté jusqu'au coin de l'œil, d’où se détache une 
espece de sourcil bleu de ciel, qui couronne celui-ci : ce méme bleu 
nuance le dessus de la téte, les joues et la gorge, sur un fond vert. 
Le reste du plumage est d'un vert gai, nuancé aussi de bleu tendre, 
plus prononcé sur les ailes qu'ailleurs, et mêlé d'un peu de jaune; 
mais le vert est plus foncé sur le derriére du cou, le manteau, les 
couvertures des ailes, toutes les moyennes et derniéres pennes alaires, 
celles prés du dos, et sur la queue, que sur le dessous du eorps et le 
revers de celle-ci. Les grandes couvertures du bord des ailes et leurs 
premiéres pennes sont d'un gros bleu, qui à certain jour paroit noi- 
rátre. Les couvertures du dessous des ailes sont d'un vert nuancé de 
bleu, et le revers des pennes est noir. Le bec est d'un noir gris; les 
pieds et les ongles sont brunätres ; les yeux, d'un jaune d'or. 

Il paroit que cette espéce n'est que de passage à la Guiane, et qu'on 
ne la voit méme que fort rarement à Cayenne; car elle ne s'est presque 
jamais trouvée dans les nombreux envois d'oiseaux qui nous ont été 
faits de ce pays. Il est aussi fort rare de la trouver dans l'état de do- 
mesticité : depuis le temps, du moins, que je m'occupe de rassembler 


les différentes branches de cette belle famille d'oiseaux, je n'ai vu que 


9 23 


go HISTOIRE NATURELLE 


trois individus vivans de l'espèce de celui-ci : je n'en ai connu méme 
que cinq d'empaillés, dont deux à Amsterdam, chez MM. Raye de 
Breukelervaert et Holthuysen ; deux à Paris, chez Mauduit et l'abbé 
Aubry : le cinquiéme fait encore partie du cabinet d'histoire naturelle 
de Versailles. L'un des trois individus vivans que j'ai eu occasion de 
voir chez M. Marvi, huissier-priseur à Paris, et qu'il avoit depuis long- 
temps , étoit entiérement tapiré sur les couvertures des ailes, ainsi que 
sur le cou et le ventre. Le rouge du dos avoit tellement dominé dans 
cet individu, qu'il sy étoit répandu partout ; ce qui, ainsi que nous 
l'avons fait voir ailleurs, arrive à tous les Perroquets à la suite d'un 
dérangement physique quelconque. Dans les premiers temps de son 
état de domesticité celui-ci n'avoit rien de différent des autres Tavouas 
de son espéce ; mais au bout de quatre à cinq ans il prit quelques plumes 
rouges sur les ailes, et depuis ce moment à chaque mue il lui en pous- 
soit encore, de sorte qu'à la fin il se trouva avoir sur le corps autant 
de plumes rouges que de vertes, Comme nous avons eu assez souvent 
l'occasion de fournir des exemples d'une telle variation dans d'autres 
espéces ayant naturellement déjà cette couleur sur une partie quel- 
conque de leur plumage, nous avons cru qu'il étoit inutile de figurer 
ici ce Tavoua tapiré en rouge. 

Le Perroquet Tavoua n'est pas seulement remarquable par la beauté 
de son plumage; il a encore un talent particulier pour retenir et répéter 
les mots qu'on veut lui apprendre : aussi Buffon le met-il, sous ce 
rapport, au-dessus de tous les Perroquets; mais, suivant le méme 
auteur, cet oiseau auroit un caractère méchant et traître au point 
de méditer ses mauvais coups, et de feindre de vouloir caresser, 
pour saisir l'occasion de mordre plus sûrement. Quant à moi, je 
n'ai pas reconnu ce défaut au petit nombre d'individus vivans .que 
jai vus de l'espèce : l'un d'eux méme, qu'un oiseleur promenoit, il 
n'y a pas long-temps, juché sur sa main ou sur ses épaules dans 
toutes les rues de Paris, étoit si doux et si accessible qu'il se laissoit 
prendre indistinctement de tout le monde, sans jamais chercher à 
mordre personne. Il en est donc probablement du Tavoua comme de 
tous les Perroquets, de tous les oiseaux, méme de tous les animaux 
en général, dont le caractére doux ou malfaisant dépend beaucoup 
de l'éducation qu'on leur a donnée; et certes il s'en faut de beaucoup 
qu'il appartienne indistinctement à chacun d'en donner une bonne. 


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LE PERROQUET A FRANGES SOUCI. 
PLANCHE CXXX, LE MALE. 


Taille moyenne; corps robuste; queue courte, un peu étagée ; ailes atteignant 
aux trois quarts de la longueur de cette derniére; téte, cou et poitrine, d'un gris- 
brun olivace; estomac, ventre, croupion et jambes, vert-de-mer brillant et lustré; 
manteau, couvertures des ailes, vert-brun; grandes pennes alaires et plumes de 
la queue brunes, avec quelques bordures vertes; bord des ailes frangé de souci; 
jarretiéres de cette couleur au bas des jambes; bec fort et blanc; pieds grisaille. 


Cx Perroquet est la seule espéce de Perroquets proprement dits que 
jaie trouvée dans toute la partie de l'Afrique que j'ai parcourue à des- 
sein d'y observer les oiseaux. Il ne fréquente que les grandes foréts de 
la cóte de l'est, et n'avance par conséquent vers le cap de Bonne-Espé- 
rance que précisément jusque-la ou elles commencent par rapport à 
nous, C'est-à-dire, à une quarantaine de lieues environ de ce fameux 


promontoire. Il est donc vrai qu'on trouve des Perroquets au-delà des 


tropiques, puisque celui-ci habite sous le trente- deuxiéme degré de 
latitude sud, et qu'il est méme trés-probable que, si les arbres qui 
portent les fruits dont ils se nourrissent croissoient plus sud encore, 
ces oiseaux y descendroient. Le fait, au reste, que je rapporte ici, n'est 
pas le seul que nous ayons à opposer à l'opinion contraire de Buffon 
à ce sujet : d'autres voyageurs ont aussi trouvé des Perroquets bien 
au-delà des tropiques. C'est ainsi que chaque jour l'expérience vient 
détruire les erreurs du génie. Cherchons la vérité dans des faits cons- 
tans et avérés, sans prétendre Pétablir sur de simples conjectures. 
Viendra peut-être un second Buffon, qui, s'emparant de tous ces faits 
et les ennoblissant par la magie du style, en fera sortir des traits de 
lumiére qui, en éclairant les hommes, fixeront peut-étre leurs con- 
noissances en histoire naturelle. Vouloir établir ces connoissances sur 
des idées enfantées par l'orgueil ou l'ignorance, c'est vouloir, dans un 
désert aride, élever un monument durable sur un sable mouvant, que 
le vent agite, souléve et finit par disperser au loin : l'édifice, laissé sans 
fondement, croule alors sur lui-même, et n'offre plus aux yeux éton- 
nés qu'un amas informe de débris épars ou confusément entassés ! 


- HISTOIRE NATURELLE 

On ne commence , ainsi que je l'ai dit plus haut, à voir sur la cóte 
est du sud de l'Afrique l'espéce du Perroquet que nous surnommons 
à franges souci, que là ou croissent les premiéres foréts qu'on trouve 
en descendant du cap de Bonne-Esperance , cest-a-dire, vers les 
petite et grande riviéres Saumache : on le voit ensuite jusque chez 
les Cafres. Si je ne l'ai trouvé nulle part sur la cóte ouest, c'est sans 
doute parce qu'il n'y a pas sur cette câte un seul des fruits dont cet 
oiseau aime à se nourrir, et qui sont ceux que donnent les arbres 
nommés dans le pays geele Hoult (bois jaune), wilde Kaersen (ceri: 
sier sauvage); arbres dont j'ai parlé dans mon premier Voyage. Mais, 
si ces arbres ne croissent pas à l'ouest du sud de l'Afrique, on y en 
trouve d'autres dont les fruits attirent une espéce de petit Perroquet 
que je ferai connoitre à l'article des Perriches, aprés avoir parlé des 


Cacatous. 


Les Perroquets à franges souci arrivent en grandes bandes par le 
cóté de la ligne, pour se répandre dans les foréts de l'est du Cap; ils 


passent dans ces foréts toute la belle saison, qui pour eux est celle 


des chaleurs, et s'en retournent par le méme côté à l'approche de la 
mousson pluvieuse, lorsqu'ils ont fait leur ponte et élevé leurs petits. 
Ces oiseaux ne se tiennent que dans les bois; ils vivent en troupe, et 
volent à une si grande hauteur que souvent on les entend crier dans 

les airs sans que pour cela il soit possible de les y voir. Quoique natu- | 
rellement trés-bruyans, ils decelent au chasseur l'endroit ou il peut 
les trouver; il n'est pas toujours facile de les y surprendre, surtout à 
certaines heures. Voici au reste dans le plus grand détail tout ce que 
jai observé sur les habitudes de l'espèce; ce que je vais dire peut en 
grande partie, je crois, s'appliquer, à quelques modifications près et 
qui tiennent à des causes locales, à toutes les espèces de cette riche 
et belle tribu d'oiseaux. 

Quoique vivant en troupe, le Perroquet à franges souci s'apparie , 
c'est-à-dire que chaque mâle a sa femelle propre, et qu'on le voit 
toujours perché à côté delle. Le temps des amours arrive, chaque 
couple se choisit un domicile & part, soit dans un trou d’arbre, soit 
dans un creux de rocher, et cest la que la femelle fait sa ponte sur des 
feuilles seches, de la mousse, ou sur la poussiere du bois vermoulu. 
La ponte est de quatre œufs blancs, presque ronds et de la grosseur 
à peu prés de ceux de nos pigeons domestiques. Le mále les couve 
aussi bien que la femelle; mais la durée du temps de l'incubation ne 
m'est pas connue, ce qu'on a pu trouver d’ceufs de ce Perroquet ayant 


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DES PERROQUETS. 93 


74 “A y ë . . 
été aussitót abandonné par le pere et la mere. Quoique je n'aie donc pu 
me procurer á cet égard des notions exactes, je erois cependant pouvoir 


ESA 


donner pour certain que les petits éclosent dans moins de vingt-quatre 
| jours. On les trouve quelquefois seuls ; mais le pére et la mére ne les 
| quittent jamais que passagérement. Les petits Perroquets naissent abso- 
lument nus, et se couvrent ensuite d'un duvet blanc sale, à travers 
| lequel percent, au bout de cinq à six jours, les tuyaux de leurs plumes. 
| Rien de si hideux qu'un jeune Perroquet pris au moment oü ses 


plumes , commencant à pousser, sont encore enfermées dans leurs cap- 


sules. Une masse lourde, informe et toute couverte de pointes roides, 
| percant & travers un duvet cotonneux; cette masse surmontee d’une 
| grosse tête, armée d'un bec très-fort : tel est le portrait fidèle du petit 
monstre. Qu’on ajoute ă cela un regard étonné, des mouvemens rustres 
et toujours à contre-sens, un air maussade et déplaisant; et l'on se 
sera fait une idée de ce qu'est un de ces Perroquets à l'âge de douze 
ou quinze jours. Au bout de six semaines toutes ses plumes, étant 
dégagées, lui couvrent entiérement le corps : dans cet état il est au 


| moins reconnoissable ; mais cet äge il est encore dans le nid. Quoi- 
que déja ă peu pres aussi fort que les vieux, et quoique ses ailes aient 


presque toute leur ampleur, il n’ose pas prendre l'essor, et sil hasarde 
de sortir de son trou, il reste perché sur le premier arbre, ou le pere 
et la mere continuent à lui apporter de la nourriture, qu'ils lui dégor- 
gent dans le bec. A deux mois les jeunes Perroquets ont acquis toute 


leur grosseur, et mangent seuls : dés-lors ils suivent les vieux dans 
leurs différentes courses, sans doute pour apprendre à connoitre et à 


d trouver les alimens qui leur conviennent. Une fois qu'ils peuvent suf- 
fire à ce dernier besoin, ils font bande à part; les vieux les chassent 
pour ne plus s'en inquiéter, et chaque bande vit de son câte. Il est 


toujours facile au chasseur de disunguer les bandes de vieux Perro- 
quets de celles des jeunes; car autant les premiers sont difficiles à 
surprendre, autant les derniers sont faciles à approcher et à tirer. 
J'ai remarqué que réguliérement tous les jours et aux mémes heures 
les Perroquets à franges souci se rendent à l'eau, pour sy désaltérer 
et se laver, le bain étant un besoin en méme temps qu'un grand 
plaisir pour eux : les heures du repas sont aussi fixes, de sorte que 
la journée de ces oiseaux est absolument réglée. Le matin, dés l'aube 


du jour, tous ceux de chaque canton s'assemblent respectivement 

et à grand bruit sur un ou plusieurs arbres morts, suivant que la 

troupe est plus ou moins nombreuse ; et là, déployant leurs ailes 
2 24 


Rem کر رہ‎ SEE SE me rm Te aeg " — E RE. PR A rome 


94 HISTOIRE NATURELLE 


pour les exposer aux premiers rayons du soleil, ils semblent nous 


rappeler ces peuples antiques dont l'histoire nous fait connoitre les 


moeurs simples, et qu'elle nous montre assemblés sur une colline 
élevée et y chantant des hymnes de reconnoissance à chaque appa- 
rition de l'astre bienfaisant de la lumiére. Mais quel est le motif 
qui porte ces Perroquets à s'attrouper ainsi ? Au Cap, comme en | 
général dans tous les pays chauds, les nuits sont quelquefois trés- 
froides et surtout fort humides ; or les Perroquets sont très- sensibles 
aux effets de ces variations atmosphériques. ils n'ont donc pour but 
dans leur premier rassemblement que de se réchauffer, et de ressuyer 
leurs plumes que des rosées abondantes ont imbibées ; ils choisissent 
pour cela les arbres morts, parce qu'ils y jouissent plus à découvert 
des premiers rayons du soleil. Une fois réchauffée et séchée, la troupe 
se détache et se rend par pelotons dans les lieux ot abondent les 
fruits que recherchent ces oiseaux, et dont ils cassent le noyau pour 
en manger seulement l'amande. C'est en général la maniére de vivre 
de tous les Perroquets ; ils préférent toujours les noyaux aux fruits 
mêmes : aussi dans l'état de domesticite les noisettes, les noix, les 
amandes, le chénevis, sont-ils l'espéce de nourriture qu'ils aiment 
le plus. Si on leur donne des fruits, comme des cerises, des prunes, 
des abricots, etc., on les voit souvent en dépecer la substance pour 
sattacher au noyau de préférence. Ce n'est pas cependant qu'ils n'ava- 
lent aussi quelquefois la pulpe des fruits succulens ; mais ce qu'il y a 
de certain, c'est qu'ils ne la préfèrent jamais, et qu'il leur faut une 
nourriture plus substantielle. Quoiqu'il y ait dans les foréts du cap 
de Bonne- Espérance plusieurs sortes de fruits agréables à manger et 
recherchés par les oiseaux purement frugivores, je n'ai jamais trouvé 
dans l'estomac des Perroquets que Jy ai tués que les amandes de 
ces fruits. Le repas du matin dure jusquà dix ou onze heures. A 
cette heure tous les pelotons se rendent séparément à l'abreuvoir et 
de l'abreuvoir au bois. Le moment de la chaleur étant venu, ils se 
réfugient encore par pelotons dans le milieu des arbres les plus touf- 
fus, pour y étre à l'ombre et jouir en silence de la fraicheur quils y 
trouvent : je dis en silence, car alors, et contre leur ordinaire, les 
Perroquets sont tellement tranquilles , quil m'est souvent arrivé de. 
m'asseoir, excédé par la chaleur, au pied d'un de ces arbres et d'y 
rester des heures entiéres sans me douter que j'avois au-dessus de moi 
une légion de Perroquets, et de ne m'en apercevoir que quand, tirant 
par hasard un oiseau qui se trouvoit à ma portée, le bruit les faisoit 


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DES PÉRROQUETS : > 95 


partir tout à coup avec la rapidité d'un éclair, et en piaillant sur tous 
les tons discordans du cri d'effroi ordinaire de ces sortes d'oiseaux. 
Mais une fois au fait de cette manœuvre, j'avois les yeux aux aguets, 
et me trouvant averti par quelques indices, par les crottes fraîches 
que je voyois au bas de l'arbre mystérieux, méme par celles qui me 
tomboient sur le corps de temps à autre, je m'éloignois à la dis- 
tance de la portée du fusil, puis tirant mon premier coup dans l'en- 
droit le plus touffu de l'arbre, et ajustant plus sürement du second 
coup les Perroquets au moment de leur départ précipité , il m'arri- 
voit d'en tuer plus ou moins suivant que la troupe étoit forte et 
que le hasard m'avoit bien ou mal servi dans la direction du pre- 
mier coup. Cette espéce de sieste des Perroquets dure tout le temps 
de la forte chaleur : ils se répandent ensuite dans les endroits oü 
ils trouvent de la nourriture; et ce dernier repas fini, il se fait un 
rassemblement général de tous les pelotons d'un canton, rassemble- 
ment extraordinairement animé, bruyant, et qui améne le départ 
pour le bain, qu'ils vont prendre quelquefois fort loin ; car il faut à 
ces oiseaux une eau pure, limpide, courante, et une plage com- 
mode. C'est là qu'il faut les voir arriver, se précipiter péle- méle les 
uns sur les autres sur le sable ou le gazon du bord des riviéres, folá- 
trer, se jouer, plonger leur téte dans l'eau, y tremper leurs ailes 
pour la faire rejaillir sur toutes leurs plumes, présenter enfin une 
scene des plus animées, délicieuse pour eux, et la plus agréable à 
voir. Qui n'a admiré le plaisir qu'éprouvent nos Perroquets domes- 
tiques en pratiquant cette sorte d’ablution , tellement nécessaire à 
leur existence, que négliger de leur en faciliter l'usage, c'est les pri- 
ver d'une de leurs plus grandes jouissances, et s'exposer aux regrets 
de les voir souffrir et bientôt mourir de langueur ? Du bain général 
les Perroquets sacheminent vers les mêmes arbres morts où ils 
sétoient réchauffés et essuyés le matin ; arbres de choix et de pré- 
dilection, qu'ils n'abandonnent jamais à moins qu'on ne les y ait 
troublés. C'est là qu'en se secouant et en faisant passer par leur bec 
toutes leurs plumes, tant pour en faire sortir la vermine que pour en 
exprimer l'eau, ils achévent leur toilette, préparée par le bain qu'ils 
viennent de prendre. Cette opération terminée, on voit chaque couple 
défiler, l'un aprés l'autre, vers le lieu secret de sa retraite pour y 
rester en repos jusqu'au lendemain, qui, avec les mémes besoins, 
améne les mémes scénes. N'est-ce pas ainsi que dans la vie paisible 
des champs tous nos jours se ressemblent , tandis qu'au sein des 


96 HISTOIRE NATURELLE 


grandeurs et du tumulte des sociétés bruyantes, chaque instant est 
subordonné à des circonstances qu'on na pu ni prévoir ni éviter ? 

Nous avons vu que, pendant l'espéce de sieste que font ces Perro- 
quets dans le moment de la plus forte chaleur du jour, ils étoient 
silencieux et ne bougeoient pas, quoique dans tout autre ils fussent 
trés-bruyans et difficiles 4 approcher. Ceci n’a rien de surprenant: 
il en est ainsi non-seulement de tous les oiseaux, mais de tous les 
animaux, dans tous les pays, méme dans nos climats tempérés. Il 
n'est pas chez nous un chasseur un peu expérimenté qui ne sache 
que l'heure ou le soleil est le plus élevé est aussi celle qui est la plus‘ 
favorable pour surprendre le gibier, et qu'alors il faut pour ainsi dire 
mettre le pied sur les liévres, les perdreaux et les cailles, pour les 
faire partir; à ces heures l'animal le plus méfiant reste blotti, et le 
rossignol cesse de chanter. | 

J'ai parlé des moyens de reconnoitre les lieux qui servent d'abri aux 
Perroquets; voici maintenant les ruses que j'ai employées pour me 
procurer de différentes autres maniéres, et tout à mon aise, autant 
de ces oiseaux que j'en voulois : reconnoitre les arbres morts ou les 
Perroquets se rassemblent; chose facile, car ces arbres sont telle- 
ment blanchis par les crottes de ces oiseaux qu'on les croiroit peints 
en blanc : se rendre long-temps avant les Perroquets sur les lieux 
du rassemblement, s'y tenir bien caché et à portée d'un des arbres 
reconnus ; attendre qu'il soit bien chargé, et tirer dessus. Si l'on con- 
noit leur abreuvoir ou le lieu du bain, qu'on aille s'y cacher et attendre 
le moment de leur arrivée. Rester blotti aux environs d'un arbre chargé 
des fruits qu'ils mangent, est encore un moyen facile de tuer quelques- 
uns de ces oiseaux , mais qui est loin de valoir celui de l'affüt sur les 
lieux de rassemblemens du matin et du soir. Dans tous les cas il faut 
charger son arme de gros plomb, car les Perroquets sont durs à tuer. 
Ces oiseaux sont mangeables : les vieux , aprés avoir fait une excellente 
soupe, peuvent étre fricassés ; les jeunes sont bons de toute maniére, 
méme rötis. Leurs ceufs sont trés-délicats et valent, à mon avis, ceux 
de poules. Il ne nous reste plus qu'à décrire les couleurs de l'espéce 
du Perroquet de cet arücle. 

Sa taille est presque égale à celle du Jaco ou Perroquet cendré de 
Guinée, et, en comparant ensemble ces deux oiseaux , on trouve entre 
leurs formes des rapports étonnans; ce qui seul prouveroit à des yeux 
exercés qu'ils sont congénéres, sil pouvoit y avoir du doute sur le 
pays natal de l'un ou de l'autre. La téte, la face, le cou et la poitrine- 


E= ےہ‎ 


Wa du m‏ سے ساس سے سے سے ELLE‏ سس ےے 


DES PERROQUETS. 97 


du Perroquet à franges souci, sont d'une couleur fort équivoque , 
tenant du gris, du brun, du vert et du jaune olive, telle en un mot 
quil a été beaucoup plus facile au peintre de l'imiter qu'il ne nous 
le seroit de la rendre par des mots : nous ne saurions donc donner 
une plus juste idée de cette couleur, qu'en renvoyant le lecteur à 
nos planches, ou Poiseau est représenté d'une maniére frappante pour 
la ressemblance. Le manteau et les couvertures des ailes sont d'un 
vert brunátre, mais plus bruns au centre de chaque plume que sur 
ses bords. Le sternum, les flancs, le ventre, les jambes, les couver- 
tures du dessous et du dessus de la queue , le croupion , sont d'un 
vert-de-mer lustré, trés-brillant. Toutes les petites couvertures du 
bord des ailes, dans l'endroit où celles-ci sappliquent au corps lors- 
qu'elles sont ployées, sont d'une belle couleur de fleur de souci, 
couleur qui ceint aussi en forme de jarretiére le bas de la jambe. 
Les pennes des ailes et celles de la queue sont d'un brun noirátre 
et frangées de vert. Le bec est blanc; les pieds sont grisaille, et les 
yeux d'un brun á rougeâtre. 

Les mâles et les femelles de l'espèce de ce Perroquet ne diffèrent 
qu'en ce que ceux-là ont un peu plus de taille, et les couleurs, celles 


verte et souci surtout, un peu plus vives que ces dernières. 


Les jeunes, encore couverts de leurs premières plumes, ont la tête, 
le cou et la poitrine, d'un vert gris; le manteau d'un vert moins brun 
que celui des vieux : les plumes vertes du ventre, du croupion et des 
jambes, portent toutes chez eux un trait brun dans leur milieu : leur 
bec est d'un blanc jaunátre. 

Comme j'avois apporté d'Afrique en Europe un certain nombre 
d'individus de l'espéce de ce Perroquet, j'ai eu la satisfaction de pou- 
voir en distribuer plusieurs entre M. Temminck d’Amsterdam et 
MM. Raye de Breukelervaert , Holthuysen et Boers : on en voit aussi 
un au cabinet d'histoire naturelle au Jardin des plantes à Paris. Il y 
avoit dans ce nombre deux individus variés, dont nous allons parler. 


25 


98 HISTOIRE NATURELLE 


Ne te en hatha ee nn nn en nn nn nn nn nn AAA AA RAR en nn nn nn AR 


VARIETE 


DU PERROQUET A FRANGES SOUCL 
PLANCHE CXXXI. 


(ErrE variété offre dans son espéce le méme accident qui est com- 
mun à tous les Perroquets qui se tapirent naturellement, et l'on voit 
ici comme ailleurs que l'oiseau varié n'a pas pris une couleur qui 
ne lui füt déjà propre. La couleur de cet individu est celle orangée 
du bord des ailes et des jarretiéres, laquelle, ayant abondé chez lui, 
s'est répandue sur différentes parties de son corps. Cet oiseau est un 
de ceux que j'avois pris tout jeunes dans le nid et que j'avois élevés: 
aprés avoir vécu quelque temps en parfaite santé, il devint languis- 
sant, et il lui poussa alors dans une mue quelques plumes souci sur 
la téte; depuis et à mesure qu'il lui tomboit une plume, elle étoit 
remplacée par une autre de cette derniére couleur. Il mourut enfin 
sur le vaisseau qui me ramenoit en Europe. Je reconnus a la dis- 
section qu'il étoit mâle. Dans le nombre des Perroquets de l'espéce 
que j'ai tués dans les bois, je n'en ai trouvé qu'un seul qui füt aussi 
tapiré ; il n'avoit méme que quelques plumes souci sur le front : cet 
individu fait partie de la collection de M. Temminck, à qui je l'ai 
donné. J'ai trouvé encore dans des envois d'oiseaux faits de Cayenne 
deux Perruches Aras Macavouanne, tapirées en rouge, quoiqu'elles 
eussent été tuées dans les bois; ce qui ne doit pas étonner, car il y 
a tout lieu de croire que les causes qui agissent dans l'état de domes- 
ticité agissent aussi dans 'état de nature. 


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DES PERROQUETS ` 99 


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LE PERROQUET A FLANCS ROUGES. 


PLANCHE CXXXII. 


Grande taille; bec robuste; mandibule supérieure rouge, inférieure noire; plu- 
! 1 یں‎ E $ 
mage général vert lustré; flancs et petites couvertures du dessous des ailes rouges; 
épaules et grandes pennes alaires bleues; pieds noir-brun. 


Le Perroquet vert; Burr. 2.° espèce, avec une figure détestable, n.” 514 de ses pl. enl. 
Perroquet vert et rouge de la Chine; Enw. Glan. figure passable, n." 231. 


Cr Perroquet, Pun des plus grands de l'ancien continent, se trouve aux 
Moluques, et non a la Chine, quoi qu’en dise Edwards. Sonnerat Pa im- 
porté en Europe de la Nouvelle-Guinée; car Poiseau dont il parle, dans 
son Voyage, sous le nom de grand Perroquet vert de la Nouvelle-Guinée, 
est bien certainement de la méme espece que celui dont il est ici ques- 
tion; mais cela n’a pas empéché les nomenclateurs de faire deux especes 
de ce méme Perroquet. Les noms de grand Perroquet, de Perroquet vert, 
méme celui de Perroquet vert et rouge, pouvant s’appliquer également 
bien a beaucoup d'especes de Perroquets autres que celle-ci, nous avons 
cru pouvoir les changer en celui de Perroquet a flancs rouges, qui caracte- 
rise d'autant mieux l'oiseau, que ce Perroquet est en effet le seul connu de 
tous les Perroquets proprement dits qui ait les flancs marqués de méme. 
Cette belle espéce a la téte, le cou, la poitrine, le croupion et tout 

le dessous du corps, d'un vert vif, soyeux et trés-éclatant. Il porte sur 
chacun de ses flancs une grande plaque rouge, qui le rend trés-facile 
à distinguer de tous les autres Perroquets. Les scapulaires et toutes 
les couvertures du dessus des ailes sont du méme vert que la téte, le 
cou, etc. ; mais ce vert brunit ici sous certain jour. Les grandes pennes 
alaires sont bleues en dessus et bordées de vert extérieurement : leur 
intérieur et leur revers sont noirs. Les petites couvertures qui bordent 
les ailes sont bleues. La queue est verte jusqu'à moitié de sa longueur; 
plus bas elle est d'un jaune verdissant : on remarque du rouge sur son 
revers , vers la racine de chacune de ses pennes. Toutes les couvertures 
du dessous des ailes sont du rouge des flancs. La mandibule supérieure 

est rouge, et l'inférieure noire. Les pieds sont d'un brun noir. 

On voit deux trés-beaux individus de l'espéce dans le cabinet public 
d'histoire naturelle à Paris. J'en ai vu plusieurs autres en Hollande, no- 
tamment chez MM. Temminck et Raye de Breukelervaert, à Amsterdam. 


db HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET CAICA. 
PLANCHE CXXXIII. 


Taille au - dessous de la mediocre; capuchon noir, embrassant toute la tête; 
cou et poitrine jaune - brun olivacé; plumage général vert brillant; bout de 
chaque penne de la queue bleu; grandes pennes alaires bleu-noir, bordées de 
vert; bec rougeâtre ; pieds gris. 


Le Caica ر‎ Burr.; pl. enl. n.” 744, sous le nom de Perruche à tête noire de Cayenne. 


Cr joli petit Perroquet, que nous avons figuré de grandeur natu- 
relle sur nos planches, habite la Guiane, et y est connu sous le nom 
de Caica, nom que les ornithologistes ont adopté et que nous lui 
conservons. Il n'est pas trés-commun de le trouver dans nos cabinets 
d'Europe : on l'y voit cependant dans plusieurs, mais pas si commu- 
mément que le Maipouri, dont nous avons déjà parlé; ce qui prou- 
veroit que l'espéce du Caica n'est pas aussi abondante à Cayenne 
que celle de ce dernier. En effet je n'en ai jamais vu que peu d'in- 


dividus dans les nombreuses pacotilles d’oiseaux expediees de la 


Guiane pour l'Europe : méme jusqu'à ce moment il ne m'a pas été 
possible de m'en procurer un seul assez bien conservé pour ma 
collection. | 
L'espéce du Caica est parfaitement bien caractérisée par un capu- 
chon noir, qui, embrassant toute la téte, enveloppe le haut du cou 
et s'étend sur la gorge. La poitrine et le devant du cou sont d'un 
jaune - brun olivâtre qui, sur le derrière de celui-ci, prend des 
tons plus orangés. Le haut du dos, les scapulaires, le croupion, 
toutes les couvertures des ailes, celles du dessus de la queue, et 
la queue elle-même en dessus, sont d'un vert gal trés - brillant و‎ 
lorsque ces parties se trouvent directement exposées aux rayons de 
la lumiére. La pointe de chacune des pennes de la queue est bleue: 
le dessous de celle-ci est jaunâtre dans l'intérieur. Depuis la poi- 
wine jusqu'au bas-ventre le vert est lustré de jaune. Les petites cou- 
vertures du bord des ailes sont d'un beau bleu, et leurs grandes 


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DES PERROQUETS. 101 
pennes d'un bleu noir et à bordures vertes. Le bec est rougeâtre, 


et les pieds sont gris. Chez quelques individus de l'espéce le der- 
riére du cou, au lieu d'étre marqué d'orangé comme chez celui qui 


fait le sujet de cet article, est du vert du dos. Cette différence seroit- 


elle dans les sexes? C'est ce que nous ignorons, n'ayant jamais vu 
de Caica vivant, ni eu occasion d'en disséquer aucun. On voit au 
Muséum d'histoire naturelle à Paris un individu de l'espéce qui a 
le derriére du cou orangé, et qui est absolument semblable à un 
autre que j'ai vu chez M. Beers à Asserswoude, prés Leyde en Hol- 
lande. Mauduit, l'abbé Aubry, et Lerault, si connu des amateurs 
pour ses préparations ornithologiques, avoient à Paris les deux varié- 
tés : M. Gigot d'Orcy y avoit la seconde dans son beau cabinet. Tels 
sont les individus que j'ai vus de l'espèce du Perroquet Caica. ` 


26 


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102 HISTOIRE NATURELLE 


RONA AAA Rata tata tact ADRA AA DA RDA oh he tt RAR NG 


LE CAICA BARRABAND. 
PLANCHE CXXXIF. 


Les rapports qui se trouvent entre ce Perroquet et celui de Particle 
précédent, nous ont determine à comprendre les deux sous la méme 
dénomination de Caica. Ce n'est pas cependant qu'ils ne different 
assez entr'eux pour qu'on doive, sinon les séparer entiérement comme 
formant deux espéces distinctes, au moins regarder celui de cet article 
comme une variété constante et permanente de l'autre, enfin comme 
une seconde race, habitant le Brésil, et non la Guiane comme le 
Perroquet Caica de l'article précédent. Nous distinguerons donc le 
Caica du Brésil du Caica de la Guiane, en surnommant celui-là du 
nom de l'artiste distingué dont les talens ont secondé de la maniére 
la plus efficace le désir que j'ai toujours eu de satisfaire au vœu des 
naturalistes, en publiant des figures tellement exactes qu'elles pussent 
une fois pour toutes fixer la connoissance des espéces d'une maniére 
invariable : or sous ce rapport nous devons tous beaucoup à l'habi- 
leté de ce peintre de la nature; car sans lui et les hommes à talens 
(MM. Bouquet et Langlois) qui, chacun dans son art, ont aussi 
bien mérité du public, mon zéle se seroit peut-être fort ralenti. 
Puissent les naturalistes qui mettent quelque prix ă notre exactitude, 
attester ma reconnoissance particuliére envers ces artistes célébres en 
en conservant les noms aux especes auxquelles je les ai donnés pour 
en perpétuer la mémoire ! 

Le Caica Barraband se distingue du Caica de la Guiane par une 
belle moustache jaune souci, qui, sur chacune de ses joues, ressort 
avec éclat sur le beau noir qui lui enveloppe entièrement la tête, 
et en ce que chez lui on retrouve cette méme couleur jaune souci: 
au bas des jambes, en forme de jarretiére, et sur le bord des ailes, 
dont toutes les couvertures de dessous sont d'un rouge vif. A ces 
différences prés les couleurs sont les mémes dans les deux races, si 
ce n'est cependant encore qu'elles sont plus distinctes, plus belles , 
plus vives dans le Caica Barraband, et que son bec est noir. Au 
surplus le lecteur n’aura qua comparer entr'elles les deux figures 


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exactes que nous publions en tête de nos descriptions, pour appré- 
cier au juste ce qu'il y a de commun et de différent entre ces deux 
oiseaux, dont l'un, ainsi que nous lavons déjà dit, se trouve à 
Cayenne et l'autre au Brésil. 

. Il y a au Muséum d'histoire naturelle à Paris un trés-bel individu 
de la race du Caica du Brésil, lequel a été donné par feu Baillon, 
qui l'avoit trouvé avec plusieurs autres oiseaux rares au bord de la 
mer, parmi les débris d'un vaisseau naufragé sur les cótes de Nor- 
mandie. Ce vaisseau arrivoit du Brésil; ce qui a fait présumer avec 
quelque raison que l'oiseau appartenoit à ces contrées : mais ce qui 
le confirme, c'est que j'ai vu à Madrid un second individu de la 
méme variété, qui venoit aussi du Brésil, tandis que je n'en ai jamais 
vu aucun dans les envois faits de Cayenne. Or cet oiseau est trop 
beau pour pouvoir supposer que, s'il se trouvoit dans ce dernier 
pays, les collecteurs d'oiseaux ne se fussent pas encore avisés de 
nous l'expédier. 


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104 HISTOIRE NATURELLE 


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LE PERROQUET BOUQUET. 


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PLANCHE CXXXV. 


Taille moyenne; grandeur naturelle sur nos planches. Face bleue; gorge et 
devant du cou rouges; plumes du dessus du corps vert-plein ; celles du dessous 
vert-jaunátre; queue égale, et gros vert dans là partie haute, jaunâtre au bout; 
grandes pennes alaires bleu dindigo; du rouge dans le milieu des pennes inter- 
médiaires des ailes, ainsi que dans les barbes intérieures des plumes de la queue; 
bec cendré, portant une bande rougeátre sur les faces latérales de la mandibule 
supérieure; pieds et peau du tour des yeux couleur de chair. | 


Le Perroquet facé de bleu. En w. Glan. pl. 230. Le Crik à tete bleue; Burr. 6.° esp. de Crik. 


Le Perroquet Bouquet a la face bleue, mais d'un. bleu tirant au 
violet, et qui, sur le front et vers les oreilles, prend un ton rou- 
geâtre. Tout le devant du cou est d'un rouge vif, qui se termine en 
pointe sur la poitrine. Le plumage supérieur du corps, c'est-à-dire, 
celui du derrière de la tête, le derrière et les côtés du cou, le dos, les 
scapulaires, toutes les couvertures des ailes, leurs dernières pennes, 
le croupion , les couvertures du dessus de la queue, celle-ci dans 
toute sa partie haute, sont d'un beau vert plein, qu'Edwards appelle 
un vert charmant. Le bas de la queue, ses couvertures inférieures, 
le bas-ventre, les flancs, les plames des jambes, tout le dessous du 
corps, sont d'un vert jaunâtre. Les premières grandes pennes alaires 
sont d'un beau bleu : les suivantes sont rouges au milieu et bleues à 
la pointe : les dernières, celles prés du dos, sont vert-plein. Les cou- 
vertures du dessous des ailes sont d'un vert jaune : le revers de leurs 
pennes est noir, et celui de la queue, jaunátre : les plumes de cette 
derniére ont un peu de rouge à leur naissance. Le bec est cendré, à 
une zone rougeatre prés qu'on remarque sur les cótés de la mandibule 
supérieure. Le nu du tour des yeux et les pieds enfin sont couleur de 
chair. 

J'ai vu un individu vivant de l'espéce à Amsterdam : Mauduit et 
l'abbé Aubry en avoient aussi chacun un dans leurs collections à Paris. 

Le Perroquet Bouquet se trouve au Brésil. Buffon le dit de la 
Guiane : cependant nous ne l'avons jamais vu dans aucun des envois 
d'oiseaux faits de ce pays. 


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DES PERROQUETS. 105 


AAA AAA VAA A ANARA AAA AA AAA RA AAA مکی‎ AA AA A AA AAA AAA AA A AAMA AAA AA  بببب+بب‎ 07 NAVAR ANAA AR AAA AAMA AAA AAMA AA AAA 


LE PERROQUET LANGLOIS. 
PLANCHE CXXXVI. 


Taille moins que mediocre; queue arrondie; front, poitrine et collier sur la 
nuque, rouges; plumage vert-celadon, plus vif et plus foncé sur le corps qu'au- 
dessous ; bec rosé; pieds gris. Grandeur naturelle sur nos planches. 


Cir charmant Perroquet ‘est absolument nouveau; nous ne le recon- 
noissons du moins dans aucune des nombreuses descriptions qu’on 
a publices jusqu’ici des oiseaux de la famille 4 laquelle il appartient: 
nous ignorons méme son pays natal, M. Holthuysen d'Amsterdam , 
dans le cabinet de qui nous l'avons vu, n'ayant pas pu nous dire 
d’où il provenoit; mais, d'après toutes ses formes et sa physionomie, 
nous croyons pouvoir assurer qu'il est du pays des Caïcas, d'Amérique 
par conséquent. Le temps confirmera ou détruira cette opinion. | 

L'espèce du Perroquet Langlois est des mieux caractérisée par un 
plastron rouge qui s'étend depuis le milieu du devant du cou jus- 
qu'au-delà du milieu du sternum; par son bandeau, aussi rouge, 
et par le collier en forme de croissant, qui lui traverse le derriére 
du cou. Son bec, armé d’un fort crochet sur chacune des tranches 
de la mandibule supérieure, est rosacé. Les pieds sont grisaille, et 
tout le plumage de la partie superieure du corps est d'un riche vert 
bleuâtre, qui sous le corps prend un ton jaune. 

Nous n’avons vu qu'un individu de l'espèce, ce qui nous laisse 
dans Pimpossibilit de rien dire sur ce qui en distingue les sexes. 


106 HISTOIRE NATURELLE 


کمممہسمہممہمہمممہہ بہمممممممممہمہمممہہہ 


MANN N NAN RT Re NR AA یں می‎ U/é NN NN UU UNRAU RN NI UP UNI NA NNR RN N) 


LE PERROQUET JAUNE 


ECAILLE DE ROUGE, 


OU LE PERROQUET DE CUBA 


DES NATURALISTES? 


Forte taille, égale à celle de Amazone; front et premières grandes pennes 
alaires gris- de- perle; du rouge dans le milieu des pennes intermédiaires des 
ailes et sur les barbes intérieures des pennes de la queue; toutes les plumes 
jaune-jonquille bordées de rouge; pieds blafard. 


PLANCHE CXXXVII. 


Le Perroquet jaune de Cuba; Briss. tom. IV, pag. 308, n.° 48. Le Papegay de Paradis ; 
Burr. pl. enl. n.° 336, sous le nom de Perroquet de Cuba. 


Ce Perroquet, connu des naturalistes sous le nom de Perroguet de 
Cuba, forme-t-il bien réellement une espece particuliere, ou n’est- 
il qu'une variété de quelque autre espece ? Cette question paroitroit 
ridicule si nous n’avions deja montré dans cette classe d’oiseaux un 
grand nombre de variétés analogues a celle que présenteroit Tindi- 
vidu que nous donnons ici, et si nous n'avions prouvé qu'il n'est 
aucun Perroquet vert ou rouge qui ne soit susceptible de devenir 
jaune. Cependant, sil étoit vrai qu'il se trouvát à l'ile de Cuba un 
Perroquet jaune écaillé de rouge, comme l'est celui-ci, et qu'il se 
perpétuát constamment dans les mémes couleurs, il n'y auroit au- 
cun doute qu'il ne constituát une espéce; mais d'aprés tout ce que 
nous avons recueilli de renseignemens sur cet oiseau, il n'existe point 
à Cuba une race de Perroquets jaunes écaillés de rouge : c'est du 
moins ce que m'ont assuré plusieurs voyageurs qui ont séjourné dans 
l'ile de ce nom. Si, d'un autre cóté, nous consultons les descriptions 
que différens ornithologistes ont données de ce prétendu Perroquet 
de Cuba, nous voyons qu'elles différent toutes entre elles à certains 
égards, ce qui seul laisseroit du doute sur son existence comme espéce. 
Dans Brisson, par exemple, il n'y auroit que les plumes du dos et du 
croupion qui fussent écaillées de rouge sur fond jaune, tandis que la 


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DES PERROQUETS. 107 


gorge, le bas du cou et le ventre, seroient uniformément rouges : dans 
Buffon l'oiseau est entièrement jaune, écaillé de rouge; et sil falloit 
sen rapporter aux figures qu’en ont publiées Brown, Klein et Catesby, 
ce seroit encore autre chose. Mais toutes ces descriptions et ces figures 
ont-elles été faites d'apres nature ? Les naturalistes qui les ont ulita 
avoient-ils bien réellement vu chacun un individu de leur Perroquet 
de Cuba, ou n’ont-ils fait que se copier les uns les autres, et fort 
inexactement, comme cela arrive presque toujours ? Pour ne citer à 
cet égard que Brisson, il est à peu prés hors de doute qu'il n'a jamais 
vu l'oiseau , puisqu'il nindique pas le cabinet ou il l'auroit vu; ce 
qu'il ne manque jamais de faire en pareil cas : sa description d'ailleurs 
paroit n'étre qu'une copie de celle de Catesby. Or le Perroquet jaune 
écaillé de rouge, que nous donnons ici, non d'aprés les autres, mais 
d'aprés un individu que nous avons vu, bien examiné et comparé 
à d'autres Perroquets, notamment à toutes les variétés de l'Amazone, 
ics a présenté tous les caractéres de formes de ce dernier, dont il 
n'est, nous le croyons fortement, qu'une variété accidentelle. Je pré- 
sume fort aussi que le Perroquet de Cuba de Brisson, ou plutót celui 
de Catesby, plus petit que le mien, n'est qu'une variété accidentelle 
de notre Perroquet à face rouge ; variété chez laquelle le rouge de la 
face, du ventre et du. dessous de la queue, se seroit non-seulement 
conservé dans toute sa pureté, mais ou il auroit abondé au point de 
se porter en bordures sur toutes les plumes vertes devenues jaunes. 
Les pennes alaires étant d'un bleu pále dans l'espéce du Perroquet à 
face rouge, seroient devenues blanches dans le Perroquet de Cuba de 
Brisson, tandis que celles de l'Amazone, qui les a gros- bleu; ont dă, 
en se dénaturant, prendre un ton plus gris, comme elles l'ont en effet 
dans le Perroquet de cet article. Cependant ce que nous disons ici du 
Perroquet de Cuba de Brisson n'est, nous le répétons, qu'une conjec- 
ture ; il faudroit, pour asseoir un jugement à ce sujet, que nous eus- 
sions vu en nature l'individu décrit par ce naturaliste ou par Catesby : 
ainsi les naturalistes feront sagement d'attendre, pour prononcer sur ce 
Perroquet, qu'il se présenté quelque occasion d'observer par soi-même 
un de ses individus à gorge et à ventre rouges. Quant à moi, Cest la 
persuasion où je suis qu'il n'est aucun Perroquet vert qui, portant 
du rouge dans son état parfait, ne puisse, en se dénaturant, devenir 
jaune plus ou moins écaillé de rouge, comme nous l'avons prouvé 
par plus d'un exemple; c'est, dis-je, cette persuasion qui me fait 
élever des doutes sur l'existence, comme espèce, de cet oiseau. 


108 HISTOIRE NATURELLE 


` Mon Perroquet jaune écaillé de rouge a le front et toutes les 
grandes pennes alaires d'un gris bleuâtre (les Amazones les ont gros- 
bleu); il a du rouge dans le milieu des pennes intermédiaires des 
ailes et dans les barbes intérieures des pennes de la queue, précisé- 
ment dans les mémes endroits que chez l'Amazone; et toutes les 
plumes, à l'exception de celles de la gorge et du milieu du sternum, 
qui sont d'un jaune uniforme, sont écaillées de rouge sur le méme 
fond jaune, plus foncé cependant sur le dos que partout ailleurs. Le 
bec et les pieds sont blafard. Si on prend la peine de comparer la 
figure de ce Perroquet jaune, écaillé de rouge, à celle que nous avons 
donnée d'un Amazone devenu entiérement jaune, on verra que ces deux 
oiseaux ne différent qu'en ce que dans l'un le rouge, ayant abondé, 
sest porté sur toutes les plumes du corps, tandis que dans l'autre il 
sest au contraire détérioré et changé lui-méme en jaune. 

Nous avons sous les yeux une Perruche Ara Pavouanne, devenue entié- 
rement jaune, écaillée de rouge, absolument telle que notre Perroquet. 
Or on sait que la Perruche Ara Pavouanne, dans son état naturel, est 
verte, et qu'elle a du rouge au bord des ailes et sous les ailes. Cette 
variation n'a méme rien de surprenant ; mais elle prouve encore que 
tous les Perroquets à plumage rouge et vert peuvent devenir des Per- 
roquets de Cuba, dont on reconnoitroit cependant toujours l'origine 
dans les formes et les caractéres propres des espéces auxquelles ils 
appartiendroient comme variétés. Latham a donné, dans un de ses 
Supplémens, une charmante Perruche jaune à téte violette, qui n'est 
absolument que le Perroquet Fridytutah, dont la couleur verte est 
devenue jaune, mais dont la téte est restée violette. Nous sommes sürs 
aujourd'hui que notre Perruche soufre n'est qu'un individu varié de 
l'espéce de la Perruche à collier couleur de rose , dont le vert s'est aussi 
changé en jaune. Nous connoissons méme un individu de l'espéce de 
notre grande Perruche à collier et à épaulettes rouges, dont le vert est 
encore devenu jaune, mais dont le collier et les épaulettes sont restés 
rouges. Il y a enfin au Muséum d'histoire naturelle à Paris un individu 
de l'espéce du Lori à collier, dont la moitié des plumes rouges sont 
devenues jaunes, de sorte qu'il se trouve entiérement bigarré de ces 
deux couleurs. Toutes ces observations, quelque exactes qu'elles puis- 
sent étre, doivent mettre les naturalistes sur leurs gardes, et les obli- 
ger à bien examiner un oiseau avant d'en déterminer l'espèce; ce 
qui demande une grande attention, beaucoup de comparaisons, et 
surtout une grande habitude, que la pratique seule peut donner. 


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DES PERRDQUETS. 109 


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LE PERROQUET D’OR. 


Taille moyenne; queue arrondie; plumage jaune d’or sur toute la partie du 
corps, jaune foible sur le sternum et sous la queue; petites couvertures du bord 
des ailes rosacé; bec blanc rosé; pieds couleur de chair, ainsi que la peau nue 
du tour des yeux et du bord des narines. Grandeur naturelle sur nos planches. 


PLANCHE CXXXVIII. 


Cer charmant petit Perroquet, qu'on ne sera pas tenté, j'espére, par 
ce que nous avons dit des variations de cette classe d'oiseaux, de 
regarder comme dégénéré de tout autre Perroquet, forme bien dis- 
tinctement une espèce propre, puisqu'il diffère absolument par ses 
formes de toutes celles avec lesquelles on essaieroit de le confondre. 
En effet, si on prend la peine de le comparer aux Perroquets Caicas 
et au Maipouri d'Amérique, au Perroquet à téte grise d'Afrique, au 
Perroquet Geoffroi de la mer du Sud, au Perroquet Langlois enfin, 
seules espéces connues avec lesquelles il paroitroit avoir quelque ana- 
logie par sa taille, on ne tardera pas à reconnoitre qu'il ne peut 
appartenir à aucune de ces espéces. Ces comparaisons , nous avons 
eu nous-méme grand soin de les faire. Nous avons plus particuliére- 
ment comparé l'oiseau à la variété du Perroquet à téte grise d'Afrique 
que nous avons publié, et qui, étant aussi entiérement jaune, res- 
semble le plus par ses couleurs à notre Perroquet d'or. Le lecteur 
pourra comparer à son tour; il n'aura pour cela qu'à consulter les 
figures trés- exactes que nous donnons de toutes les espéces que nous 
avons énumérées plus haut et de celle-ci. Nous ne doutons pas non 
plus qu'il ne reste bien convaincu avec nous que le Perroquet d'or, 
ne pouvant étre une variété d'aucun des Perroquets auxquels on pour- 
roit plutót le rapporter, doit étre compté comme espece dans la liste 
de ces oiseaux : il le doit d'autant plus, que son jaune est trop vif 
et trop pur pour n'étre que le résultat d'un vert ou d'un rouge dégé 

néré, et que la ligne rose, qui termine chez lui le bord des PU 
forme un caractére qui n'appartient qu'à lui; ses formes enfin pré- 
sentent absolument celles d'un Amazone en miniature. Si nous avions 


vu beaucoup d'individus de l'espèce du Perroquet d'or, et que cet 


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110 HISTOIRE NATURELLE 


oiseau eût été mieux connu, sans doute nous nous serions abstenu 
d'entrer dans une grande partie des détails qu'on vient de lire ; mais 
nous n'avons que deux de ces Perroquets, et il étoit nécessaire de ne 
rien laisser à désirer sur une espéce qui présente tant de rapports 
avec un si grand nombre d'autres Perroquets jaunes qui ne sont que 
des variétés accidentelles d'espéces trés- connues. 

Le Perroquet d'or a la téte, le cou, la poitrine, le dos, le man- 
teau, toutes les couvertures du dessus des ailes, le croupion , les cou- 
vertures supérieures de la queue, le dessus de celle-ci et les grandes 
pennes alaires, d'un jaune d'or le plus pur et le plus brillant; le 
sternum, les flancs, le ventre, les plumes des jambes, sont d'un jaune 
pale, ainsi que les couvertures du dessus de la queue, son revers et 
celui des ailes; les petites couvertures du bord des ailes sont couleur 
de rose ; la peau nue du tour des yeux, les narines et les pieds, cou- 
leur de chair; le bec est d'un blanc rosé. 

J'ai vu à Madrid un individu vivant de l'espéce du Perroquet d'or 
chez un marchand oiseleur, qui m'en demanda cent vingt piastres. 
J'en ai vu un autre à Paris chez M. de Calonne, qui me dit quil le 
croyoit d'Afrique. Le marchand espagnol croyoit que le sien prove- 
noit du Brésil; de sorte que nous n'avons rien de certain sur le pays 


natal de cet oiseau. 


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DES PERROQUETS. 111 


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LE PERROQUET MASCARIN. | 


PLANCHE CXXXIX. 


Grande taille, un peu inférieure cependant pour la grosseur à celle des 
Amazones; queue légèrement étagée et de la longueur du corps; masque noir; 
dessus de la tête et cou gris cendré, violacé; plumage brun, plus foncé sur le 
corps qu'au-dessous; queue blanche à sa naissance et brune partout ailleurs ; 


. bec rouge; pieds couleur de chair. 


Le Mascarin; Burr. pl. enl. n? 35. Le Perroquet Mascarin ; Briss. tom. IV, p. 315, n.° 52. 


Avanr de passer à l'histoire des Kakatous ou Kakatoés, comme les 
naturalistes les nomment trés - improprement, nous terminons celle 
des Perroquets par l'espéce du Mascarin, qui, par sa forme et la 
longueur de sa queue, différe à certains égards des Perroquets pro- 
prement dits pour se rapprocher des espéces du grand et du petit 
Vaza, et méme des Kakatous. En effet, il ne lui manque qu'une 
huppe pour appartenir à la famille de ces derniers, qui tous ont la 
queue plus longue que les Perroquets. Ainsi cet oiseau paroit bien 
propre à remplir le petit espace qui semble séparer la famille des 
Perroquets huppés de ceux qui ne le sont pas. 

Le Mascarin est trés-facile à reconnoitre à son masque noir qui, 
bordant le front, embrasse le devant des joues tout autour du bec 
et descend sur la gorge, du bas de laquelle il s'étend sur les cótés 
en forme de deux cordons qui semblent lui servir d'attache : le reste 
de la téte et le cou sont d'un gris cendré légérement violacé ; le haut 
du dos, le manteau, le croupion, les ailes et toutes les couvertures, 
sont d'un brun terne, grisonnant à certains aspects; la poitrine et 
tout le dessous du corps sont bruns, mais d'un ton plus clair que le 
dessus ; les pennes latérales de la queue sont blanches à leur naissance 
et brunes dans tout le reste de leur longueur ; celles du milieu, uni- 
formément du méme brun. Brisson, qui a vu un individu vivant 
de l'espéce, dit que le bec, la peau nue du tour des yeux, celle des 
narines et l'iris, en sont rouges, et les pieds couleur de chair. 


u2 HIST. NATUR. DES PERROQUETS. 


Le Mascarin se trouve ă Madagascar, et méme, assure-t-on, a 
l'ile de Bourbon. Il est encore trés-rare dans nos cabinets ; du moins 
n'y ai-je vu que trois de ses individus, dont l'un chez Mauduit, 
l'autre chez l'abbé Aubry, et le troisiéme au Muséum d'histoire natu- 
relle à Paris. 

. En terminant ici ce second volume de l'histoire des Perroquets , 
nous nous réservons de donner, sous la forme d'un supplément, celle 
des Kakatous et des Perriches, qui manquent à cet ouvrage, mais qui, 
avec les nouvelles espéces que nous nous sommes procurées dans cha- 
cune des familles dont nous nous sommes déjà occupés, des Aras, 
des Perruches-Aras, des Perruches à queue fer-de-lance, et de celles 
à queue en fléche, complétera de la maniére la plus satisfaisante pour 
les naturalistes l'histoire générale des Perroquets. 


FIN. 


O ee‏ سے تا الس LE RUP PR - A je unc‏ کے لے ےھ a rtt t‏ عو ال e n‏ س ہے م 


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TABLE 


Du second volume de l'Histoire naturelle des Perroquets. 


AAAMAA RAMA LA MAA ARA AAA PALA AAA AAA A 


Des Perruches à queue en flèche, pag. 1. | Le Perroquet brun . . . . + . . pag. 


La Perruche à nuque et joues rouges 4 


La Perruche à épaulettes rouges . . 
La Perruche Fridytutah....... 
La Perruche à collier jaune, le mäle 
et Ta femelle... is ov es 
La Perruche Lori Papou...... 
„La Perruche à large queue... . 
Le grand P abs a Bicis 
le petit V aa as V Ex ; 
Le Perroquet à bec couleur de sang 
Les Perroquets proprement dits. . . . 
Le Perroquet Amazone, le mále, 
Le Perroquet Amazone, la femelle, 
Le Perroquet Amazone à téte jaune, 
première variété, ....... : 

L Amazone à calotte bleue, seconde 
DIE, 0 ۶٦ Z ER EES 

L’ Amazone tapiré de rouge, troi- 
sième variété, ...... ا‎ 


6. 
ră 


8. 


9۰۰ 


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19. 


21. 


. 23. 


26, 


Sa 


28, 


+ 20. 


L Amazone tapiré de jaune, qua- . 


trième variété,...... eur 
L Amazone jaune, cinquième va- 

FE > > کس‎ Ee کے‎ aid er 
Le Perroquet Dufresne ...... 
Le Perroquet Meunier ....... 
Le Perroquet Lori ă franges bleues 
Le Perroquet Lori Radhia..... 
Le Perroquet Lori à collier jaune . 
Le Perroquet Lori-Nora ..... 
Le Perroquet Lori à queue bleue. . 
Le Perroquet à épaulettes jaunes , 

le mâle et la femelle, ....... 
Le Perroquet cendré ou le Jaco . . 
Le Perroquet cendré tapiré de rouge, 

premiere tare. رب‎ v. 
Le Perroquet cendré noir, seconde 

VARRE ay En 
Le Perroquet cendré ă queue jaune, 


troisième variété, . . . . . . « A 


وت 


48. 


5o. 


Le Perroquet à joues bleues . . . . . 
Le Perroquet à face rouge, le mále, 
Le Perroquet à face rouge , la femelle, 
Le Perroquet à face rouge dans son 
prenet ME. v ET ZN 5 
Le Perroquet Aourou Couraou . . . 
Le Perroquet à joues orangées . . . 


Le Perroquet Geoffroy , le mdle et 
là Fell. 241 4 vis 


Le Perroquet à camail bleu , le mále, 
Le Perroquet à camail bleu, la 
SPORE SEER X E eS s ors 
Le Perroquet à téte grise, le mdle 
et la: fonds... x... Aaa 
Variété du Perroquet à tête grise . 
Le Perroquet Maipouri, le mâle, le 
FERE QU C ke: VE v y 
Le Perroquet à calotte bleue . . . . . 
Le Perroquet à face bleue ..... 
Le Perroquet Lori à scapulaire bleu 
le mále et la femelle ........ 
Le Perroquet Lori unicolore. . . . . 
Le Perroquet grand Lori, le mále, 
Le Perroquet grand Lori , premiere 
et seconde vartétés,......... 
Le Perroguet Tavoua. . +. ; CS 
Le Perroquet à franges souci, le måle, 
Variété du Perroquet à franges souci 
Le Perroquet à flancs rouges . . . 
Tie FOO x à 14 4 
Le Caica Barraband ......... 
Le Perroquet Bouquet ........ 
Le Perroquet Langlois........ 
Le Perroquet jaune écaillé de rouge, 
ou le Perroquet de Cuba des natu- 
FO E E ea 
Le FTO dU و چک خی جک‎ 
Le Perroquet Mascarin ....... 


Fin de la Table du second volume. 


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